Autres leUrcsdu 13 décenilH«1431, I. c., p. cviii
I. Arcliives de la Cèle d'Or, B 11808 ; d. lettres du duc de Boui^ogne du même jour, id. il est rail mention de celte clause dans les lettres de ratification du Roi.
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444 HISTOIRE DE CHARLES VH. t431-3'2
estoie et sais par les trois Estais de mes pays et par plusieurs vos tioiines villes, et que je ne pouvois ne puis plus supporleià mes dépens la charge de la guerre, pour laquelle supporter De m'avez aidié ue secouru comme besoin cstoit, ja soit ce que , par pluseurs fois , vous en aye fait prier et requérir '. »
Tout paraissait disposé pour l'ouverture des conférences au temps indiqué. Les ambassadeurs du Boi , après un séjour assez prolongé à Lille ', avaient rendu compte à Charles VII de leur mission, et celui-ci avait donné ses lettres de ratification du traité du 14 décembre et des clauses secrètes qui y avaient été ajoutées'. A la date du 2 février 1432, Henri VI avait désigné les ambassadeurs qui devaient se rendre en France pour traiter avec son <• adversaire'. « Le duc de Bourgogne avait quitté Lille le 19 janvier' pour se rendre en Bourg<^ne. Mais l'état de santé du cardinal de Sainte-Croix retarda la réunion. Le cardinal, après son voyage à Lille, était tombé malade à Neufch&tel , d'où il envoya son auditeur à Henri VI ; il se remit en route vers le 14 décembre pour aller trouver le Roi*. Puis il rejoignit Philippe à Dijon, où, à la date du 7 avril, le duc écrivait qu'il attundait de jour en jour les amt>assadeurs de f son adversaire Charles de France '. »
t. Ongioil, Archives de.U Mte d'Or, B 11898'; Hiilnlrr dt Snargogne, l. IV, preava, p. Cix.
3. Ils j fuient encore le 1*'' janvier \lSi, date à laquelle ils délivrèrent ropie du pouioir de Charles VII du i" otlobre (Hiilikre l'.r Bourgogne, l, IV, prevva, p. ex). Le 15 janvier seulemeul ils passaient par Troyes. se rendant près du Roi (Boittiot, l. c, p. 553), d y séjournirenl cinq jours. — Le 31 décembre, le duc avait donné de nouveaux pouvoirs I poor coticlure sur le Tait des abstinences entre le dit duc et le Dauphin son adversaire. • Archives du Nord, B 1915, f. 53.
3. A la date dn 18 lévrier U3Î, à Chinon ; original aui archives de la Cdte d'Or. B H898 ; édité HUIoht ite Bourgogne, t. c, p. cx.
i. C'étaient l'évéque de Ross, Henri Bromstel et llmnias Bekjrnglon. Rïmer, t. IV, part, lï, p. 178,
5. Le !1 janvier, Jean Tirec«q, écuyer d'écurie du duc, partit pour aller trouver le duc de Bretagne et le comte de Richemont. 11 revint de ce To^age le 5 mu. Archives du Nord, B1945, f. 51 v.
6. C'est ce qui résulte d'une lettre missive d'Aimé Boui^eois, datée de Rouen 13 décembre, adressée au duc de Bourgogne. Original, Archives de la Cite d'Or, B 11898;
' copie OoUeclion de Bi)urgi^e. 95, p. 900. — Le 11 janvier, Fusil, poursuivant de l'ordre de la Toison d'Or, était envoyé de Gaod par le duc au cardinal de Sainte-Croii ■ estant devers le Dauphin , pour aucune matière grandement touchant mon dit seîgneur. • Archives du Nord, B 1915, l 50.
7. Amplittima eolUetU), 1. VIII, col. 105. CT. Monumenla candi, gennatium, 1. 11, p. 185. — Le 9 mars précédent, le duc envoyait < haslivemenl i Jean de la VilkiwitrTe,
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1432 LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1431 A 1433. 44S
L'archevêque de Reims , chancelier de France , et le premier chambellan La Trémoille étaient, en effet, partis de Cbinoii dans les premiers jours d'avril, à la tête d'une notable ambassade ; ils s'avançaient avec prudence , craignant d'être attaqués en route, et arrivèrent à Dijon le jeudi-saint (17 avril) ' . Le 8 mai,' le duc donnait ses lettres de commission aux ambassadeurs qui devaient le représenter à la «journée, » axée d'un commun accord au 8 juillet , à Auxerre. C'étaient les évêques de Langres et de Nevers, le chancelier Rolin, le prince d'Ârlay, le maréchal de Boui^ogne et d'autres notables conseillers , au nombre de treize '. Les instructions, signées le même jour, attestent la circonspection et l'extrême réserve avec lesquelles le duc s'engageait dans ces négociations. Les ambassadeurs bourguignons devaient conserver une attitude d'expectative, et ne rien conclure sans la participation des représeolants du roi d'Angleterre '.
Le seul fait de la réunion tenue à Dijon avait une importance considérable. L'archevêque de Lyon, écrivant le 28 avril à l'évêque de Lausanne au sujet de l'affaire du Concile, regardait la paix comme faite*. Le chaocetier, dans une lettre écrite de Dijon à son chapitre de Reims, exprimait l'espoir d'aboutir à un heureux résultat*. A la date du 10 mai, le Concile avait
ecujer, serviteur du sire de JoDvelle, c( Etienne Bourgeois, chevaucheur de son écurie, vers le sire de la Trémoille. — Le U mars, Zuiland le poursuivant allait encora parler à La Trëmoille une lettre du duc. — Nouveau message envoyé le 5 avril par le hfraut Charolais. Archives du Nord, B 1915, f. 74 et 13.
1. Li date est précisée p^ la lettre de l'archevêque de Lyon i Tévéque de Lausanne, en date du 38 avrU U3!. Ubbe, Sacrosancla concilia, etc., t. Xll, col. »98. — Le duc daana !0 fr. à Castaigae, trompette du Datilphla. et i (k)pp]D, trompette de messire Georges de la Trémoille, à l'entrée àes ambassadeurs i Dyon. Archives du Nord, 8 19i5, f. 1Î7 V".
î. Original, Archives de la Côte d'Or, B 11699; édité Hiâloire de Bourgogne, t. IV, pmivei, p. cxvn.
3. Id., iM., p. cxini et suiv. Les ambassadeurs devaient se réunir aui ainbi&sadeurs aillais quand ceui-d invoqueraient les droits de Henri Vl, résultant du traité de Troyes et de la volonté de Charles VI, mais se séparer d'eux s'ils alléguaient des droits antérieurs.
1. Labbe, 1. Xll, t. e. "Voir ce que Bedford écrivait au Cuacïle, au si^et de la paii, à la date du 7 mai {Amplltsima coUecUo, I. VIH, col. 113), et la lettre des conseillers de Henri VI (col. tIS).
5. > Samus hic en parle Régis pro pace Iraclanda. Spero omne bonum, attamen qnid teienns non est conclusun. « l^etlre sans date {Ampliitima eoUeetio. I, Vin, col. 31).
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adressé aux priacea chrétiens, et spécialemeol à ceux qui étaient fiD lutte ea France, un suprême appel pour la paix'. Hais ces efforts et ces espérances ne devaient point produire les fruits attendus : on était loin d'arriver an terme.
Le duc de Boui^ogne donna avis an chancelier anglais Louis de T^iixenibourg et au Conseil de Henri VI à Paris de ce qui avait été fait à Dijon*. Le cardinal de Sainte-Croix écrivit, de son côté, au réjjenl Bedfopd'. Le Conseil de Paris ne voulut prendre aucun parti sans en avoir référé au Conseil d'Angleterre. Toutefois, il fit savoir secrètement au duc, par un message verbal, que le gouvernement anglais se ferait représentera la conférence d'Auxerre. Le duc se hita d'en informer son chancelier, à la date du 16 juin , en lui recommandant la discrétion la plus absolue, et en lui disant que , si l'on ne pouvait arriver k une paix générale , il fallait au moins conclure une trêve d'une longue durée, et qu'il eût à s'y employer de tout sou pouvoir*.
En attendant l'ouverture de la conférence , les conseillers de Philippe le Bon s'étaient installés à Semur, où ils séjournèrent à partir du 4 juillet'. Les ambassadeurs du Roi arrivèrent dans cette ville le 30 juillet», et y restèrent jusqu'au 6 août'. Le cardinal de Sainte-Croix , retenu de nouveau à PouiUy par