‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 242 sur 367 · LA DIPLOHATIE DE CHARLES VII JUSQU'AU TBAITÉ D'ABRAS · texte numérisé non relu

LA DIPLOHATIE DE CHARLES VII JUSQU'AU TBAITÉ D'ABRAS

s V. ~ LE CONCILK r

14 décembre 1431, lu momeoL où te Pape proniinca Is dinolulion du Concile et sa transJalion.

— Lm PArc9 w décident à passer outn et continuenUsurs Beuiooa.— Reittlons de Cbtr1«) Vil avec Eagtne IV ; démarches faitae par les Pires de Bile prè« du {loi ; assemblée de Bourges.

— InterrcDlkifl de l'emporeur Sigismond en faveur du Concile. — VériUblï caraclire du Concile ï lémoigRage d'^neas Sylviut. — Nouvelles démarches du Concile ptH du Roi, qui se décide à fsire partir des ambassadeurs pour le représenter. — Le Pape , sur tes instances de l'empereur, oonteni i laisser le Concile poursuivre ses traraui. — Cbarics Vil agit prés du Concile dans le sens de la cancllialian ; lettre qu'il lui adresse pour le eupplisr dg montrer plus de modérslion é l'égard du Pape. — Eugène IV a pour lui tous les princes chrétiens. — Arrivée de Sigismond i Bile, au retour de son voyage d'Italie ; nouvelle approbation donnée pat le Pape au Concile, i|ui rejoit les légeu du Balnt-Siége. — Politique de Sif|iso»nd i l'égard du duc de Bourgogne et du Rni ; plus il s'éloigue du premier, plut il se rapproche du second, sveo lequel il finit par contracter une allisuce contre le duc; sympathie croissante qu'il témoigne 1 le France; déclaralion de guerre au duc de Bourgogne. — Continuation des rapporta de Charles Vil avec Frédéric, duc d'Autriche; ils n'aboutisKnt à aucun résullst. — Relations avec les princes italiens : le marquis de Hontrerrsl, le marquis de Ferrore , le duc de Milan ; ambassadee envojéos é Eugène IV. — Ambassade en Caatilk; traité de Madrid ; démarches biiles près du roi de Navarre et du roi d'Aragon, — Relalions avec l'Ëcosee; siluation de ce roraunte; tes rapports sont rétablis entre Clierlet VII et Jacques I«.— Envoi d'une ambassade pour aller chercher la princesse Marguerite; conienlion faite à ce sujet. — DifGcnttés que rencontrent tes ambassadeurs près de Jacques !•'; commnnicalions avec le roi d'Ecosse et avec ses ambassadeurs; délai apparié é l'eiécnlion des engagements pris; le Toi d'Ëcoase promet enfin de faire passer la Dauphine en France au mois de mars lOfi.

Le pape Martia V avait, quelques jours avant sa mort, décidé la réuuioD du Concile qui, aux termes d'un décret du concile de Sienne ', devait se tenir à Bâle, Ce n'eat pas sans une cer-

1. Voir Hifé\é, Hitt. dtt]ConcUa, tradudion française, I. XI, p. 143-t5.

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■168 IIISTOIB?: DE CHARLtlS VII. 1431

laioe ri^piignance i|iril avail pria celle résolulioii, car, se souvenact deâ dissensions du ruucUe de ('oostaiice , il avait eu horreur le nom ménie de Concile'. La bulle de couvocation portait la date du I"" février 1431 , et le cardinal de Sainl-Ange, Julien Cesat'ini, était désigné comme légat'. Le jour même do son couronneiuirnt {1*2 niard), Eugène IV conârnia les pouvoirs du cardinal. (Iclui-ei était déjà parti pour l'Allemagne'; il avait pris le chemin de Nuremberg , uîi l'empereur avait convoqué une diète pour s'occuper de l'airairc des Ilussites.

Aux termes des décrets de Constance et de Sienne, le jour marqué pour l'ouverture du Concile était le 3 mars 1431. Or, ce jour-là, il ue se trouva à BAle que le ^eul abbé de Vézelay. L'abbé, s'étant rendu à la cathédrale, prit acte, le lendemain 4 mars , en présence des chanoines, do l'absence des prélats qui avaient été convoqués, et proposa, en attendant leur venue, de délibérer sur les ^juestions qui devaient être soumises au Concile *. Au commencement d'avril , arrivèrent , avec trois députés de l'Université de Paris, l'évèque de Chaton el l'abW de Citeaux. Le cardinal Ccsarini, retenu à Nurembei^ par U croisade contre les Hussite.s, qui venait d'être décidée et à laquelle il voulait prendre part eu personne, envoya à Bâle deu\ délégués qui , à la date du 23 juillet, déclarèrent le Concile ouvert*. Le cardinal étant arrivé, à son tour, le }t septembre, et ayant constaté le petit nombre de prélats présents à Bàle — il n'y avait encore que trois évêques et sept abbés — adressa, à la date du lï) septembre, une circulaire à tons les évèques de la chrétienté pour les presser de se rendre au Concile *. Il écrivit en même temps au roi Charles Vil pour l'intéresser à la réunion de l'assemblée'.

|i. U7, cl 1. II. p. ■''>3-&5.

3. iJ éUil parti dès le â3 ou "U janvier U3t, ilonummla, I. I, p. G7 ; l. I

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