Mort le 7 février HU
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eeur, (ïuillaume Gogon' furent contraints d'abandonner leur évêché et d'aller se fixer à Angers; un troisième évèque, Jean Fleury, ne put prendre possession de son siège : comme ses prédécesseurs, il fut privé de la plupart des revenus de l'évêché, dont toutes les places étaient occupées par des gens à la solde de La Trémoille'.
Le 3 juin 1433, La Trémoille se faisait attribuer une somme de quinze cents livres, en compensation de certaines sommes prises sur ses sujets pour l'évacuation du Poitou par les troupes qui y exerçaient leurs ravages'. Le 11 juin suivant, àAraboise, il donnait ordre de payer, sur ses assignations, une somme de cinq cents livres due à Lubin,' premier queux du Roi*. Charles Vil était encore le 24 juin à Âmboise. Il vint ensuite s'installer au ch&teau de Chinon : c'est là que devait s'accomplir le coup, préparé de longue main, qui allait aboutir au renversement du ministre.
De Parthenay, où il résidait, le connétable de Ricbemont suivait d'un œil attentif les événements. Le 27 septembre 1432' mourut à Vannes Jeanne de France, duchesse de Bretagne, sœur de Charles VII. Les obsèques, célébrées avec pompe, amenèrent une grande afQuence de princes et de seigneurs. Le connétable s'y rendit. C'est sans doute dans cette réunion qu'une résolution fut prise. Richemont avait autour de lui des amis dévoués qui n'attendaient qu'un signal pour agir. C'étaient Pierre d'Amboise, seigneur de Chaumoot, cousin de la victime de La Trémoille; Jean, sire de Bueil, propre neveu du ministre, mais dont la sœur avait épousé Pierre d'Amboise ; Prégentde Coëtivy, alors éloigné de laCouroù il avait figuré dès le temps de la régence, et devenu lieutenant du connétable ; enfin un jeune seigneur angevin dont le nom apparaît pour la première fois, et qui devait être appelé à un grand rôle politique,