‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 353 sur 362 · Voir sur ce personnage , p. 342 , note · texte numérisé non relu

Voir sur ce personnage , p. 342 , note

VOUS a point baillées et rendues noz lettres d'icellui don, ne aussi celles de la pension de v florins par nous autreflbiz octroyée à ycellui Borne, que pensez pour ce estre adnullée. Surquoy, et aussi sur la qualité du fief que devra pour ce fere le dit Borne, demandez savoir noslre voulenté et bon plaisir, et où voulons que ledit fief se face, ou par deçà ou par delà. Si vous faisons savoir que, des delays si somptueux par vous ainsi donnez, sans grant cause, au dit Borne, nostre conseiller, sommes très mal contens, car il nous a bien tant desservi que lui doyens mieulx fere. Pour ce voulons, et expressément vous mandons et commandons ceste foys pour toutes, que, sans plus de dilacion ou excusance, vous, à son dit procureur, en faisant pour et au nom de lui tel fief et bommage comme d'ancienneté la place le requiert et le doit, sans plus avant le seurquerir, et lequel fief voulons estre ainsi par vous reçue, vous bailliez et délivrez realement et de fait la possession et saisine du dit cbastel de Saint-George et de ses appartenances, tout selon la forme et teneur de noz desôus dictes lettres. Et ne vous arrestez point au fait de la dessus dicte pension, car ce ne vous toucbe en riens, et vous en devez bien rapporter à nous. Et quant au premier don du dit Cayras, c'est bien nostre entencion qu'il soit voyrementadnullé. Et, se mestier est, le dit Borne vous en fera rendre et bailler noz dictes lettres, combien que pour ce ne vous y deussiez estre arrestez, car il y a renoncié en noz mains. Si gardez, comment que ce soit, et sur peine d'encourir nostre indignacion, que ne vous en faciez plus rescrire, et que le dit Borne n'ait pour ce cause de soy complaindre de nous et de nostre service , car nous y prendrions telle desplaisance que bien le perceuvriez. Nostre Seigneur soit garde de vous.

Escript à Bourges, le xxvii° jour d'avril.

Et quand voua baillerez la dicte possession au dit procureur de nostre dit conseiller, bailliez lui et délaissiez par inventoire toute l'artillerie, vivres, et autres babillemens estans de par nous dedans le dit cbastel, sans aucunement le desamparer de cbose qui y soit, jusque à ce que plus à plain sacbiez nostre voulenté et ordonnance sur ce. •

Escript comme dessus.

CHARLES

PiCART*.

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