‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 195 sur 367 · Voir U I, p · texte numérisé non relu

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fi. Voir t. I, p. 337.

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avait écrit à l'empereur une nouvelle lettre ; mais par la oégligeuce du courrier qui en était porteur, cette lettre n'était pas parvenue à destination. Dès qu'il fut informé de cette omiasioD, le Roi s'empressa de la réparer par l'envoi d'une lettre encore plus explicite. « Nous nous réjouissons, écrivait-il, des victoires que Dieu a accordées à Votre Sérénité et au Saint Empire; nous espérons que cet état prospère de vos afifaires profitera à notre maison, car c'est la loi de l'amitié de rendre communs les succès comme les revers. Ni la fortune, ni les paroles hostiles, ni le cours des années n'ont pu ïdtérer votre amour pour nous et pour la maison de France. Par la volonté de Dieu, nous supportons toutes les difflcultés qui sont venues assaillir notre royaume, et, avec la grâce divine, nous espérons les surmonter. Nous faisons la guerre, non pour accroître notre domaine, mais pour le défendre contre une injuste usurpation, et Dieu sait que nous n'y avons provoqué personne, » Le Roi remerciait l'empereur des magnifiques présents que Thomas de Narducio lui avait apportés de sa part; il déclarait que ses conseils lui serviraient de règle et que tout serait commun entre eux, soit la paix, soit la guerre. « Ce ne sera pas pour vous, ajoutait-il, une faible gloire que d'avoir relevé la très chrétienne maison de France, bienfait qui sera commun k nous et à toute la chrétienté. Dieu a remis entre vos mains la paix de son Église, et les victoires qu'il vous accorde sont pour tous un motif d'espérance. Nous supplions donc Votre Sérénité de nous donner conseil et protection : elle acquerra ainsi une gloire éternelle devant les hommes et de grands mérites devant Dieu'. » Thomas partit de la cour de France porteur d'une lettre de créance pour l'empereur*.

Les choses étant ainsi disposées, Charles Vil résolut d'envoyer des ambassadeurs à Sigismond. La lettre de créance qu'il leur remit est datée du château d'Espally, 31 décembre 1424. Le Roi n'avait cessé d'être persuadé des sentiments d'a£rection et des loyales intentions de l'empereur, et il avait toujours désiré lui offrir sa puissance et son bon

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