‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 243 sur 367 · ihmmtnttt, L 1, p. S8 ; t. II. p. U · texte numérisé non relu

ihmmtnttt, L 1, p. S8 ; t. II. p. U

5. Uonumeula. l. I, p. 91 ; Hémf, llitl. dt> Conciirs, I. XI. \>. (77 ; - •igliu gaUiemf, l. XX. p. 204,

n. Monumenla, t. 1, p. 110 ; t. II, p. 33-34.

7. La leltrc est dalëe du !3 soplcmbre. Aiiiptitsima eollrclio, t. VUI, cal. ; une autre lettre du cardinal au lloî i>n dat« du 7 octobre, le prianl d'earoier a les prélats de son roïaumc. H., il-iil., col. 3Î

byCoOt^lC

Sur cee enlPefaites, le pape Eugène IV, voyant d'une part le peu d'empressement que les prélats mettaient à se rendre à Bâle, désirant d'autre part travailler à la réimioD des Grecs à l'Église latine — laquelle, suivant le vœu manifesté par l'empereur grec et le patriarche de Gonslantinople , ne pouvait être mise en délibération que dans une ville italienne, — écrivit à son légat, à la date du t2 novembre 1431 , pour l'engager à dissoudre le Concile et à le transférer à Bologne, oix il se réunirait dans un délai de dis-huit mois. Cette lettre était contresignée par onze cardinaux '. .

Mais, dans l'intervalle, les rares prélats qui se trouvaient k Bâle s'étaient empressés de commencer leurs sessions : la première fut tenue le 14 décembre, sous la présidence du cardinal Cesarini, au niument même où le Pape prononçait, par une bnlie du 18 décembre, la dissolution du Concile, et écrivait à l'empereur Sigismond pour l'informer de sa résolution'. Le cardinal-légat, obéissant au Souverain Pontife, abandonna la présidence du Concile dès que la bulle de dissolution parvint à sa connaissance; mais, en même temps, il adressa à Eugène IV une lettre fortement motivée où il le suppliait de revenir sur sa décision et de laisser siéger le concile à Bâle '. Quant aux prélats réunis dans cette ville, ils envoyèrent au Pape une ambassade pour lui faire connaître l'intention oii ils étaient de passer outre ; et, sans même attendre sa réponse, ils lancèrent, à la date du 21 janvier, une lettre encyclique par laquelle ils déclaraient qu'ils ne se dissoudraient pas*.

La lutte était engagée, el les princes allaient avoir à prendre "parti pour'le Concile ou pour le Pape.

Eugène IV, par une lettre en date du 12 mars 1431, avait notifié son élection à Charles VII', Le Roi envoya au nouveau pontife une amba-ssade, à- la tête de laquelle était Jean Jouvenel , conseiller au parlement '.

1, MoRumenta, t. 11, p. 67 ; HiléU. l. c, p, 185-87.

i. Moaamenta. t. Il, p. 12-75 ; Réfélé, t. XI. p. 193,

3. Lettre du 13 janvier U3Î. Honumenta, l. 1), p. 95-107 ; Sétélé, p. 19i et suiv.

i. Jlîonuminla. l. H, )> tlS-IÎO; H#félé. p. !01.

5. Original dans le Portefeuille 251 de Godefroy, à la Bibliothèque de l'inslitul ; cf. à ta Bibliotbèquc nationale, Biienne, 155, f. 516, et arm, XVH de Baluze, f. 977; pubtii^ Preuiit* det libtrln de l'égtiit gallicane, t. 1, p. 11.

6. Il Aait'de retour en France le SI août 1131 : i cette dite le Roi ordonna de

ovGoot^lc

470 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 141)1

Noua avoas tu que le cardioal de Saint-Auge avaitécrit à deux reprises au Hoi : il ue tarda pas à lui envoyer (30 octobre 1431) un ambassadeur qui, dans les premiers jours de janvier 1432, était encore à la cour de Chinon '. Sur les instances du cardinal, le Roi se décida à convoquer les prélats de son royaume. Les lettres données à cet effet portent la date du 14 janvier 1432',

L'asBcmbléc s'ouvrit à Bourges le 26 février. La grande question agitée à Constance et qui allait être reprise à Bàle, savoir la supériorité du Pape sur le Concile, se posait au sein de la réunion du clergé de France. Le débat eut beaucoup d'ampleur : deux jurisconsultes et un tliéologieii furent chairs de prendre la parole en faveur du Concile; tous les autres at^umentèrent dans UQ sens opposé'. Après mûre délibération, les prélats se prononcèrent uaammement en faveur du Concile *, On rédigea un acte qui , sous le titre d'avis au Roi, résumait l'opinion de l'assemblée. Le concile de BAle, y était-il dit, a été canoniquement convoqué pour mettre fin au schisme des Hossites; c'est une œuvre non seulement honnête et utile, mais nécessaire dans les circonstances où se trouve l'Église ; car l'hérésie des Hussites pourrait devenir un incendie dont le royaume luimême ue serait point à l'abri. N'a-t-on pas vu déjà plusieurs de ses parties en recevoir les atteintes? Le Concile peut seul rétablir l'union dans l'Église. Pour combattre efficacement l'hérésie, il doit d'abord faire régner la paix entre les princes chrétiens. Le Concile est également indispensable pour travailler à la réforme du clergé. Les prélats supplient donc le Roi, en lui rappelant ce que ses prédécesseurs ont fait contre l'hérésie, de suivre leurs traces comme roi très chrétien, et d'envoyer, en son nom aussi bien qu'au nom de l'Église galli-

lui payer h somme de 400 ]. t. ei qu'il ivait été près de a personne cl no, p. 5463.

1 . Lellres du 1 janvier, portant don de cent I. I. i logîe, envo;^ du cardinal. Chartet ro\iain, XIV, d" et l. II. p. 35.

!. Les lellres de convocation sont dans Fonlaniea, 117-118.

3. Lettre de l'archevêque de Ljdd du 28 atril 143i. Labbé, t. XII, coi. !

Page 1