Monstrelet, t III, p. 281; Chron. anon., t. VI, p
2. MoDstrelet, t. ni, p. 293-94. Cf. lettres du 24 septembre 1418, par lesquelles le Roi augmente , pour frais de guene , les impôts sur les vins à Cbâlons-sur-Marne (Ind. Barthélémy, Hiit. de Châlonssur-Mame , p. 175).
3. Lettres du 4 octobre (Ordonnances, t. X, p. 482. Cf. Monstrelet, /. c, et Religieux, t. VI, p. 292). « Nous, disent les lettres, desirans sur toutes choses mondaines donner résistance contre nostre dit adversaire et ancien enoemy et ses diz adherans, allez et complices , et tant pour secourir nostre dicte ville de Rouen et le recouvrement de toutes autres occupées par nostre dit adversaire , comme pour la salvacion de celles qui sont en nosti-c obéissance , et ^n que nostre peuple puisse vivre et demeurer en paix et Iransquûlité, pour faire et entretenir notre dicte armée, avons voulu et ordonné, v etc. (p.* 483-84).
4. Lettres du 7 décembre (Ordonnances, t. X, p. 501). Le 9 décembre on fait six vidimus de lettres du Roi donnant pouvoir au chancelier et autres de fûre finance de la somme de cent raille francs pour le fait de l'armée contre les ^glais (Pièces originales , 679 : Charité).
5. Le 6 octobre^ des lettres royales portaient désaveu de tout ce que le cardinal de Cambrai et autres théologiens avaient fait au concile de Constance pour soutenir la sentence de révéque de Paris contre Jean Petit (lsu]uelle fut cassée par le concile). Ordonn., t. X, p. 485. — 5-6 octobre. Dons de biens ou d'argent à des seigneurs bourguipons. — 12 octobre. Lettres ratifiant tout ce que la Reine et le duc ont fait pendant la durée de leur administration. — Octobre. Don au duc et à la duchesse de Brabant de Thôtel du Porc-Épic, à Paris. •
borna, comme toujours , à faire de belles promesses , et à donner de trompeuses assurances *. Livrés à leurs seules forces, les Rouennais luttèrent vaillament pendant six mois contre toutes les horreurs de la guerre et de la famine.
Faisant de nécessité vertu, ils s'adressèrent alors au Dauphin qui, oubliant leur révolte, leur aurait volontiers prêté son appui. Mais, rejeté au delà de la Loire par le triompjie des Bourguignons, Charles ne pouvait rien pour eux. On put espérer im moment qu'une réconciliation dès partis allait permettre d'imir les forces françaises contre l'ennemi commun • au commencement de septembre, sur l'initiative de la reine de Sicile, des négociations furent entamées à Corbeil par le duc de Bretagne, qui jouait le rôle de médiateur. Mais leur insuccès ne fît que rendre la rupture plus irrémédiable.
€e fut également sous les auspices de la reine Yolande que le Dauphin entra en pourparlers avec le roi d'Angleterre; mais l'exagération des prétentions de ce prince fit échouer les négociations. Henri V jouait d'ailleurs un double jeu : avant même que ses envoyés entrassent en pourparlers avec les ambassadeurs du Dauphin, il avait écrit (26 octobre) au duc de Bourgogne pour lui faire des ouvertures. Les négociations se poursuivirent ainsi à la fois avec le Dauphin ^i avec le duc , pendant les premiers mois de 1419 '.
Sur ces entrefaites , Rouen , cédant à la nécessité , et après ime lutte prolongée presque au delà des forces humaines par le patriotique courage de ses défenseurs, ouvrit ses portes aux vainqueurs. Les habitants avaient un moment espéré, en voyant, à la fin de novembre, le duc de Bourgogne conduire le Roi à Saint-Denis pour y prendre l'oriflamme, et s'avancer jusqu'à Pontoise. Mais la Cour, attendit paisiblement dans cette
1. Le 97 octobre, le canne Eustache de Pavilly vint, au nom des Rouennais, crier contre le duc le «r grant haro, » et lui déclarer que sMls devenaient Anglais faute de secours, il n'aurait par tout le monde pire ennemis qu'eux, et qu'ils détruiraient, s'ils le pouvaient, lui et sa postérité. Monstrelet, t. 111, p. 294. Cf. Religieux, t. VI, p. 298, et Cousinot, p. 175. Voir aussi les Cronicques de Normendie, p. 42; Fenin, p. 104; Jouvenel, p. 356; Berry, p. 438; Th. Basin, t. 1, p. 33, et l'Histoire de Charles Vil de H. Vallet, t. I, p. 116 et suiv.