‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 245 sur 367 · LeUnt citée, c«l · texte numérisé non relu

LeUnt citée, c«l

i. Lettre du 9 Diai 1*33. Ubbe, t. XII, cot. 838.

3. M., IMd., col. 839-31. Cf. Jean de Segovie, Mmumtnta, t. Il, p. 185.

i. Lettre de l'«rchevéque de tL^OD, déjà cilëe, cot. 998.

5. Lettre du ]0 mars 1433, relative aui béoéÛccs conférés à des étraDgers. Ordonnance!, 1. Xlll, p. 177. — Nous reviendrons plus loin sur c«l acte, en parlant de« affeires ecclésiastiques à l'intérieur,

e. Lettre do l'archevêque, col. 998-1000. — 0 arriva en novembre 143Ï.

7. Sigismond était tout dévoué au concile, tl écrivait de Plaisance, ie 10 février 1433, aux Pères, qu'il avait envojé vers le Pape et lui avait fait dire qu'il resterait attacha au concile laque ad mortrm. Voir Ampllaima ciàlecUo, t. Vlil, col. 66-68. Cf. leltfe du lemars, col. 83-81.

8. Voir sur ces négociations, Héfélé, llitloire itet Coneila, t. Xi, p. 304, 314 et sDiï., 337-38, 336. 343, 343, etc., et Aschbadi, GuMehle Kaltr Sigmund't, t. IV, chap. IV etjV.

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1432 LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1431 A 1433. 473

Rome , s' employant toujours à procurer la conciliation entre ■ le Pape el le Concile. Mais il eut plus de peine peut-être à empêcher le Concile de procéder contre le Pape qu'à amener celui-ci à autoriser la continuation du Concile ; les pères de Baie voulaient déclarer Eugène IV contumace, et leur attitude devenait de plus en plus violente. La plupart des historiens — et le plus récent comme le plus éminent par le caractère et par la science n'a point évité ce travers ' — ont donné tort au Pape dans toute cette affaire. La vérité est que l'assemblée de Bâle est loin de mériter les éloges qu'on s'est plu à lui décerner. Ecoutons à cet égard un téinoin peu suspect, -Eneas Sylvius, engagé fort avant dans la lutte, puisqu'il était au Concile comme secrétaire du cardinal Capranica, a porté ce jugement quand le temps et l'âge L'eurent éclairé sur le caractère véritable de l'assemblée, n II y avait à Bâle quelques cardinaux qui s'étaient échappés de la Cour romaine, et qui, n'étant pas bien avec le Pape, critiquaient ouvertement sa conduite et ses mœurs. D'autres officiers du Pape s'y rendaient tous les jours.., Tout ce peuple de courtisans déchirait de mille manières différentes la réputation de son ancien maître... 11 y avait aussi des députés de la célèbre Université de Paris, il y avait des docteurs de Cologne et des autres Universités allemaodes, et tous, d'un commun accord, exaltaient jusqu'aux nues l'autorité du Concile général. 11 se trouvait peu de personnes qui osassent soutenir les droits du pontife romain : tous ceui qui prenaient la parole flattaient tes passions de ta multitude', u

Si l'on veut uu autre témolgnf^e, moins important assurément, mais qui, en pareille matière, n'est point à dédaigner. nous citerons Voltaire, dont le sens historique triomphe parfois de sa haine aveugle et de ses habitudes de persiflage : « U faut avouer, a-t-il écrit, que les pères de Bâle agirent quelquefois comme de fâcheun imprudents , et qu'Eugène IV se conduisit comme un homme habile '. >•

\. Nous voulons parler de Mgr Hëfflé, le savant évéque de Rottembourg, doni la parliaKlë se tusse trop souvent apercevoir dans sa savanle Hhtoire dm ConeUa.

2. Pius II Pont. ilax. a eaiumniii Vindicalus, aucl. Car. Fea (Romx. 18S3, m-8>). Bulla retraetaiionU, p, l53-5i.

3. Vollajre, AnnaU* de l'empire dqmù Ckarlemagae, dam les (Eusm, UH. de

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Cependant le GoDcile u'épaiyo^t aucune démarche auprès de Charles VII '. Vers la Ra de mai 1432 , il lui envoya l'évèque de Maguelonae et l'abbé de Saint-Comille'; en août, l'évèque de Novarre et l'abbé de Saint-Ambroise de Milan'. Ces deux derniers ambassadeurs avaient mission de demander au Roi d'adhérer au Concile, de s'y faire représenter, et d'y envoyer les prélats de son royaume ; de donner des lettres patentes où il ferait connaître ses dispositions favorables au Concile et autoriserait le clergé de France à se rendre à Bftle ; d'écrire aux archevêques et évêques pour qu'ils se mettent promptement en route et fassent partir leurs sufTragants, abbés et autres; d'autoriser les poursuites, selon la forme, contre les prélats et autres qui ne se rendraient pas au Concile dans le terme fixé, et cela par lettres patentes; d'engager les princes ses alliés, et spécialement le roi d'Espagne, à adhérer au Concile et à y envoyer leurs représentants; enfin de ne point prêter l'oreille à ceux qui voudraient proroger ou dissoudre le Concile , ou bien changer le lieu de sa réunion *.

Le Roi répondit de la façon la plus satisfaisante à toutes ces requêtes. On a les réponses faites en son nom à chacun des articles. 11 accorda tout ce qu'on lui demandait, promit d'écrire aux princes ses alliés , et fit savoir qu'il avtùt déjà écrit aux rois de Castille et d'Ecosse; il ne fit de réserves que sur un point qui concernait les collations, déclarant que ni lui ni ses prédécesseurs n'avaient l'habitude de se mêler des affaires de l'Église , et sur le dernier article, disant qu'il avait délibéré à cet égard, et qu'il ne changerait rien à sa résolution '.

Geoève, m-i°, l. XXV, p. 301. — « Il parajt qu'il y eut àœi celle démarche |ir(tipilée des pères, > dit encore Vollaîre à propos de \n décUraltoD que le Pape n'acait pas le droit de dissoudre le concile, ' plus de lèle que de prudence, el que ce lèje pourail Are nmeste. ■> Eaal mr la nuairi el l'etprU du nation*, cbap. LXXIVI. Œuvres, t. IX, p, 186.

1. H arail agi aussi près du duc de Etoui^ogoe et du roi d'Angleterre ; le duc. dès le 1 avril, écrivait au Pères qu'il pressait le départ de ses ambassadeurs et qu'il s'élail emi^ajé en leur faveur près du gouvernement anglais. Martènc. Amptisilma attlfj^ia, t. VU), col. 105.

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