Voir Moostrelet, l. IV, p
2. ■ A Disciple imd Lyme or Uie Feende, cUled Ihe Pucelle, ihai ased bb EdcIiiiidlement! aod Sorcerie. * Lettre dii diic de Bedfard à Henri Vi. Rymer, I IV, pan. iv,
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236 iiisTuiBi; DK <;n.VBi.Es vu. 14-21»
« et dévot, et je u'eo ai point eucorc vu qui tant «e réjouit du n la Tenue d'un si noble Roi. Plût ^ Dieu, quand je devrai « mourir, que je fusse assez heureuse pour ôtre ensevelie dans n cette terre. — 0 Jeanne, lui demanda l'archevêque, eu quel ■1 lieu espérez-vous finir vos jours* — Où il plaira à Dieu, ré- ' « pondit-eiro, car je ne suis assurée ni du temps ni du lie», plus « que vous ne l'êtes vous-même. J'ai accompli ce que Dieu m'a « commandé, de lever le siège d'Orléans, et de faire sacrer le « gentil Roi. Je voudrais qu'il pliU â Dieu, mon créateur, que « je pusse maintenant partir, abandonnant les armes, et aller a servir mon père et ma mère en gardant leurs brebis, avec ma « sœur et mes frères qui seraii'Ut bien joyeux de me voir '. >•
Nous savons par le témoignage môme de Jeanne que ses voix, depuis Reims, avaient cessé de se faire entendre'. Livrée à elle-même et suivant l'impulsion des « gens d'armes « et des " gentils-liommes; H ayant, comme on l'a dit éloqucmment, la même vaillSnce indomptable, mais n'ayant plus la même joie', il n'est point étonnant qu'elle ait eu ses heures de mélancolie, et que d<' tristes pressentimenls soient venus assombrir son âme. Elle n'ignorait pas quelles haines, quelles basses jalousies elle avait excitées dans des coeurs vils et corrompus. Dès son passage à Cfaalons, avant le sacre, elle avait laissé échapper cette parole devant un laboureur de Domfémy, accouru pour la saluer : « Je ne crains qu'une chose, la « trahison * I »
Charles VII, cependant, ne cessait de donner à Jeanne des marques de sympathie. A Reims et pendant li> voyage, il lui avait fait de nombreux dons et avait pourvu largement à sa dépense'; à Soissons, il lui avait donné un cheval'; elle en
I. Dëposiiion de Uunois, Procé*. t. III, p. 11-15; Cuusinol, p. 3JG,
S. Voir les lext«s cilf s dans notre brodiuru Jeanne d'Arc el m tnittion , p. Î3-S1,
3. Panégyrique de Jeanne^Arc, prononcé pai- Ugr Dujanloup le 8 mai 1855, p. 29.