‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 213 sur 367 · LA DIPLOMATIE DE OHARLSS VII JUSQU'AU TRAITÉ D'ABRAS · texte numérisé non relu

LA DIPLOMATIE DE OHARLSS VII JUSQU'AU TRAITÉ D'ABRAS

§ m — DB 1429 A 143i

Raprlse du nigoeiMioni aiM le duc d« BourgDgn« : confirtncu d'ArrH «l d« Compiignaj Irtïc du W aoAt 142t. — Cluligsinsiil d'aUllude du doc de Bourgogne tprte l'tcbeo de Il tenUtiTe lur Paria; conférence de Saint-Denis i on diclde de ae riunir î Auierre pour Iraiur d'une |iaU gtnfrale. — Uenéea du duc de Dou^ogne et dea Anglais, qui M préparent k reprendre lea hoilililés. — Vaine oBotu du duc de SiToie pour li paii; u correspondance avec Charles Vil; abandon du projet de conférence. — La guerre recomniencei tenlalire du prince d'Orange sur le Daupblnéi II est battu t Anlhon. — Cbarles VU inicile de* adicrsairee an duc de Bourgogne; aea relalions sth Uiga : il tourne see regarda vert l'Allemagna. — Ëlal de la puissance bourguignonne; le* diTsloppe- ■neuts qu'elle a pris sont una menace pour l'Empire. — Relations du duc de Bourgogne stm l'empereur Slgiaraond; see démêlée aveo Frédéric, duo d'Aulriche, — Le duc d'AuIriche entra . an pourparlers stoc Charlca VII; le roi lui envoie une ambassade; traité dlnnibruek. — DiFBcuIlis eurvenusa dans la réalisalion de es traité; ajournement du accours promis; il

Les ImportaDts succès obtenus par le gouTememeot royal, dans les premiers mois de 1429, ne pouvaient manquer d'amener une reprise des négociations entre la France et la Boui^ogne. Philippe le Bon était du nombre de ces princes dont la politique n'a pour fondement que l'intérêt : le relèvement de la puissance française était pour lui, en faveur d'im rapprochement, l'argument le plus décisif. Dès le mois de juin 1429, le duc de Savoie avait fait partir des ambassadeurs, chargés de se rendre dans les cours de France et de Bourgogne et d'y faire de

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nouvelles onverLuresde paix'. Que devint cette ambassade? Arriva-t-elle à Chinon avant la campagne du sacre? Les renseignements manquent éC cet égard. Nous savons seulement qu'une convention, particulière a. la France et à la Savoie, fut signée le 23 juin au sujet des comtés de Valentinois et de Diois *, et qu'à la date du 19 juillet, des pouvoirs furent donnés aux ambassadeurs précédemment désijîiiés pour la mission diplomatique de France, en vue d'un mariage entre Bonne de Savoie et le fils aîné du duc de Bretagne '.

Le maréchal de Toulongron, qui n'avait cessé d'être le représentant du duc de Bourgogne auprès du duc de Savoie pour les négociations relatives aux trêves avec la France, s'émut A la nouvelle des triomphes obtenus pa ■ Charles V[I. Il s'empressa, d'accord avec le conseil du duc de Bourgogne, d'envoyer à La Trémoille un messager pour savoir si le Roi avait l'intention de maintenir les trêves, et en même temps pour recounatlre la situation des choses et lui en rendre compte*. A la nouvelle de la marche sur Reims et de l'occupation d'Auxerre, le conseil de Dijon, de plus en plus alarmé, dépêcha un nouvel envoyé à La Trémoille', et 6t partir eu toute hâte Guy de Jancourt pour

1. Il parall GcrUin que l«s anibassodcurs noninuSs daos Giùdtcnun (I. 1, \i. {83), ^ pn)|)os d'une niisskin postji'ieure <le queliiui^« mais, se reodiient en Frani:e au mois de Juin, et ja^jiHinièrenl ju»|u'ca novembre (Voir libres de Charles VU du t novembre tii9, 1. Il, p. W6). Il n'est pas moins douteux i|ue, cctic tois, ce ne fut iwini le duc de Savoie qui prïl l'inilutive, mais bien le dur de Boui^oiine : Philippe dit, en propres termes, duns une lettre à son oncle, en date du Ifi octobre U^ (ib., p. 9»T) : « Très chier et {l'es nni^ oncle, à ma pritre et rrqurste vous avjs envoie vous aniliaïadeurs, pourtours de cesles, par dever» mon adversaire le Dauphin, à lin de abstinence de ^errc. u

9. Arcliites de Turin, Cattgoria ProlocoU, dans Blandii, p. 165.

3. Minute oiiginale, nienlionn^e par le marquis Costa de Beauregaul , Souvenir» du règne d'Amédét VIII. p. Î10.

i. ■ Au dil Mureau de Saincle-Marie (serviteur de Mgr de Joovelle), le derrenier jour de juin mil ucccxxix, vingt francs, pour aler de Dijon es parties de Jaijueau el Bajuney, par rordoonance et adtiseiiKnt de monseqtneur le mareschal de Roui'gungne, et gens des ebanibres du conseil el des comptes de mon dil seigneur à Dijon, devers messiie George de la Tramollle, seigneur de Siillj, pour savoir et enquérir de lui se le Daulphln avoil voulenli! et cntencion de enti'etenir les abstinences de guerre prinses et accordées tanl en sa partie eoninie de celle de nion dit seigneur, mesmement pour enquérir Testai e( convine d'icellui Daulpliin. > Traiaiime ample île Makiet Regnault, Archives de la Cdte il'Oi',

B 1613, r. es v°-«G.

5. ■ Au dit haiiti de la Montaigne (Guillaume du la Toumelle, clievalJer), le v jour de juillet ensuivant, vingt francs pour xm vuiaige à aler, par l'ordonnance que dessus, de Dijon devers le dit messire George de la Trenioille, es parties devers Auccrroii. où l'en disoll que le dil Daulphin en aloit, tirant contre Rains, pour au dit seigneur de ta Trémoille

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porter la nouvi'llc an duc do Bonrgopup, et prendre ses instriietions*. Le duc éUH akirs sur le (■lirniin de Paris, où il arriva le 10 juillets

Sur ces entrefaites, Jean de ViUenciive, qui avait été à la cour de France, où il avait reçu de la bouche du Roi et de La Trémoille d'importantes communications, revint à Dijon. On le fit repartir immédiatement pour aller les transmettre au duc et lui demander se» ordres à ce sujet*. Mais celui-ci avait déjà pris les devants: le jour mÊme où Villeneuve se mettait enroule pour venir joindre son maître, une ambassade bourgu^onne arrivait à Reims*.

Trois semaines auparavant, Philippe avait laissé sans réponse l'invitation que Jeanne d'Arc lui avait adressée de se rendre à Reims pour le sacre du Roi'. Mais, soit qu'il ait été sensible aux ménf^emeuls sj;ardé's à l'éf,'ard de la ville d'Auxerre qui faisait partie de son apauajîc*, soil plutôt que la marche triom-

ilire et cipo$er plusieurs choses cl lui requérir l'accomplissement d'icclles, au bien rt linnncur lie mim dit sci|^cui et de ses pajis et suligiei. > ht., ibid., f. 60.

I. Il partit de son ' lioslel n le ^J Juillet, ]>uitr se rendre ii Dijon, et quitta ciHlc ville le r.. Il revint de .<a mission le 5 seplemlire. Archives de la f/ile dïlr, B llîi3 , T. G6 ri 78 v. — \a:'£î .iDilI . le dur ordonnait de lui payer U> fr.. « pour deux viipges <]iic par son connnandement et ordonnance il tlet pour aucuns ses aflaii'es secm ou pajs de Cliainpalgne. • Archiies dn Nord, B 1912, t. 77,

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