‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 229 sur 367 · Sigonius, ap. BoQandistes, vol II de mai, p · texte numérisé non relu

Sigonius, ap. BoQandistes, vol II de mai, p

10. C'est ce que dit Sigonius, et ce qui ressort des documents, en particuKcr d'mw

ovGoot^lc

conclure une trêve de quatre mois et à députer près de lui leurs ambassadeurs àNevere, au jour qu'il assignait'.

C'était le moment où Philippe, fatigué d'uoe lutte qui tournait de plus en plus à son désavantage, semblait ne chercher qu'un moyen d'en sortir honorablement. Dès le mois d'octobre 1430, il avait autorisé sop conseil siégeant à Dijon à négocier avec la duchesse de Bourbon la conclusion de trêves partielles, mettant à l'abri des attaques des Français le Maçonnais et le Gharolais'. En déi^embre, il envoya Philibert Andrenet au duc de Savoie ', Au mois d'avril 1431 , il entra en pourparlers avec Charles Vil pour la conclusion d'une trêve. Jean de la Trémoillc, seigneur de Jonvelle, et Guy de Jaucourt, seigneur de Villarnoul, vinrent trouver le Roi à Chinon*.' Ils retournèrent ensuite près du duc, et revinrent au mois de juillet ou d'août ' : le 8 septembre suivant , un traité fut signé, stipulant une trêve de deux ans entre le Roi et le duc de Bourgogne pour les pays voisins de la Bourgogne et de la Champagne'. Chose digne de remarque, c'était la première fois que les deux parties négociaient directement, sans le concours d'aucun intermédiaire. Il fut convenu qu'uue ambassade serait envoyée parCharles Vil au duc de Boulogne pour R plus sûrement besoiguerau surplus'. »

tetlrc de Henri VT au duc de Bom^ogne en date du 6 octobre. Ilialolre dt Bourgogne, 1. VI, preuva, p. xciï.

t. SiganiDs, el IrUre de Chartes VU du tV des ides de juin (10 jDin), par lut citée (p. J87). — Sifonius confond celle prenilirc n^ocialion avec celle qui pri>céda h) congrès d'Ams. Aussi Gamerclt a-l-il (Ktla D. mem. Sieoléi Albergali, t618, in-4*, p. 96) placé cette lellre dans sou récit i l'asuife 1435.

i. Ces négoctalions te prulougèrent ca décembre, janvier el en mai, sans aboulir. Voir Canat, t. I, p. 306. 308, 316.

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