Voir plus haut, p
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BrabaDt), son cousin-germain, Jacqueline se fit enlever en 1421 par le sire d'Escailloii, et, se souvenant que Henri V avait songé à l'unir avec Bedford ', elle alla lui demander asile et protection', La jeune duchesse était, noue apprend Georges Ghastellain, « eointe beaucoup [très jolie), gaye fort, vigoureuse de corps. » Elle jugea qn'ayant été jusque là si peu mariée, elle pouvait se permettre de prendre un nouvel époux : elle dit à Glocester qu'il lui fallait un mari et un héritier ; puis, s'adressant à l'anti'pape Benott XIII, elle 6t annuler son union avec le duc de Brabant. Au mois de mars 1423, Jacqueline était devenue la duchesse de Glocester '. Il faut dire que aes beaux yeux n'avaient pas à eux seuls fait la conquête du duc : en épousant la femme, celui-ci n'oubliait pas la dot; et tandis qu'il poursuivait en cour de Rome la rupture du mariage de Jacqueline avec le duc de Brabant, il annonça hautement l'intention de revendiquer la possession du Hainaut.
Depuis longtemps, le duc de Bedford voyait venir l'orage. 11 avait tout fait pour arrêter son frère dans la voie où Glocester s'engageait, au risque d'enlever à l'Angleterre un indispensable allié; et en même temps, il s'efforçait par tous les moyens de calmer l'irritation du duc Philippe. Aussitôt après son mariage avec Anne de Bourgogne, nous le voyons recevoir le duc à Paris, et le traiter avec magnificence ; en réponse à ses réclamations financières, il lui fait donner * les villes et châtellenies de Péronne, Roye et Montdidier, et les villes et baiUages de Tournai, Mortagne et Saint-Amand, avec une rente annuelle de trois mille livres. Pour apaiser le différend relatif à la possession du Hainaut, Bedford et Philippe se constituent arbitres du litige ; ils font accepter leur arbitrage par le duc de Brabant, et môme