‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 98 sur 362 · Archives de Dijon, par Gachard, p. 238, note · texte numérisé non relu

Archives de Dijon, par Gachard, p. 238, note

2. «Le 8 mars 1418, Primeu de Besoux, ecu>er, premier pannetter\jlu duc d'Orléans, certifie que le trésorier général du duc â payé à Lourdin de Saligny, chevalier, la somme de 1001. t. comptant, que le duc, par ses lettres de ce jour, a ordonnée être payée par ravis du comte de Vertus et des gens du conseil, « pour un voyage qu'il fait présentement d'Orléans à Troyes en Champaigne en la compagnie de Mgr l'abbé de Saint^ehan d'Angely et messire Manessier Queret, chevalier, où mondit seigneur, par Tadvis et deliberacion dessus dicte, l'envoyé par devers la Royne et le duc de Bouiigoigne, pour certaines grosses besongnes touchant grandement le Roy nostre sire'et son royaume, mondit seigneur le duc et mondit seigneur de Vertus. » Quittances, 51 , n° 5255.

3. On trouve dans D. Morice (t. H, col. 966) une liste des « seigneurs, chevaliers, cbevetaines , gens d'armes et autres » que le duc de Bretagne enmiène avec lui en ce présent voyage de France qu'il encommence de faire pour le bien de la paix générale et union du royaume de France , et un mandat de paiement donné à Nantes le 8 mai , pour le paiement des gens de la suite du duc à partir du 10 avril.

4. Le 15 avril, le duc d'Anjou part avec le duc de Bretagne, « pensant aler en France, t) comme on lit dans les comptes de la reine Yolande-, il est escorté par Audonnet Armentier, à la tête de cinquante arbalétriers ; Tévéque d'Angers est du voyage , ainsi que le juge d'Anjou et deux autres conseiUers. On s'avance jusqu'à Saumur et Candes ; le voyage dure jusqu'au 6 fnai. Voilà ce que nous apprend le registre KK 243, f. 49 et 59 v°.

5. Dès le 4 avril, on savait à Tours que le duc de Bretagne devait venir, et le conseil décidait qu'on irait au-devant de lui, pour « lui exposer les oppressions de la ville. » (Registre !«'' des Délibérations, part, iv, f. 28 v».) — Le 15, le conseil délibéra sur une motion de Guillaume de Ghampdivers et de Henri du Parc disant que « l'entencion Mgr de Bretagne , Mgr de Bourbon, Mgr d'Anjou en sa compagnie, est de passer par cette villr» demandant rentrée, et proposant qu'on leur fit un prêt et qu'on profitât de leur venue (Tours était alors bourguignon) pour conclure une trêve. Il fut décidé ic que à Mgr le duc sera baillée l'entrée à lui et cent dievaliers et escuiers menés en sa compaignie, lui sera monstre Testât et povreté de la ville...; item de prest ne sera point faû. » On décide que deux gens d'église et deux bourgeois iraient au-ievant du duc (ibid., f. 29). — Le 18, (es gens d'église ayant proposé de prêter 1500 1. au duc, pour àvou* abstinence de guerre, les bourgeois s'y refiisèrent encore (Ibid., f. 30).

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forçait d'amener une pacification générale, embrassant les deux pays qui, au grand deuil de la chrétienté, se faisaient une guerre acharnée, et deux légats, les c*C(Jinaux de Saint-Marc et des Ursins, avaient été chargés par lui^travailler à ce résultat.

Les pourparlers avaient commencé dès les pnÇii^^^^ J^^^ mars*; les plénipotentiaires français et bourgiite^^^^^ *^ désignés dans la semaine de Pâques (qui tomWi^*^ ^^ ^ année le 27 mars). On convint qu'ils seraient, pour 84l*^^^^ parties, au nombre de seize, et comprendraient un arc^^^^ ' deux évêques , quatre gentilshommes , six clercs , deij^ ^^ ' geois de Paris et un secrétaire. Le lieu de réunion fmL^^ Montereau pour les Français, à Bray, pour les BourguigP^^^' et les conférences devaient se tenir au monastère de la T*^ '

à égale distance de ces deux villes ^ Le 28 mars, un fonp^

Ides partit de Troyes pour Bray, aBn de préparer le logement •'^

ambassadeurs de la Reine et du duc', qui se mirent en route

4 avril *. Ils ne tardèrent pas à se joindre aux ambassadeur

français installés à Montereau, lesquels n'étaient point, quoi

qu'en disent les auteurs bourguignons, les plus fougueux

d'entre les Armagnacs^, mais au contraire — comme pour

donner un démenti au reproche tant de fois articulé que le

gouvernement royal était aux mains de gens de petit état^ et

1 . Cela est établi par les Registres du Parlement. On lit dans le procès>verba) de rassemblée du 16 mars qu'il convient d'ajourner la publication de l'ordonnance sur les libertés de Tëglise gallicane « jusques à ce que le traicté qui sur lesdictes divisions est encommencé, ait prins conclusion. >» Preuves des libertés de l'Église gallicane, t. 1, p. 131.

t. Chronique anonyme, dans Monstrelet, t. VI, p. 2i7.

3. Guillaume de Gonneville, fourrier du Roi et du duc de Bourgogne, e^t envoyé à Bray, du comandemcnt de là Reine et de Mgrs du Conseil étant à Troyes, pour faire provisicm de logis et autres choses nécessaires à Mgrs les ambassadeurs, selon son état et charge, auquel voyage il vaqua par l'espace de 6i jours entiers commencent le 28 mars 1i17 (v. st.), à raison de 20 s. par jour. Extrait du compte de Pierre de Gorremont, Coll. de Bourgogne, vol. 100, p. 800.

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