D. VaJssele, I. IV, p
4. Voir Canal, p. 3&B-60, et Hâiob-e de Bourgogne, t. IV, p. 191. , 5. Monslrelet, t. V, p. 81-88 et 93-94.
6, VoirD.Morice, 1.11, col. 1207; Berry, p. 388 , et leUres de Chartes VU des H pI 9 jinllel.
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S2 mSTOIRE DE CHARLES VII. 143^
d'Orléans, du maréchal do Rochefort, de La Hire et de Saintrailles, s'avança sur Laon, réduisit Saint- Vlucent , dont les Boui^ignons s'étaient emparés trois mois auparavant, ot alla mettre le siège devant llam. Chacun s'attendait à voir la brillante armée réunie sons les murs de cette place poursuivre ses exploits. Mais tout à coup on apprit que le connétable, renonçant à occuper Ham, remettait la ville aux mains de Jean de Luxembourg, moyennant le payeinent de six mille saints ; qu'il s'engageait même à lui livrer Breteuil , et qu'une trêve de six mois était conclue avec le comte d'Ëtampes '. Après la signature du traité du 17 septembre, le connétable quitta aussitôt la Picardie, pour se rendre en Champagne où, loin de chercher par une utile diversion à seconder le due de' Bourbon, il se borna à tenir les champs entre Ch&lons et Reims, s'occupant à réduire quelques places et travaillant à réprimer les excès des gens de guerre. Puis, comme pour tenir ses troupes en haleine, il se lança à la poursuite du damoiseau de Commercy, qui d'ailleurs lui avait donné de justes motifs de plainte, séjourna quelque temps dans le Barrois, et ne revint à Gb&loQs (janvier 1435) que pour se rendre aux conférences qui furent tenues à Nevers *.
Nous exposerons plus loin les négociations de Nevers. Constatons seulement qu'elles aboutirent bientôt à la conclusion de préliminaires de i^aix [6 février 1435). Tandis que le duc de Bourgogne se préparait à la réunion du congrès qui devait avoir lieu à Arras au mois de juillet, les Anglais subirent une défaite : le comte d'Arundel , en marchant contre les communes de Normandie qui s'étaient de nouveau levées eu masse, fut battu sous les murs de Gerberoy, ot, grièvement blessé, ne tarda point à mourir (premiers jours de mai)*. Sur d'autres points les Anglais ne furent pas plus heureux : Jean de Brézé, lieutenant du maréchal de Rochefopt, secondé par
1. Gnid, p. 37i-75; Hcrry, |). 3«H; Munsireict, t. V, p. 95 Cf. D. Moricc, L II col. tS67. U tnUlé fut s«n# ù Kam, le i 7 »'|)l^nilirp. Voir D. Grmier. vol. tUO ji. 10, e Il renie la Pkarék, l. VII, p. 363.
i. Gru«l, p. 375-76.
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i43a ÉVÉNEMENTS MILITAIRES DE 142-2 A 1433, , 53
l'iatrépide capitaine de Dieppe, Charles des Marais, se mit en campagne à l'emboachure de la Somme, soumit Rue et Le Crotoy, brùia Ëlaples, et se porta jusqu'aux environs de Boulogne et de Calais '. D'un -autre côté, Saint-Denis fut enlevé par un hardi coup de main (1" juin), et le bâtard d'Orléans, secondé par La Hire, Guillaume de Flavy et d'autres capitaines, s'empara de plusieurs places des alentours de Paris, menaçant ainsi la capitale '.
C'est sous le coup de ces échecs multipliés des armes anglaises que s'ouvrit le congrès d'Arras. Les Anglais ayant bientôt renoncé à traiter, le duc de Bourgogne conclut avec Charles Vil une paix particulière {21 septembre) mettant un terme aux luttes, si prolongées qui avaient divisé la maison royale et ensanglanté la France
Au moment même où la cause anglaise recevait ce grave et décisif échec, la mort frappait le seul prince qui fût de taille à poursuivre l'œuvre si brillamment inaugurée par le vainqueur d'Azincourt : le 14 septembre, le régent Bedford suivit son frère dans la tombe ; Il n'était âgé que de quarante-huit ans *. L'Angleterre perdait donc à la fois, et le puissant allié qui soutenait depuis plusieurs années tout le poids de la lutte, elle grand politique dont la rare habileté et la persévérante énergie avaient su jusque-là triompher de difficultés chaque jour croissantes, et retarder le déclin, devenu imminent, de la domination anglaise, dans notre pays.
t. Mimstrdct, t. V, p. 117-nS, t27-1ï9; tcUi'es d« lu <:nninmne de Cal«ls du 97 juin, (ians Delpit, (. c, p. 2S2.
2. Monslrflcl, |i. 1Î5-37; BeiTï, p. 389-91; Journal d'un bourgeoii de ParU, \; 306; lellrcs du 21 janvier 1136.
3. Viiir 1j [rès juste el fort rèmarqiubJe appréciattuo du cai'aclère de Bedrord, Tailc l>ur H..J. Sle«en«n dins la préhct du I. !•' de ses Leiteri and paperg of Htnry iht
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