Monumtnia, t. 1, p
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propositioa de paix générale , et ofiïit d'envoyer au Roi des ambassadeurs en compagaie de ceux du Coucile '. A la Gu de février , arriva près de l'empereur le sire de Gaucourt , muni de pleins pouvoirs pour traiter ', Il fut bientôt suivi de René d'Anjou, duc de Bar, qui poursuivait alors la solution de son différend avec le comte de Vaudemont*. Sans craindre d'infliger un public affront au duc de Bourgogne, contre lequel son animosité allait toujours croissant, l'empereur évoqua devant son tribunal l'afTaire de la successioa de Lorraine *. Dans une allocution adressée aux Pères du Concile, étant venu à parler du duc de Bourgogne, Sigismond dit en propres termes qu'il « volait de trop haute aile", » et prétendait en avoir plus qu'il ne convenait à un vassal de l'empire. L'empereur exprima le désir que te Concile, revenant sur une décision antérieure , donn&t la préséance aux ambassadeurs des grands électeurs sur ceux du duc. « Le duc de Bourgogne, ajouta-t-il, « n'occupe que le cinquième ou te sixième rang dans la Maison « de France; il est vraiment trop fort qu'il veuille se tai^er de « aa qualité de prince de cette Maison, avec laquelle il est en « guerre, pour prendre le pas sur les électeurs qui sont le a fondement du Saint-Empire *. »
Un autre propos, tenu à Bâte à cette époque par l'empereur, n'était pas moins significatif. Sigismond songeait à un mariage entre Jacques de France, second fils de Charles VII, et la fille de son gendre , le duc Albert d'Autriche ; il se préoccupait des dispositions du jeune prince , lequel , bien qu'il n'eût alors que cinq ans, était, d'après un mémoire rédigé en France, « beau et bien portant, et destiné à de grandes choses, au dire des gens compétents. » A ce sujet, l'empereur dit : « Je crois