‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 160 sur 367 · Boutiot, lliiloire de la vilte île Troyes, 1. 11, p. S · texte numérisé non relu

Boutiot, lliiloire de la vilte île Troyes, 1. 11, p. S

2. Dans les archives de Reims, on ne conserce pas moins de seixanle lellros cluses adressées par te Roi aux bahitaats. CT. Hitloire de Châlont-tur-Mame, par H. Edouard de Barlh^leniy, et Hitloire de la ville de Troyes, pai' M. Bootiol, l. 11, patsini.

3. Boittiol, llisloire de la ville de Troytê, I. U. p. 538. i. Ibid.. t. n, p. 539-W.

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des Anglais, fussent promptemeot a hors des dangers de ses eanemiB » et employés à son service '.

L'appel du Roi fut entendu, car La Hire figure, le 12 avril suivant, parmi les capitaines qui, à la suite du bAtard d'Orléans, pénétfèreut dans Chartres, enlevé par surprise aux Anglais. Deux jours après, le Roi annonçait cet heureux événements ses bonnes villes *. Un mois plus tard, it convoquait à Loches les États de Languedoil pour le 10 juin '. C'est dans cette ville que Charles VII reçut la visite d'un puissant seigneur qui, jusque-là, lui avait fait une guerre acharnée, et qui, sans attendre la décision de. son suzerain le duc de Bourgogne, toujours en pourparlers avec la France, vint conclure une paix particulière. Nous voulons parler de Louis de Chaton, prince d'Orange, le. vaincu d'Anthon. Le traité conclu ix Loches porte la date du 22 juin 1432 ; le même jour, le prince lit hommage au Roi pour Jes terres qu'il tenait de lui en Dauphiné *.

Les États généraux, convoqués à Loches pour le 10 juin, s'ouvrirent à Amboise dans les premiers jours de juillet. Le Roi était alors préoccupé d'assurer le succès d'une entreprise que ses capitaines dirigeaient contre les Anglais, qui tenaient le siège devant Lagay, et il n'entendait épai^ner aucun sacrifice '. Nous avons une lettre de Charles VII aux habitants de Reims (8 juillet), où il entre à cet égard dans d'intéressants détails. « Nous sommes délibérés, écrit-il, de secourir notre dite ville, et pour cette cause, nous mandons et envoyons de nos chefs de guerre et capitaines, avec plus grande puissance qu'autrefois. » Il s'agissait d'assurer tes subsistances, pour éviter la dispersion forcée qui s'était produite une première fois ; le Roi demandait donc l'envoi d'approvisionnements en blé , et ordonnait que la plus grande partie fût convertie en farine : • car vous savez, disait-il , que la chose te requiert, n II

I. Archives de Ljon, AA 22. f, GG. It y a trace de paiemenls semblables laits par la ïilla de Tours. Voir Biillelin de la Sodété de l'iluloke de Franre, IS59-60, p. 45.

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