‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 4 sur 362 · NY* on 1535, à Bordeaux; mort en · texte numérisé non relu

NY* on 1535, à Bordeaux; mort en

2. De Veut al ri aucca (ka affaires de France, etc., par Bernard de Girard, seigneur du Ilaillan. Paris, à l'Olivier de L'Huillicr, 1570, in-8«, f. 68 v».

3. Dans son Histoire (k France, publiée en 1576, et où il se déclare, sans vanterie, tf le premier qui ait encore mis en lumière l'Iiisloire entière de France en discx>urs el fil d'histoire continu, » du Ilaillan parle en ces termes de Charles VII (t. III, f. 513-14) : « Après sa mpit il rapporta le nom de Charles le 1res victorieux pour avoir conquis sur les Anglois tout ce qu'ils lenoient en France hormis Calais. Et bien que sur le milieu de son règne il fut fort noncliallant et adonné à ses plaisii-s et voluptez tant à la chasse et à faire de beaux jai-dins qu'aux amom-s des Dames, mesmement de la belle Agnes, si est-ce que s'csvertuant puis après, tant à la suscitation de la Pucelle d'Orléans que pour la remontrance de ses bons et fidelles serviteurs , et par Tohiect et le spectacle du pileux esliit des ses affaires qui est un piquant aguillon pour s'esvertuer, il print le frein aux dents et ne r^ssa qu'il n'eut roncogné les Anglois au coing de la ville de Calais. En quoy se monstra la l)onne fortune do h France envoyée du ciel el respandue de la main du souverain Dieu, et la fidélité de plusieurs princes et seigneurs franvois qui la relleverent des calamitez qui la menassoient. r>

i. Le Thresor des histoires de France, par Gilles Corrozet. Paris, chez Galiot Cor-

INTRODUCTION. XIII

Il ne faut pas négliger non plus un auteur peu répandu, mais fort estimé, Nicolas Vignier, qui publia en 1579 un Sommaire de V Histoire des François :

« Charles septiesme mourut le 22° jour de juillet, au grand regret de ses subjets qui l'estimoient, prisoient et honoroient, pour avoir mis son royaume de toutes parts en paix, après l'avoir victorieusement retiré de la main et subjection des Anglois, en considération de quoy le surnom de très glorieux et victorieux luy fut donné : nonobstant que Tamiour deshonneste qu'il porta à une damoiselle nommée Agnes (contre la loyauté qu'il devoit à sa femme) ait grandement maculé la gloire de beaucoup d'autres grandes vertus qu'il avoît en luy *. »

Mais le plus considérable parmi les auteurs du quinzième siècle, c'est sans contredit Etienne Pasquier^ Or, dans son livre des Recherches de la France, publié en 1396,- oubliant que, quelques pages plus haut, il a qualifié Charles VII d' « un de nos plus grands rois % » il formule contre lui un véritable réquisitoire :

« Si nous considérons Cbarles septiesme^ sous le règne duquel advint ce grand restablissement, quelque chose que l'on se persuade de luy, ce n'estoit un aubjet capable pour cet effect. Premièrement il esloit au milieu de ses afflictions du tout addonné à ses voluptez, faisoit l'amour â une belle Agnes, oubliant par le moyen d'elle toutes les choses nécessaires à son Estât... Outre cette particularité vicieuse, il avoit, si je ne m'abuse, une foiblesse de sens non vrayement telle que son père, mais ayant esté paislry d'une paste d'homme foible d'entendement, il en portoit quelque quartier en son esprit*.»

Ce n'étaient pas les éloges décernés à Charles VII par

rozet, 1583, pet. in-8®, f. 34. Cet ouvrage a eu dix éditions dans l'espace de soixante ans.

1. Sommaire de l'histoire des François. Paris, 1579, in-folio, f. 386.

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