Copie du temps. Archives de Grenoble, B 3044, f
Le Dauphin aux hal^itants de Lyon
10 juin un.
A noz très chiers et bien o/mes les conseillers bourgoiz et hahilans de
la ville de Lion,
Dé par le Rbgent le Royaume, Daulpiîin de Viennois.
Très chiers et bien amez, pour vous exposer et de par nous notifier aucuns ad vis euz et délibérez en nostre grant conseil, pour le relievement et reparacion des grans inconveniens par vous et les autres bons vassaulx et subgiez de ceste seigneurie supportez, à cause de Tafolblissement des monnoies, et sur ce et autres choses touchans et regardans le très grant bien de toute la chose publique, et aussi le fait et conduite de la guerre pour le temps avenir, par manière non tant grevable à un chascun comme a esté celle des dictes monnoies, avons chargié aucuns de nos plus especiaulx officiers et serviteurs e^tre le iiii^ jour de juillet prochain venant en la ville de Lion , afin de vous bien à plain déclarer nostre entencion sur icelles choses et y prandre final appoinctement avecques vous et autres commis et députez pour la part des gens des trois estaz du pays de Lionnoiz. Pourquoy voulons et très expressément vous mandons que vous ordonnez et députez .trois ou quatre des plus notables d'entre vous, qui soient à icelle assemblée fondez de par vous de povoir souffisant pour oir et consentir de vostre part tout ce qui à la dicte assemblée sera advisé et conclud. Et gardez, toutes excusacions cessans, et meismes sur la loyauté et obéissance que nous devez, que en ce n'ait par vous aucun défaut. Nostre Seigneur vous ait en sa garde.
Escript en nostre ville de Bourges, le x® jour de juin.
CHARLES
MORCH£SNE^
1. Original sur papier, avec sceau plaqué, recouvert de papier. Archives de Lyon, AA 20, f. 27.
470 HISTOmE DE CHARLE8 VII. 1422
Lé Dauphin au maréchal de Séverac.
20 juin Utî.
A noslre amé et féal conseiller de Monseigneur et de nous Le sire de
SevercLC, mareschal de France*
Db par le Rsobnt le Royaume, Daulphin de Viennots.
Nostre amé et féal, pour ce que preseûtement avons receu lettres de nos gens, qui sont devant la Cherité sur Loyre, par lesquelles ils nous ont fait savoir que nos adversaires se disposent de venir à effort sur eulx dedens deux ou trois jours, nous vous prions bien acertes que, incontinent ces lettres veues, vous tirés hastivement par devers nos dictes gens, à la plus grant compagnie que pourrés. Et quant à vos gens qu'avés envoyés par devers nous pour vos affaires, nous y ferons si brief et tellement appointier que vous en devrés estre bien content. Nostre Seigneur soit garde de vous.
Escript à Bourges, le vingtiesme jour de juin.
CHARLES
FUMEGHON *.
xxxin
Le Dauphin aux habitants dé Lyon
8 août 1432.
A noz chiers et bien amez les conseilliers, bourgoiz et habitons
de la ville de Lion.
De par le Reqent le Royaume, Daulphin de Viennois.
Très chiers et bien amez, nous avons sceu comment, aux requeste qui darrenierement vous ont esté faictes de par nous pour le soustonement de nostre guerre et autres affaires qui, pour le recouvrement et conservacion de la seigneurie de Monseigneur et nostre chascun jour nous surviennent, vous n'avez voulu ne voulez obtempérer, ainçois par Finducion et enortement d*aucuns qui jamais
1. Copie moderne, d'après roriginal aux Archives de Rodez. Collection Doat, IX, f. i64.
n'aymèrent ne ayment noz'faiz et besoingnes, et bien le demonsr trent, y avez donné reffuz et denegacion , dont nous nous donnons grant merveille, et non sans cause, attendu la bonne voulenté que par effect jusques cy nous avez demonstrée et que tenons vous avoir tousjours envers nous, et que tous les autres païs que avons semblablement requis comme vous, nous ont liberalment octroyé et accordé ce qui de par nous leur a esté requis, et aussi que ne povez ignorer les grans charges que avons à supporter^ et mesmement pour le fait de l'armée qui est sus de par nous es marches de Masconnois, lesquelles charges nous ne pourrions soustenir sans Taide des boi^s et loiaulx subgetz de mondit seigneur et nostres. Pourquoy vueillez rejecter tous telz frustres rappors que vous jpevent et pourroient estre faiz , et n'y donnez foy aucune , et es choses dessus dictes faire par manière que de plus en plus doions estre contens de vous, sans vouloir estre singuliers ne tenir autres voyes que ne tiennent les autres païs à nous obeissans, et mesmement voz voisins, comme les pais d'Auvergne, Bourbonnois, Forests, Beaujeulois et autres, en bien pensant et considérant le dommaige et inconvénient qui, par le contraire faisant, se pourroit ensuir, au préjudice irréparable de mon dit seigneur, de nous et de nostre seigneurie, et à vostre grant charge. Et aussi vous nous trouverez en voz affaires si propices et enclins que par effect apparcevrez les services et plaisirs que nous avez faiz. Très chiers et bien amez, Nostre Seigneur vous ait en sa saincte garde.
Escript en nostre chastel de Meun. sur Evre, le viiio jour d'aoust.
CHARLES
ViLLEBRBSMB *.
1. Oiiginal SUT papier, avec trace de sceau platpié, en cire rouge. Archives de Lyon AA 22, f. 32.
Le traité de Saint-Maur
(Chapitre iv, p. 107 et 108)
Il parait ressortir du texte du traité de Saint-Maur, malgré Tambiguité des termes, que les ambassadeurs du Dauphin étaient tombés d^accord avec les représentants de la partie adverse sur les termes de la convention : « Et ûnablement sont cheux et condescendus d'un commun accord en certains points et articles. » (Ordonnances, t. X, p. 474.) — Les BegUtrès du Parlement, à la date du 16 septembre 1418, contiennent la mention suivante : « Ce jour la Roy ne, les ducs de Bourgoigne, de Bretaigne. d'Anjou et d'Alençon, les ambassadeurs et conseillers de monseigneur le Dauphin, et autres plusieurs du conseil du Roy, furent assemblez ou chastel du Bois de Vlncennes pour conclure un traictié qui avoit esté pourparlé entre eulx par plusieurs journées...* Et prindrent oudit traicUé certaines conclusions et advis agréables à tous les dessusdis , lesquelles conclusions dévoient estre rapportées au Roy et à monseigneur le Daulphin pour ratifier, entériner et accomplir tout ee qui av«it esté conclud et traictié par les dessusdis seigneurs , ambassadeurs et conseillers. » (Archives X** 1480, f. 147.) -* Monstrelet dit aussi : « Firent un traicUé avec les gens du Daulphln qui y estaient, par le moien desdiz cardinaulx, lequel sembloit estre bon et proufûtable pour toutes les parties (t. I, p. 288). » Mais le Fèvre de Saint^emy, qui suit de si près Monstrelet, ne parle pas de la présence des ambassadeurs^ du Dauphin (t. 1. p. 336). Le Religieux de Saint-Denis, lui, dit formellement que les conditions, rédigées à Tavance par le conseil royal, furent- remises par écrit au duc de Bretagne, et il présente le traité comme un projet concerté entre les fondés de pouvoirs du Roi et de la Reine , le duc de Bourgogne et le duc de Bretagne. Les témoignages de Saint-Remy et du Religieux — tous les deux bourguignons — font déjà naître des doutes.
Si nous consultons les auteurs du parti opposé, Jouvenel nous dit : « Et y eut des articles faits et comme accordez (p. 355). » Quant à Cousinot. il est plus explicite ; il dit formellement : « Sans le consentement des quelz messages, ne aucune chose appointer en leur presenee, fut iUec la paix
criée et à Paris (p. 174). » Et la chancellerie du Dauphin, dans des documents que rhistoire n'a point utilisés jusqu'ici, contient la même affirmation, après laquelle le doute ne nous paraît plus permis : « A laquelle
convention nos diz ambaxeurs n^ont esté Et toutes voyes nos diz amba- *
xeurs n'y ont esté ouys ni appelés, comme il apert par les lettres qu'ilz nous ont escriptes sur ce. » (Lettre du Dauphin, en date du 29 septembre, adressée aux gouverneur et gens du Dauphiné, éditée par M"« Dupont, dans son édition de Pierre de Fenin, p. 272-73.) — « Et soit avenu que, à une assemblée faicte à Saint Mor des Fossez, ceulz de Paris baillèrent une cedule en effect contraire aux articles dessus diz, laquelle fu en la
dicte assemblée accordée sans y appelei* ne oïr nos ambaxeurs , ainsi
qu'ilz nous ont dit et rapporté. » (I^ettre du Dauphin, en date du 14 octobre, adressée aux habitants de Lyon. Archives de Lyon, AA 22, fol. 25, éditée ci-dessus, p. 445. — « Pour ce que nous ne savons se vous avez eu noz lettres, nous vous escripvons de rechief ces présentes, et vous certifiions que à icelle paix, que nous desirions moult, nous avions envoyé ambaxadeurs ; mais, en vérité, ils n'y furent oncques oys ne appelles, » (Autre lettre du 31 octobre, aux mêmes. Jd., ibid., fol. 23.)
Le titre de Régent
(Chapitre iv, p. iiO)
M. Vallet de Viriville pense (Histoire de Charles Vil, t. I, p. 135) que Charles prit le titre de régent^ dès le 26 octobre 1418, et il invoque, à l'appui de son opinion, un acte de cette date, émané de Henri V, et dont voici les termes : « Cum illustris et potens princeps consanguineus noster carisslmus et adversarii Francise Dauphinus de Vienna, regens Francix v4, dicitur » (Rymer, t. IV. part. UI, p. 67.) M. Pardessus prétend, au contraire (Table chronologique des Ordonnances, 1847, p. 340, note 1), que les lettres du 21 août 1419 sont le premier docugient dans lequel Charles Dauphin ait pris la qualité» de régent; jusqu'alors, d'après ce savant, Charles aurait agi comme lieutenant général. Entre ces deux assertions, quelle est la vérité ? C'est ce qu'il faut examiner.
A la date du 30 octobre 1418, le Dauphm rend une ordonnance par 'laquelle il défend d'obéir aux mandements du Roi pendant sa détention et maladie : cette ordonnance, visée dans celle de Charles VI du 13 novembre 1418, et indiquée par* le P. Anselme {Histoire généalogique, t. VI, p. 395), semblerait confirmer l'affirmation de M. Vallet. Mais les lettres de Charles VI du 13 novembre nous montrent que le Dauphin ne prenait point encore officiellement le titre de régent. On y lit : « Nostre dit filz, soy disant nostre lieutenant gênerai par tout nostre royaume (Ordonnances, t. X, p, *490). » — Nous ne relèverons point ici ce que disent Monstrelet (t. III, p. 278), Jouvenel des Ursins (p. 360), le Religieux de Saint-Denis (t. VI, p. 382), Berry (p. 440). — .Cousinot, dans la Geste des nobles (p. 175),
nous fournit une date précise : il dit que Charles prit la régence après la prise de Tours, qui eut lieu le 30 décembre 1418 ; mais il se trompe en prétendant que ce fut dans un grand conseil tenu à Poitiers, car le Dauphin se rendit, non en Poitou, mais en Berry, en quittant Tours. Des lettres du Dauphin, en date des 22 janvier, 4 et 23 février 1419, que nous trouvons dans les Titres scellés de Clairambault (vol. 29, 179 et ÎJO). confirment le témoignage de Cousinot, que vient corroborer d'une manière irréfragable un document produit par François du Chesne dans son HisUÀre des c/iatvceUers (1680, in-fol., p. 464), et dont M. Vallet a lui-même cité un extrait dans ses additions (t. III, p. 4&4) : « Ce jour (31 décembre 1418) furent baillées lettres à la cour de par Monsieur Maistre Jean de Vaillj. président, en icelles escrites le vingt et sixiesme décembre 1418, au siège devant Tours : par lesquelles icelluy président escrivoit qu'il avoit esté conclud que doresnavant Monsieur le Dauphin en toutes ses lettres, s'appelleroit ou intituleroit Charles, fils du Roy de France, Régent te Royaume, Dauphin de Viennois, duc de Berry, de Touraine et comte de Poictou ; et que plus n'y fut mis le titre de lieutenant du Roy. » Nous avons une quittance de Jean Tudert, du 29 décembre, où le prince est qualifié de Regeni le Royaume. Dans les registres du Parlement de Poitiers, à la date du 22 décembre, le Dauphin ne s'intitule pas encore régent ; ce n'est que le 2 janvier qu'il prend ce titre (X** 9195, f. 1 v*»). — Ajoutons que Henri V ne se trompait pas complètement, dans ses lettres du 26 octobre : si Charles ne prenait pas officiellement le titre de régent, on le lui donnait dès lors assez volontiers, comme le prouve une quittance du 15 octobre 1418, où l'archevêque de Reims est qualifié de « lieutenant du Roy nostre sire et de Monseigneur le Régent. » (Clairambault, 84, p. 6608.)
ni
L'alliance anglaise de Jean sans Peur
(Gl}apitre v, p. 141)
Il est fait allusion à l'aUiancÊ du duc Jean sans Peur avec les Anglais dans un grand nombre de documents du temps.- Charles VI, dans une lettre du 13 mai 1417, adressée aux habitants de Tours (Luzarche, Lettres de Tours, p. 16), dit à ce props : « Sans nostre congié et licence il (le duc) a esté par devers lui (le roi-d'Angleterre) à Calais, et ont longuement parlementé ensemble, sans nous rien faire savoir des matières parlées entre eulx, et s'envoyent l'un à l'autre gens et ambaxadeurs. » Il en est fait également mention dans la déclaration de (Charles VI du 5 septembre 1417 (Recueil de Besse, p. 132), et dans ^es articles rédigés lors des conférences de La Tombe en mai 1418 (Religieux de Saint-Denis, t. VI, p. 212-214, et appendice aux Mémoires de Fenin, p. 265), ainsi que dans les Avis fais pour le bien de la paix, du 4 août 1418 (même appendice, p. 279-80), et dans le traité de Pouilly du 11 juillet 1419 (Monstrelet, t. III, p. 3?7). Lepassage de ce dernier traité contient, ce nous semble, un aveu implicite de la part du duc : «c Et se aucunes alliances ou traictiez avoient esté fait devant la
date de ces présentes avecques les dessusdiz ennemis anciens ou aucuns autres à nous préjudiciables, ou à Tun de nous, doresenavant à icelles renonçons et les voulons estre nullez. » — Dans les instructions du Dauphin au comte d'AumaJe et dans le récit des faits qui précédèrent Tévénement de Montereau, il est parlé très nettement des « traictiés et paccions qui , dès rassemblée du Roy d'Angleterre et de Monseigneur de Bourgogne faicte à Calais, ont duré et esté continués entre eulx. »
Les auteurs contemporains parlent aussi de cette alliance. Nous avons déjà cité le témoignage de Jouvenel (p. 340), auquel on peut ajouter celui de Thomas Basin (t. I, p. 17 et 26). Une chronique qui n'est point absolument contemporaine, mais qui ne doit pas être négligée, la Chronique Antonine (Ms. fr. 1371, f . 236 ; cf . f . 236 v«) contient, sur Tentrevue de Calais, le passage suivant : « Et avec lui (Pempereur Sigismond) rapassa à Calais le Roy Henry, en la corapaignle desquelz le duc Jehan de Bourgongne se trouva. On ne scait quMlz y firent ; mais il fu cleremtnl après congneu que le duc de Bourgongne avoit entendement au Roy d'Engleterre, car depuis il se manifesta ennemy des Françoys. » — Dans un autre passage (f. 260), la même chronique dit que Tempereur Sigismond échoua dans sa mission pacificatrice, « obstant ce que le Roy Henry d'Engleterre se tenoit trop fier, tant à cause de la victoire quMl avoit eue à la bataille d'Agincourt, que pour Paliance quHl avoit prinse avecques Jehan, duc de Bourgongne, »
Quant aux auteurs anglais, si sobres de détails à ce sujet, voici le passage le plus étendu que nous ayons trouvé. Il émane d'un chapelain de Henri V (Henrici qu\nti Anglise Régis Gesta, éd. par Benjamin Williams, p. 102-103) :
« Et obviaverunt duci Burgundise prope Calesiam dominus Warwici capitaneus villse et Thomas Erpyngham, senescallus hospitii regii, qui ipsum ad hospitium prœparatum pro eo, jam percutiente horâ xi« per urbis médium conduxerunt. Et horâ tertia post nonam, mitigatâ priùs, utdicebatur, per regem, antlcjua querelâ inter imperatorem et eum, et paratâ viâ^ accessit ad imperialem prœsentiam. In quo accessu eu m adeptus esset ejus aspectum et fecisset duas inclinationes accedendo, et jam de prope ferè in terram tertiam obtulisset, noluit imperator, sed à statione prosiliens eum per brachia sustulit et à l^itere collocavit. Et sumptis inde speciebus vultu et valedicto, accessit ad regem in castrum. Qui conductus in majorem cameram receptus est a rege per omnia ut apud imperatorem juxtà illorum relata qui utrique a(Scessui afTûerunt. Inde ductus in secretiorem cameram usque in crepusculum noctls eum rege solo in myslerio concilii occupatur. Et cùm deinceps in communione et tractatibus triduum occupassent, die Jovis rex fecit sibi et optimatibus suis convivium grande extra castrum in tentoriis. Et emensis inde quatuor diebus in communia catione silenlissimâ, sequenti die martis uterque dux noster, viz. Gloucestriee et ipse Burgundise consimiliter ut à propriis adducti sunt, ad propria reducuntur. Qualem vero conclu sionem hœc mystica coUoquia et communicationes fuerint operata ultra pectus regium vel taciturnitatem concilii, non transivit. Scio qui scribo quod opinio populi dat eum te- Duisse regem nostrum toto isto tempore in amphiboliis. »
iNTBODUCTioN Page V
LIVRE I : LE COMTE DE PONTHIEU, LE DAUPHIN ET LE RÉGENT Chapitre L Le comte de Ponthieu. — 22 février 1403-Î5 avril 1417.
Naissance du comte de Ponthieu. — II est élevé somptueusement. — Vie scandaleuse de sa mère. — Entoura^^ de Tenront. — Milieu agité où s'écoulent ses premières années.
— Ses fiançailles avec Marie d'Anjou. — Il enlro, dans la famille de sa fiancée et accompagne Yolande , reine de Sicile, en Anjou et en Provence, — Il devient doc de Toureine à la mort de son frère Louis , puis dauphin à la mort de son frère Jean. 3
Chapitre II. Événements politiques et militaires depuis 1417 jusqu'à 1422.
Jean sans Peur tente un accommodement avec la Cour. — La mort du Dauphin J^n renverse ses plans : il prend les armes. — Attaque de Paris. — Soumission de tout le pays chartrain. ■— Occupation de Troyes, où la reine Isabeau vient s'installer. — Mesures prises par le gouvernement royal pour résister au duc et à la Reine, et s'opposer aux progrès de l'invasion anglaise. — Négociations entre le gouvernement royal et le duc de Bourgogne. Leur rupture, suivie de l'entrée des Bourguignons dans Paris, — Triomphe de la faction bourguignonne. — Le Dauphin organise la résistance à Bourges; ses partisans prennent les armes de tous côtés. — Le duc de Bourgogne à Paris; troubles dans la capitale livrée à l'anarchie. — Semblants de résistance du duc contre l'invasion anglaise. — Henri V s'avance dans la Haute Normandie, où il fait le siège de Rouen, qui capitule au bout de six mois. — Perte de toute la contrée. — Campagne faite par le Dauphin, qui s'empare de Tours. — Négociations entre les diverses parties; elles n'aboutissent pas. — Conférences de Meulan — Le duc de Bourgogne se rapproche du Dauphin. — Il périt à Montereau. — Coalition anglo-bourguignoune contre le Dauphin. — Campagne du Midi : Charles fait rentrer le Languedoc dans la soumission. — Traité de Troyes, suivi de la prisse de Sens, de Montereau et de Melun. — Nouvelle campagne du Dauphin, aussitôt interrompue par la mort soudaine du comte de Vertus.
— Départ d'Henri V pour l'Angleterre. — Les hostilités se poursuivent entre les Dauphinois et les Anglais, qui perdent la bataille de Baugé. — Marche triomphale du Dauphin, que Chartres arrête sur la route de Paris. — Retour du roi d'Angleterre, qui s'avance jusqu'à Vendôme. — Campagne du duc de Bourgogne dans le Nord : il gagne la bataille de Mons-en-Vimeu. — Siège et prise de Meaux par Henri V. — Le Dauphin perd la plupart de ses possessions dans le Nord. — Campagne contre le duc de Bourgogne dans l'Est. — Henri V meurt au moment 6ù il marchait à son secours, — La mort du roi d'Angleterre est bientôt suivie de celte de Charles VI 21