Même source
5. « Et si estoient les plus fors en la loy d'Amiignagnerie que on avoit seu eslire d( leur estât en la ville de Paris. » Chronique anonyme , dans Monstrelet , t. VI , p. ti\ Cf. Religieux, t. VI, p. 172.
G. « Est une grande ordure ou desrision , » avait osé dire le duc Jean dans sa ponse aux articles remis au nom du Roi, en août 1417, <( que par gens de si petit fait condicion la puissance des Angkiis soit reboutée et enchacée , et à ce doivent bien
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LE DAUPHIN jusqu'à SA FUITE DE PARIS.
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^'étrangers * — des personnages notables , justement estimés pour leurs bons et loyaux services , et , pour la plupart , conseillers personnels du Dauphin *. Le duc d'Orléans se fit représenter aux conférences par son chancelier Guillaume Cousinot et par trois autres envoyés '. Enfin , le sire de la Trémoille eut mission d'assurer, avec un certain nombre de gens de guerre , la sûreté du lieu des délibérations *.
Il convient d'entrer dans le détail de ces négociations , dont l'histoire n'a point suffisamment cherché à dissiper les obscurités , et qui ont une grande importance pour l'intelligence des événements.
regard les seigneurs et les nobles de ce royaume et tous autres preudommes, de souffrir telle besterie et ordure de $e laisser ainsi destruire, suppediter et deshonorer par tel* gens qui riens ne scèvent , ne riens ne pevent ni ne valent, v Et le duc avait nommé le chancelier Henri de Marie, Tévéque de Paris (Montaigu) Tanguy du Chastel, Bureau de Dampmartin, Etienne de Mauregard et Philippe de Corbie (Monstrelel, t. m, p. 201-202; cf. p. 209). — Dans son manifeste du 25 avril, il avait déjà parié des « gens de petit estât, incogneuz de lignaige, » qui dissipaient la chose publique et appliquaient les finances à leur profit particulier (Plancher, t. ih, p. cccni). — « Comme par la coulpe, mauvaisetié et convoitise dampnables d'aucunes gens de petit estât qui ont entreprins le gouvernement de la personne de Monseigneur et de son royaume..., » disait aussi la Reine dans une lettre au gouverneur du Dauphiné , en date du 21 mars 1418. De Camps , 48 , f. 689.
1 . «c Alors gouvemoit le Roy Charies et le Dauffin le comte d*Armignac et le seigneur de Barbesan , Davegny du Castel et Remonet de la Guerre , toutes gens qui esloienl estrangiers la plus grant partie, et par ce ne vouloient point que le duc Jehan fust bien d*accort avec le Roy ne avec le Doffln (Pierre de Fenin, p. 70-71). » — La chancellerie royale, devenue bourguignonne après Toccupation de Paris, se seil des mêmes termes : « Bemart, conte d'Armtgnac, et plusieurs autres gens de bas estât et estrangiers. » (Ordonnances , t. X, p. 453.)
2. Jouvenelles appelle avec raison de notables gens (p. 335), et le bourguignon Monstrelet lui-même, après avoir nommé Jean Louvet et Robert le Maçon parmi ceux qui , un peu phis tard , accompagnèrent le Dauphin dans sa Aiite , ajoute : « Et moults d'autres gens de grant estât et auctorité (t. III, p. 263). »
Voici leurs noms : Tarchevêque de Reims (Regnault de Chartres), — Tévêque de Paris (Gérard de Montaigu, frère du grand maître tué en 1409) ; — Tévéque de Clermont (Martin Gouge); — Jean d'Harcourt, comte d'Aumale; — Guy de Nesie, sire d'Oifemont; — Manssard d'Esne, bailli de Vitry; — Regnault de Merquoigne, chevalier; — le cliancelier du Dauphin (Robert le Maçon); — Jean de Vaily, président au Parlement; — Gérard Machet, confesseur du Dauphin; — le président de Provence (Jean Louvet); — le Juge l^e; — Jean de TOIive; — Estevenin de Bonpuis; ~ Michel de Lallier; — le nom du secrétaire ne nous est pas connu.