Fieri quscDmque p«r arma
El ferram licuil, leaUvinus.
Valeran Varanius, Ùe gettit Joamtit virgMi Pratieiœ tgregiœ beltalTiela liM quatuor, l. c, p. 85. Ce poime parut ea 1516, et est dédié au cardinal d'Amboise. L'auttar ^tait docteur en théologie. — Voir Tanalyse faite par M. Ed. Cougn; dans sa brochure : Jeemne Dore, épopée latine du teltlème ilède. Paris, 1871, in-S° de J7 p.
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gens de guerre, « pour résister aux Aaglois qui Iops y estoient assemblez en géant puissance ; » et il fit alors deiiœ entreprises secrètes contre les ennemis , pour le bien du Roi et de sa seigneurie '.
Faut-il voir là une tentative de délivrance de la PucelleV Rien ne pennet de l'alûpiner, mais rien non plus n'interdit de le supposer*. Et, à vrai dire, ce n'était guère que par une tentative de ce genre qu'on pouvait espérer d'arraclier Jeanne aux Anglais. Aucun des moyens qu'on a indiqués n'était praticable. Une entreprise secrète, un coup de main concerté avec des serviteurs éprouvés, avaient seuls quelque chance de succès.
On a beaucoup parlé du long silence gardé par Charles VII après ta prise de la Pucelle, et, au premier abord, on s'étonne de le voir entreprendre si tardivement l'œuvre de la réhabilitation. On oublie qu'avant de pouvoir songer à la révision de ce monstrueux procès qui, nous l'avons dit, frappait le Roi en même temps que la Pucelle, il fallait trois choses : la possession de Paris , où siégeait l'Université qui avait fourni les assesseurs de la cause; la possession de Rouen, théâtre du procès et du supplice; enfin, l'assentiment du Saint-Siège.
Nous allons voir que le Roi ne perdit pas un moment pour poursuivre ta réhabilitation de celle à laquelle il devait son salut ; nous constaterons en même temps que, jusqu'au jour où il lui fut donné de l'entreprendre., il demeura constamment fidèle à la mémoire de Jeanne d'Arc.
Le premier acte qui nous révèle une pensée de sympathie à
1. Le U mars U31, le bSlant d'Orléans douiaîl quiltaaco d'une somme de trois mille livres que le Roi avait Drdomié, par iellres du 13 mars fricéàeot, de lui bailler, savoir : 2,000 1. 1. pour la dépense qu'il aorail i hm peur mener en sa compagnie certain nombre de gens d'armes et de trait au vojage qu'il fait pr^sentemCDl • es païs de par delà la riviÈre de Seine; • et 1,0001. t. pour la provision du pool de Meulao. Original signé, Ciairambault, Itîi, n° 55. — Lettres de Cbarles VIE en date du i avril 1131 , ordonnant de payer au bilard d'Orléans one somme de l.SOO 1. I. ; Quittance du bâtard d'Orléans en date du 20 juin 143t. Fonlainieu, 115-llG.
3. M. Valtet, en citant les deux docoments en date du 3 avril (t. Il, p. SU), repousse d'une façon trop absolue la pensée d'un Men possible entre ce Tait avec la délivrance de la Pucelle, et il va bien loin en liïsant : < La Hiro cl ses semblables combattaient pour combattre, et non pour délivrer la Normandie ni même la PuceUe. »
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Mo HISTOIRE DE CHARLES VU. 1430
l'égard de la Pacclle, c'est un don à Pierre d'Arc, son frère, fait prisonnier en même temps qu'elle , don qui lui permit de se libérer presque aussitôt, moyennant finances V
En avril 1436, le connétable de Richement occupe Paris. Un des premiers actes du Roi , maître de sa capitale , est de nommer Jean d'Arc, oncle de la Pucelle', arpenteur du Roi pour le département de France et Champagne *.
£n février 1441, le Roi entre en Champagne, k la tête de vingt mille hommes, pour achever la réduction de la province et y réprimer les excès des gens de guerre. 11 traverse les lieux où s'était écoulée l'enfance de Jeanne. L'histoire ne nous dit pas s'il y lit un pieux pèlerinage; mais, si l'on suit sur la carte l'itinéraire de Charles VII, on voit qu'en allant de Ncufch&teau à Vaucouleurs, il dut nécessairement passer par Greux, ce village dont dépendait Domremy, et qu'il avait exempté d'impôts *.
Trois ou quatre ans plus tard, le Roi se rend en Lorraine, où il séjourne pendant le siège de Metz. Un fragment manuscrit d'itinéraire indique qu'il fit une station à Ooreiix — c'est-àdire à Greux '.
En octobre 1448, Charles vient à Orléans; il y séjourne, non dans l'hôtel ducal, mais dans la maison du trésorier Jean Boucher, où avait Ic^é Jeanne d'Arc*.
En mars 1449, Jean de Metz, l'un des compagnons de la Pucelie durant le voyage de Vaucouleurs à Chinon, reçoit des lettres d'anoblissement'.
Celte « préoccupation constante » a été remarquée et signalée, à diverses reprises, par M. Vallet de Viriville, qui regarde
1. Le Roi lui donna 1c proflt et revenu des l^auls pissages (droil sur les mircbandises) au biiUagc de Chaumonl. Lettre de rémission du 23 mât li45. Procét. l. V, |). ÎIO. Cf. Vallet, Hislolre de Charlet VU, l. II, p. 171 oote 1.
3. Vallet de Viriville, Nouvellei reditrcha lur ta famille et lur te nom de Jeanne Darc. Paris, Dumaulia, <85i, p. 10 et iZ-ii.
3. Mémorial âe la Chambre de» Comptes, 1 Bourges, aui Arch:ves (PP 110, t. Î38), eilé p«r M. Vïllcl, Hàloke de Charité VII. t. II, p, 366,
\. Guill. Cruel, p. 316; D. CaJuiel, Hinloire de Lomiinr, t. Il, p. 8!1. — Vailet, Protij de condamnation, p. 386-89.
.'>. Vallel, HiêtoWe de Charles VII. t, III, p. 33, noie 3.
6, Vallet, (. c, p. 1«.
T. PnU», t. V, p. 361.
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le séjour d'Orléans , au momeat où se préparait la campagne de Normaadie, « comme uqc veillée des armes ', »
Enfin, Rouen ouvre ses portes en novembre 1449 : par l(?ttres du 15 février 1450, le Roi ordonne l'ouverture de la révision du procès, et donne commission pour poursuivre la cause à un éminent docteur, qu'il appelle à siéger dans son conseil'.
Nous n'avons point ici à raconter comment s'accomplit la réhabilitation de Jeanne d'Arc; mais nous devons constater que, sans l'initiative royale, sans la persévérante énergie déployée par Charles VII durant plusieurs années', le but' n'aurait pas été atteint. Sans lui , le solennel hommage rendu si nécessaire par les obscurités et les calomnies du procès de Rouen , n'eût pas été rendu par l'Église à la Pucelle ; sans lui , cette grande et pure figure, aujourd'hui l'objet d'un concert
1. Vallel, l. c, |). 150. Voir ce que dit encore l'bistorien i la page 318. ~ M. Vallct de Viriville, dao» les nofct el dévetoppemenli qui accompagnent sa (radnction du Procès de -condamnation, dit, à propos de la conduite de Cliarles Vil el de son • odieux abandon i de la Pucelle :> On n'est pas ingrat, inlmrualn, contre son intérêt le plus palpable ; contre le scnliuient le plus jlfmenlaiie de sa considi: L'a lion morale aux yeux de tous ses sujets ! Pour que Clurles Vil se comportât aln'^i, il Tallut encore que le gouvernement fDt aux mains des poli^ques qui renlouraient, qui te gouvernaient luimime, et' que l'hisloire rangera sans hésiter parmi les plus roués cl les plus pervers. Il fallut (oui l'ascendant qu'exerçaient ces ministres sur un prince jeune, lenl à se développer, soupçonneux el frivole, qui n'échappait à HioiTeur de ta détresse que par l'i^Tessc et l'expédient d'une vie de loisir, d'ignorance uu de volupté, murée (p. 288). » — En lïiisant la part des erreurs dans les appréciations et de h d^amalion dans le style, cette conclusion ne dîRëre guère de ta nflirc.
î. Vallel,/. c, p. i:0.
3. C'est ce qu'a très bien mis en lumiËre M. Valtel de Viriville, Ilitloire de Cliarle* Vil, t. III, p. 3JS el fiuiv. — M. Quicberat, si peu favorable 1 Charles VU, convient que la réhaÙlitilion de la Pucelle fui une ■ bonne action d du Roi, • un l'etour courageux quoique non pas toul 1 lait complet qu'il osa faire sur les prévenlions de sa jeunesse, ■ et constate qn' a il parait en avoir poursuivi l'accomplissement avec celle ténacité qu'il metlail â exA:uterles décisions de sa conscience. » Aperçus mntveanx sur [histoire 4e Jeanne iFArc, p. H9. — <■ L'Iùstoire, dîl M. Valtel (p. SlNt), doit tenir compte à Chaiies VU de cet acte, si péniblement el si Urdivemenl dû à ses négociations habiles, à sa persévérance opiniilre. ■ Cf. Procét de condamnation, notes et développement», p. â89. — M. Wallon a parfailemcnl établi (3' édition, t. 11, p. 338 el suiv.) le caractère du procès de réhabilitation el fait justice des attaques sans fondement dont il a été rdjjd. Loi aussi ivnd à Charles VU l'hominage qui lui est dil : <i Le Hoi parle , il agit avec celte prudence mais en mfnie temps avec cette suite el cette fermeté qui présidéreni à ses résaluUons dans la seconde partie de sou règne... Il est juste de lui hiire honneur d'avoir su, au risque d'appelei' rattenlion sur les faits qui le condaninent Eui-ménie, provoquer et Mener à bonne fin le jugement qui réliabilita Jeanne (p. 3t8). •
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respectueuse admiration, n'eût pu recevoir l'écla^ •e de la réhabilitation.
1 7 juin H56, en vengeant la Pucelle de l'inique e 1431, doit, ce nous semble, servir d'excuse & '. devant la postérité pour avoir imparfaitement .a gr&ce divine pendant la mission de Jeanne, et mblié ou méconnu un instant ses devoirs de Roi, encourir le reproche d'ingratitude envers celle qui
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