Ma. fr. nouï. acq. 1001, f. U
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vouloir ; mais maintenant qu'il avait reçu les assurances de la constante dilection de l'empereur et du souci que celui-ci témoignait de défendre son honneur et ses intérêts , il n'hésitait plus. Il lui rendait gr&ces et mettait à sa disposition, non seulement comme chose offerte, mais comme chose due, tout ce qui dépendait de la puissance royale; il députait vers lui Artaud de Grandval, abbé de Saint-Antoine de Viennois, son conseiller, et Alain Chartier, son secrétaire, en le priaat de les accueillir avec bienveillance, de les écouter avec confiance, et de les renvoyer après avoir donné satisfaction & leurs requêtes. Pour lui , il s'estimerait heureux d'accomplir tout ce qu'il plairait à l'empereur de lui demander '.
Charles VU donna e'n même temps à ses ambassadeurs des lettres de créance poqr Nicolas de Gara, comte palatin de Hongrie, que nous avons vu mêlé aux négociations de 1416, et qui était en grand crédit à la cour impériale*.
A l'abbé de Saint-Antoine et à Alain Chartier fut adjoint im troisième ambassadeur, qui n'était autre que ^Guillaume Saignet, ce conseiller au parlement que l'empereur, durant son séjoiu" à Paris, avait si bénévolement armé chevalier*. C'est au fond de la Hongrie que les ambassadeurs joignirent Sigismond*. Alain Chartier porta la parole, et son discours nous a été conservé. Dans un langage où l'éloquence disparaît trop souvent sous le pédantisme et l'emphase, où l'exposé de la mission est noyé dans une profusion de souvenirs classique^ et de citations de l'Écriture, l'orateur développa longuement ces trois points ; le Roi honore la majesté impériale et en connaît toute la grandeur; le Roi aime et chérit l'empereur; le Roi place en l'empereur toute sa confiance et toutes ses espérances. Il fit un pompeux éloge de Sigismoud, rappelant l'Église pacifiée, le schisme anéanti, les hérésies victorieusement combattues; il offrit au nom du Roi, sa personne, son royaume et ses sujets ; il solhcita pour la très chrétienne maison de France,pour