‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 127 sur 367 · Jeanne dAre. par M. II. Wallon. 3* édition, t. I, n, li · texte numérisé non relu

Jeanne dAre. par M. II. Wallon. 3* édition, t. I, n, li

i. -1 Piir (IcciL le Roj' ne entend que à fere son chemin, K puur ec ne beiuiognc iieu> en autres diodes- > Passage in'ddlt de la lettre des trois gentilshommes angevins , restitué par M. F. Boyor (p. S), dans la brochure citée plus haut.

5. Ce relard fiil niolivé par les négoiiaticms entamées, dès le lendemain du sacra, avec le diu: de Boulogne. Voir plus loin, chip. ix.

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1429 . CHARLES VII RT JEANNE d'aHC. 235

Soissons ouvre ses portes; Château-Thierry, Crécy, Goulominiers, Provins se déclareot Français, Si l'on s'avance vers le Nord, toute la Picardie est prête k donner son adhésion '. Mais tout à coup on s'arrête : au lieu de marcher sur Paris par Compiègne et Senlis, on se dirige vers Château-Thierry et Provins. C'est qu'on veut ménager le duc de Bourgogne, dont les dispositions se montrent favorables. 4 Provins, on apprend que le régent Bedford s'avance à la tSte d'une armée que lui a amenée le cardinal de Winchester, et qui, au lieu d'être envoyée en Bohême contre les Hussites, vient combattre l'héroïne inspirée de Dieu en laquelle les Anglais voyaient un suppOt du diable'. On se porte à la rencontre des Anglais jusqu'à Nangis, où la Pucelle émerveille tout le monde par ses « diligences, » et où le Roi se tient un jour entier sur les champs, prêt à livrer bataille (4 août) ; mais Bedford ne parait point : sur le mouvement offensif du Roi, il a repris la route de la capitale. Que faire? Tandis que le parti de la guerre reprend 'quelque espoir et pousse le Roi vers Paris, le parti opposé, qui domine dans le Conseil, persuade à Charles Vil de se replier sur la Loire. On apprend que Bray est évacué et qu'on peut y traverser librement la Seine. Sur ces entrefaites^ dans la nuit du 4 au 5 août — Bray est de nouveau occupé par l'ennemi, et le passage est fermé. Alors, à la grande joie du duc d'Alençon, des comtes de Clermont, de Vendôme et de Laval, et de ta Pucelle, on reprend la direction du nord, et Varmée revient sur ses pas par Provins, Coulommiers et Ch&teau- Thierry ; de là , on s'avance enfin sur Paris par La Ferté-Milon et Crespy-en-Valois, où le Roi reçoit iin défi de Bedford, daté du 7 août, à Montereau.

Là, se place une scène touchante, qui nous fait connaître les dispositions d'esprit de la Pucelle. Le peuple était accouru en foule sur le passade du Roi, criant Noël, chantant le Te Deum, et pleurant de joie. Jeanne, qui chevauchait entre le chancelier et le bâtard d'Orléans, fat vivement impressionnée de ce spectacle : « En nom Dieu, dit-elle, voici un bon peuple

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