HUtoWe de Bourgogiu, t. IV, prtuvtt, p. xcvii
3. ■ Fremebut undique betia el pcr Gallicanam r«gii)nein umoeni irmoruoi Tr^orts rcsoDatoDl, i dit t'ét^quc Z«do dans sa Ht de Niwla» Albergatl (D«llind. de mai, t. Il, p- iih) ; nuis il i tort d'^aul«r : a Nulla pacis vai audiri potenl, Dutb p«r6ciend» concordic spes cssc vidcirâlur. •>
l. < lllpicisangelum destinemus,'* disait Eugène IV dans sa lettre au cardinal (cîl^e par Sieonius, BoUand. de mai, t. Il, p. J84).
5. Il est fait nicnlion de cette double visite dans la lettre de Henri VI du 6 octobre, cit^e plus loin.
6. Lettre du 10 juio, citée par Sigonius, Bollandistes de mai, I. Il, p. 487.
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1431 tA DIPLOMATIE DE CHARLES VII DE 1431 A 1433. 441
vêque de Reims, à Christophe d'Rarcourt et à Adam de Cambray pour aller traiter de la paix générale avec le duc de Bourgogne '. De son côte, Henri VI écrivait de Rouen, à la date du 6 octobre, au duc de Boui^ogne, une lettre où il lui faisait connaître, en même temps que la démarche faite auprès de lui par le cardinal de Sainte-Croix , la réponse donnée par son conseil : après mûre délibération, on avait dit au cardinal que, « pour révérence de Nostre Seigneur, evitation de l'effusion du sang humain, et repos, paix et transquillité du povre peuple, b le roi était entièrement disposé, comme il l'avait toujours été, a à tous boas , amiables , raisonnables et honnestes moyens de pals, » mais qu'il ne ferait rien que par l'avis du duc de Bourgogne, sans Tassentiment duquel i) ne pouvait ni ne devait traiter de paix finale avec son adversaire, il ajoutait que le cardinal avait fait des ouvertures relativement à la conclusion d'une trêve, et qu'il y avait donné fen principe son consentement, H annonçait la venue du cardinal qui, très content et joyeux » des réponses à lui faites, se rendait près du duc pour connaître ses intentions^ Deux mois plus tard, de Paris où il s'était rendu pour son couronnement , Henri VI écrivait au cardinal de Sainte-Croix, en réponse à une lettre qu'il avait reçue, pour l'assurer de ses dispositions favorables à la paix et lui faire savoir que, puisque le duc de Bourgogne s'y prêtait, il acceptait la tenue d'une conférence pour le i<"" mars suivant'. Enfin, le 23 décembre, le jeune roi écrivait au duc, à la réception d'une lettre du cardinal, alors malade, qu'il acceptait la date du l" mars, et qu'il avait pour agréable le choix de Cambrai, ou lout autre auquel la partie adverse donnerait son assentiment; il demandait au duc de désigner de notables conseillers
i. II y a dcui lelln.'s pateoles du raénie jour. Dans l'une, les trois ambassikdeurs reçoivent leurs pouvoirs poor Ii'aiter de trêves g^n^rales. Dans l'autre, où le cirdîDal de Sainte-Croix est nommé, les pouvoirs sont plus étendus, et il est parte ronnellrniiuit de 1 & pain gi^némle du royaume. » HUtoirf ilt Boiirgognf, t. IV, pnuvrt, p. xcii et XCiii. Voir Araliivcs de la Côtc d'Un, B 11898.
S. UriginsI sur papier, Archives de la COtc d'Or, B 11898 ; publié dans Ylliiloire de Bourgogne, I. IV, preuvet, p. xciv. Celte lettre se retrouve plus loin (p. cxxiv) avec la date du 1 octobre, et placée à tort parmi les pièces de 113!.
3. Lettre du 3 décembre 1431, placée à tort parmi les pièces de 1421- Id., ibfâ., p. uxv.
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pour se trouver avec les siens k la cocféi^nce, et y faire, disait-il, « à lEi louange de Dieu, honneur de nous et de vous, et tranquillité du peuple chrestien tout ce qui lors sera avisé à faire en la matière '. »
Le duc de Boui^ogne paraissait enfin entrer résolument et sans arrière-pensée dans la voie de la conciliation. Il reçut à la fin d'octobre la visite du cardinal de Sainte-Croix'. Peu soucieux de mécontenter le ^uvernement anglais , il s'abstint de paraître à la cérémonie du couronnement de Henri VI (16 décembre 1431). Pendant que le jeune roi d'Angleterre était à Paris , Philippe tint à Lille , avec les ambassadeurs de Cbarles VII ', une conférence qui aboutit à un traité signé le 13 décembre.
Ce traité ne contenait encore que des préliminaires de paix. Nous n'avons point le texte de ces u remontrances et requêtes o présentées par les ambassadeurs de France relativement k la paix générale, dont parlent les lettres du 13 décembre , et auxquelles il est fait allusion dan3 une lettre du duc de Bourgogne à Henri VI ; le:> détails nous manquent sut cette conférence de Lille. Mais un résultat considérable y fut obtenu. Pour la première fois, la trêve, qui devait avoir une durée de six années, s'étendait à toutes les possessions des deux puissances*. Les ambassadeurs de France s'étaient
1. Archives de la Cdled'Or, B lieOS; id., ibid., p. cxxvii. — CeUe lellre esl donnée avec ta dale Tautlve de ti33. — Od a une lettre du métnciour adressée par Henri VI au due de Bretagne. D. Lobineau. t. II. p. SQS,
t. On » la mention de lettres missives du duc de Boui^ogne des H el 15 octobre, où il parle de h prochaine lenue du cardinal ; dans une lettre du t novembre, il parle de ■ la venue du cardinal de Sainte-Croix, qui estait vrau devers lui pour aucunes grandes matières. > Archives du Nord, B 1013, f. 138 et 13S. — Le duc lui donna une tapisserie. Id., t. 119.
3. C'étaient encore le chancelier, Christophe d'Harcourt et Adam de Caaibnj. Dès le 30 octobre, le Roi avait annonré leur venue aux habitants de Reims, et, en passant, les deui derniers s'étaient arrêtés â Troyes, du IS au 10 novembre, pour assister comme commissaires du Roi k une grande assemblée locale (Boutiot, Hitloire de Troi/ei,
i. Leltivs délivrées an nom des ambassadeurs de France le 13 décembre tiSI. Original aux archives de ta Cdte d'Or, D 11S9B ; lettres délivrées au nom du duc de Bourgogne, auK mêmes archives, anx archives de Douai et dans VHitlaire de- Bovrgognr, t. IV, preuves, p. ciii. — M. de Elarante remarque que la chancellerie du duc n'appelait jamais le Roi * que U DaujfMn ou ChaTlet de Valoii. ■ C'est eiact : le Roi est nommé ici : « Charles, so; disant Ro; de France, nostre adversaire, • et nous avons rencontré
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même engagés, par lettres spéciales, à y comprendre d'autres villes tenant le parti du duc', et notammeat Paris, Saint- Denis, Corbeil, Meaux et Chartres, si ces villes voulaient y être comprises*. En outre, pour permettre au duc de ne point violer l'engagement pris par lui avec les Anglais, lors du traité d'Amiens, on lui accorda la faculté de mettre à la disposition des ducs de Bedford et de Bretagne , et de chacun d'eux , s'il en était requis, un secours armé de cinq cents lances *. Les ambassadeurs avaient promis au nom du Roi que , pendant la durée de la trêve, aucun traité préjudiciable au duc ne serait conclu ou renouvelé'. Enâû, le Roi comprenait ses alliés dans le traité, et notamment le roi de Castille.
Le 29 décembre , le duc de Bourgogne fit part au roi d'Angleterre de ce qui avait été conclu avec les ambassadeurs de Charles Vil. Ceux-ci avaient formulé certaines propositions relatives à une paix générale, et s'étaient montrés disposés à prendre part à des conférences avec le roi d'Angleterre et le duc. Pour préparer les voies, le duc avait « amplié» les trêves conclues antérieurement, en la forme dont le roi pourrait avoir connaissance par la copie de l'acte qu'il lui envoyait. « Laquelle chose, écrivait le duc, j'ay faicte principalement afin de parvenir à ycelle paix générale. . . , et aussi pour ce que requis en
l'appellalioa de Dauphin dans les lettres ia 8 septembre U31 el dans beaucoup d'actes nnl^rieurs. Mais U. de BaraDte se trompe en Roulant : > Parfois même les ambassadeurs de France étaient eux-mêmes contrains de ne donner, dans leurs écritures, aucun litre royal à leur Diaitre. • Si, usant de la condescendance que, depuis Hîi, ils n'avaient cessé de monlrcr, ils supportaient les fonnules blessantes de la chancellerie bourguignonne, les ambassadeurs de Chartes VII donnaient toujours i leur msdlpe la qualification de Roi : cela est attesté, non seulement par les lettres citées plus liant, mais par les autres actes, en date du 13 dik«<nbre, publiés dans ['Ilitlotre de Bourgogne. — Voir sur ces Irtves ce que dit Monslrelet, 1. V, p. ÎS.
1. Lettres des ambassadeurs du 13 décembre 1431. HUloire de BowQognt, I. c,
p. CÏU.
S. Plusieurs villes adliërèrent ainsi et daunèreat des lettres attestant leur adhésion. Nous citerons Corbie, Noïon, Saint-Riquier, Chauny et Montreuil-sur-Uer, pour lesquelles on a le| actes d'adhésion en date du 7 janvier US3 (Vou- Charles de Colbcrt, 391, n" 670 et sulv.); puis Abbeville, Amiens, Doullens et Saint-Quentin (Voir actes d'adhésion ani areijives du Nord, 6 UOO. Le continuateur de D. Plancher cite aussi Beauvais comme ayant adhéré (t. IV, p. 156).