DE 1431 A U
La duc de Bourgngne, micontonl doa £chc« subis par lui dans li campa|cne ds 1130-31, k aintaui Anglais e[ récianw un ctianf^mcnt de politique. ~ N ou v«lls intervention do ManiiV I Civeur lie la paii ; il mcurL, nidis son successeur Eut(ène IV conllbuc sud ffiuvre. — Au ois d'Birll 1431, Philippe enlre en pourparlers avec Charles VU i nouvelle amlusiaik; èvede dcui ans conclue le H aoplenibre; Ucva particulière pour le Bourbonnoîs. — Arrir^ 1 cardinal de Sainle-Cn»! ; iléinafclic* i|u'il (ait pi4ide) prince» ; accueil cju'il reçnii. — inférance d« Lille; Irevode >li bus, B'éleudanl à loutes las poiscssiana des deui puiisances; opositian de paii g6néralo formulée par les aiabosstdcurs [ran^sis. — Ambassade àt laMes VII à Dijon près du duc; on regarde la peii comme raiW. — L'iiat maladif du çirual de Sainle-Croii retarde la conférence projetée à Auierre ; rdunion préliminaire i Semur; opositJoiu du cardinal ; dispositions des parlics. — Mémoire sur la situation envoyé parles nseillers du duc à leur maître; rèpooeo de Philippe.— Conférenca d'Auiorre; en présence s difficultés qu'il rencontre, le cardinal proroge la réunion. — Mission de Giucourl près du ic pour l'obserfalion des trêves.— Nouvelle conférence éSeine-Hort; le cardinal va irou*er
Roi pour aplanir les dlfRcultis. — Troisième conférence à Corbcil; ruplura dèlinitiTe. — I duc de Bourgogne craint que SB brouille avec Bi^lfard n'amtoe une rugilure entre les Anglais
lui; mission de Hugues daljnnojr on Angleterre; son entrevue avec le duc d'Orléans, qui
ensces de guerre du t/M de la Bourgogne, bleutOt suivies de la reprise des hoslilité». — tervention du duc de Bretagne en faveur de la paii; honleui irsité conclu avec les Anglais ir le duc d'Orléans, qui' se porte également médiateur ; réunion projetée t Calais; elle n'a >lnt lieu; le duc de Bretagne poursuit ses efforts, qui demeurent stériles.
Les écliecs que rencoalra le duc de Bourgogne, dans la camagne de 1430-1431 ', lui furent très sensibles. Il se plaignit avec mertume aux Anglais des sacrifices d'hommes et d'ai^eot que n imposait une guerre où il avait en à lutter, non seulement
. Voir plus, haut, j), 37-42.
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coQtre la France, mais coDtre les nouveaux alliés de la France, les Liégeois et l'empereur'. II était, disait-il, « très fort et trè; expressément grevé : » le duché de Bourgogne et le comté di Charolais étaient exposés, sur une frontière décent soixanl lieues, aux courses et aux attaques des Français ; le Retheloi était détruit ; l'Artois ravagé ; la Picardie entamée ; les troi; Ghàtellenies et le comté de Naraur, dont le revenu était s considérable, ne produisaient rien, et lui occasionnaient ai contraire des frais pour la garde des villes et forteresses. E il fallait qu'il supportât à lui seul, « à ses périls et dépens, : tout le poids de la lutte ! Aucun autre seigneur ou parent di roi d'Angleterre n'en faisait autant. « Autrefois, ajoutait-il quand une guerre éclatait, le roi l'entreprenait et la conduisai àseafrais. » Le duc consentait à entretenir encore, pendan deux mois, mille hommes d'armes en Picardie et mille en Bour gogne, mais il demandait que, passé ce délai, il plût au roi di faire la guerre à ses dépens. 11 terminait en disant qu'il lu déplaisait fort de ce que , depuis le siège d'Orléans, les cTiosc: n'avaient pas bien marché. « Mais, en fait de guerre, ce n'es pas de nouvel que les choses ne viennent pas toujours ; volonté, car Dieu est par dessus, qui en fait à son plEÛsir e volonté*. H
Philippe ne faisait là, d'ailleurs, que renouveler, avec plu de force et d'une façon en quelque sorte comminatoire, le plaintes déjà formulées dans une lettre adressée par lui au ro d'Angleterre, à la date du 4 novembre 1430', lettre où il allai jusqu'à prédire la chute de la domination anglaise en France si l'on ne montrait pas plus d'énei^ie dans la lutte et plus d'ac tivité à assurer les ressources financières. A cette même date le duc avait envoyé à Henri VI deux de ses conseillers, pou insister près de son gouvernement sur ia nécessité d'un chao
1. Guillaume Fillastre, llltloire di la Toison d'or, m%. fr. 3631, T. 109.
3, loslnictions pour Quentin Menard el Christian KauUin, envoyés en Angleterre, e date du 11 ivril 1131. Original, archives de la Côte d'Or, B 11898 ; im. Hhloire d Bourgognt, 1. IV, preuvei, p. LXKxv. Ils partirent de Hesdla le 30 avril c( revinrent I li mai. Archives du Nord, B 19i3, t. 131 v el 133.
3. Cette lettre a i\é publiée par U. Stevenson, dans son prëcieui recueil, t. Il, p. IS et suiv.
ovGoot^lc
gemeal de politique'. Dans les iastructiona doDDées à ses ambassadeurs, le duc faisait allusion k une commuoicatioa que le Pape lui avait fait transmettre par son procureur en cour de Rome ', chargé de se rendre près de lui à cet effet : les cardinaux des Ursius et de saint Pierre ad vincula étaient désignés pour se rendre eu France et y travailler à la paix générale*.
Martio V s'était, en effet, résolu à reprendre ses dessciDs interrompus de 1422. Il avait écrit au duc de Boulogne en faveur de la paix , lui faisant même un devoir de conscicoce d'abandonner les Anglais, s'ils s'obstinaient à vouloir poursuivre les hostilités*. Par lettres du V des calendes de décembre (27 novembre) 1430, il avait donné mission à Nicolas Albergati, cardinal de Sainte-Croix, de se rendre en France pour travailler à la paix*. Le 31 décembre, le Pape écrivait à Henri VI pour le disposer favorablement eu laveur de son légat •,
La mort de Martin V, survenue sur ces entrefïiites (20 février 1431 ), retarda la réalisation de ce projet. Mais son successeur Eugène IV(Gabriel Gondoimieri), élu le 3 mars, s'empressa de confirmer les pouvoirs donnés à Nicolas Albergati : il le Gl par un bref du III des calendes de mai \29 avril) 1431 '. Il écrivit eu même temps au duc de Boui^ogoe pour accréditer le cardinal auprès de lui, l'exhortant vivement à accueillir favorablement ses ouvertures '. Il écrivit aussi à divers princes du sang, eu particulier à René d'Anjou '. Le cardinal de Sainte-Croix se mit aussitôt à l'œuvre, s'adressant à la fois au Roi, au roi d'Angleterre et au duc de Bourgogne '", et exhortant les princes à
1. Inslniclions du i novembre liSO i Bauffreinml et Trtssy (Thoisj). M., tWrf., p. IStetsoir.
3. Robert Andon, conseiller du duc de Bourgogne et son procureur en cour de Rome.
3, Stevenson, t. 11, p. 116. Ce qui arrtt«it, c'^t»! la question d'argenl- Le pipe avait décidé que chacune des parties paierait les Trais de l'un îles cardinaui. Le duc soumettaii au roi d'Angleterre cette quesUoo.
t. Voir le teite dans Rajnaldl, année U30, § iv.
5. Sigooius, Vila Nie. Albtrgali, dp. BoUandistes, vol. 11 de mai, p. Wi.