Maintenant Marttgny-le-Gomte (Satoe-et-Loire
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V0U8 donner sur ce autre conseil. El afin que vous connoissiez que
ce vient' de nouB, nous avons escript noslre nom à ces présentes et
icelles fait seeller de nostre seel de secret.
Donné en la ville de Roanne en Foreslx, le ini® jour de janvier
mil Gccc XIX.
% CHARLES <
Le Dauphin aux habitants d'Avignon
Vers le 7 mai 1i20.
A noz très chiera et hiefi amez les scindis et conseil
de la cité d* Avignon.
Dk par le Reoent le Royaume, Dauphin dk Viennois.
Très cbiers et bien améz, nous avons seue l'eschappement du Houbzcrestain de Saint Esprit, et les manières que aucuns de vostre ville y ont tenuea, en eulx demonslrant nos ennemis, de favoriser et soustenir l'ennemy de Monseigneur et nostre. Si vous faisons savoir que nous avons en nos mains ceulx qui Tont délivré, dont nous vous requerrons que vous teniez saisiz de leurs personnes, ou nous vous monstre rons tellement le desplaisir que y aurons prins, que une autre fois aurez cause de vous garder de soustenir et porter les ennemis et rebelles de mon dit seigneur et de nous, qui en tous vos affaires, es temps passez, vous avons esté aidans et favorisans. Et sur ceste matière rescrivons à Nostre Saint Père le Pape qu'il nous tiengne pour excusé de ce qui pourroit en advenir.
Très cbers et bien amez, Nostre Seigneur soit garde de vous.
Escript, etc. *
Le lietuenant du gouverneur et les gens du Conseil
du Dauphiné au Dauphin
29 août iiSO.
A nostre très redoublé seigneur Monseigneur le Régent,
Daulphm de Viennois.
Nostre très redoubté seigneur, nous nous recommandons à vous
1. Copie moderne. Ms fr. nouv. acq., 1001, f. 13, d'après les maDuscrits de Saint- Vmccnt du Mans.
2. Ciopie moderne. Ms. fr. nouv. acq., 1001, f. il. Même provenance.
tant et si humblement comme plus povons , et vous plaise savoir, noslre très redoublé seigneur, que, la grâce Dieu, vostre pays do par deçà est en bonne disposicion, et ont grant voulenlé et affection les nobles et subgiez d'icellui de résister et contresler à la dampnable enlreprinse de voz ennemis. Et pour ce faire ont esté assemblez les trois estas du pays, lesquelz d'un commun accord et consentement, bien voluntoirement et liberalment, ont délibéré de mettre à exequcion les provisions advisées pour la garde et tubicion du dit pays, derrenierement envoyées par delà. Et en oultre, nostre très redoubté seigneur, il est vray que, depuis ung pou de temps en ca, de la partie de Guillaume de Martel, ont esté présentées lettres à vostre conseil de par deçà, scellées de vostre seel en las de soye et cire vert, par lesquelles vous lui donnez voz cbasteaulx de Saint-Laurent du Pont et de Meysieu, de quoy tout le conseil et les seigneurs de par deçà o"nt esté moult esmerveilliez. Et pour vous informer, nostre très redoubté seigneur, de la vérité, et nous excuser envers vous en acquitant nos loyaultez et se remens que avons au regart de vostre demaine, a esté la chose mise en conseil, veuz et visitez les tiltres anciens et la nature et qualité du fief et homage, qui sont liges; et par commune deliberacion de tous a eslé conclud que l'en ne povoit procéder à l'entérinement des dictes lettres, pour les causes qui s'ensuivent. Premièrement, car vostre advocat fiscal s'est opposé contre les dictes lettres et a requis estre oy, laquelle chose lui a esté octroyée, comme raison est. Secondement le dit chastel de Saint Laurent doit hommage lige , et ne le porroit nul tenir qui feust homme d'autruy, par les ordonnances et coustumes de votre dit pays du Daulphiné. Tiercement, le dit chastel est une des clefz du pays et en frontière contre le pays de Savoye, et la plus principalle, et par laquelle vostre dit pays pourroit estre perdu. Et si a l'en despendu de vostre finance plus de VI"™ frans pour reparer et emparer le dit chastel. Et murmurent moult fort plusieurs des nobles du pays et subgiez de ceste matière, et leur semble bien estrange, attendu voz affaires et ceulx de ce pays. Et pour vous, estant embesoignié et occupé comme à présent estes, ce ne seroit pas chose honnourable et prouffitable de diminuer et aliéner vostre domaine de par deçà, qui vous est si bien séant comme chascun scet. Et mesmement seroit charge à ceulx qui le poursuivent, car, quant vous serez au dessus de voz besoignes, qui sera bien brief au plaisir de Dieu, vous pourrez plus franchement et seurement donner et eslargir de voz biens à ceulx
qui bien vous auront servi. Et double l'en par deçà que, se la chose venoit à effect, qu'il n'en advenist un grant inconvénient irréparable. Si vous supplions, noslre très redoubté seigneur, que sur ce il vous plaise nous avoir et nous tenir pour excusez , et nous mander et commander voz bons plaisirs et commandemens, et nous sommes et serons tousjours prestz, au plaisir de Noslre Seigneur, de les accomplir, comme tenus y sommes et faire le devons. Noslre très redoubté seigneur, le benoist Filz Saint-Esprit {sic] vous ait en sa saincte garde.
Escript à Saint-Marcellin, le xxix° jour d'aoust.
Voz très humbles et obeissans serviteurs :
LE SIRE DE Saint- Ahom, Chevalier, lieutenant du seigneur de la Fayette, gouverneur,
BT LES CENS DE VOSTRB CONSEIL EN VOSTEE PATS DU DAT7LPH1NB^
Le Dauphin aux gouverneur et gens du Conseil et des
Comptes en Dauphiné
il septembre 1420.
A nos âmes et feaulx le gouverneur ou son lieutenant et les gens de nostre conseil et des comptes de nostre pays du Daulphiné.
De par le Régent Daulphin.
Noz amez et feaulz, nous avez sceu par nostre amé et féal conseiller et cbambellan Guillaume de Marlel le refîuz et difficulté que faiz lui avez de le mellre et retenir en possession de certains chasteaulx de nostre Daulpbiné, et de obtempérer à noz lettres patentes à lui sur ce octroyées, en las de soyc et cire vert, lesquelles vous a fait présenter; dont nous donnons merveille, veu que, par la teneur de nos dictes lettres, ainsi aulentiquement passées et délibérées en nostre présence et conseil , vous est peu apparoir de nostre entencion et voulenlé. Si voulons et nous plaist, et de rechief, par ces présentes signées de nostre main, vous mandons et commandons bien expressément et acertes que, sans plus de delay ou difficulté, vous le dit Guillaume, nostre conseiller, ou son procureur pour lui, recevez à la possession d'iceulx cbasteaulx, dont il nous