‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 248 sur 367 · M-, iUd., §iv · texte numérisé non relu

M-, iUd., §iv

5. Hbtotre da ConclUs, t. XI, p. »! et suiv. ; HWoire de l'Églùe gaUieone. t. XX, p. SS3-&3.

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la présidence des légats , la dix-seplième session du Concile , eo présence de l'empereur Sigismond '.

Après avoir fait l'exposé sommaire des démêlés entre le concile de Bàle et le Pape, démêlés où le roi Charles Vil et lednc de Boui^ogne joignirent leur action personnelle à celle de l'empereur, U faut nous arrêter à la politique de Sigismond, soit à l'égard du premier, soit à l'égard du second; car te rôle grandissant du Goucile, la situation que l'empereur y avait acquise à son retour d'Italie donnaient à l'attitude qu'il allait • prendre une grande importance, en ce qui concernait les affaires de France.

Nous lisons dans une lettre écrite le 5 novembre 1433, par Quentin Menart, prévôt de Saint-Omer, au duc de Boui^ogne : « Mon très redoublé seigneur, j'ai écrit naguères à monseigneur votn; chancelier qu'il lui plût vous avertir d'avoir avis, puisque l'empereur est près de vous , d'avoir communication avec lui en quelque lieu sûr pour vous; car cetie communicalion vous serait peut-être très profitable, tant pour vos pays de Brabant et de Limboui^ que pour le Luxembourg, et aussi pour empêcher que l'adrersaire ne s'unisse à lui; car il me semtile , par les paroles que j'ai entendues de lui avant mon départ de Bile, que, si on le veut bien conduire, en lui faisant quelque plaisir, on eo fera ce qu'on voudra*. «

Le prévôt de Saint-Omer était mal informé : l'empereur, revenu à Bâle le 18 octobre, ne devait pas quitter cette ville avant le 19 mai 1434, et n'avait aucune occasion de se rencontrer avec le duc de Bourgogne; enfin , au lieu de pouvoir faire

1. HUloire dti CondUt, t. XI, p. ¥15. — Comme preuve de ses dispositiaDs coocicilianles, le Condle, dansai ses^on suiviote, tenue le !6 juin, renouvela,— en l'absence desMgite poDliileaui,— le décret de la première ses^on du concile de Consluice.déclaranl qu'un Concile général tient iramédialement sa puissance du Christ, et que tout homme, Bttm» le hipe, est obli^ de lui obéir en tout ce qui coocerne la foi, l'eilirpalion de rUrésie et U réforme générale de l'Église dans son chef et dans ses membres; que, de pins, tout chrétien, le Pipe même, s'il désobéit à un Concile généra) en ces trois points, doit être puni selon les canons.

9. Hiitolre de Bourgogne, l. [V, preuvu, p. cxxxvi. — A la réception de cette lettre, le duc de Bodiji^im s'empressa d'euToyer à l'empereur Jean Desfru^rn, cbinoine do Besancon, et Guillebert de Laonoy, qm hirenl employés i cette ambassade du e 1*33 an 36 jimier 1*3*. Archiws de la CÛle d'Or. B 1653. t. 83.

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ce qu'on voudrait de SijçJsmoQd, on allait rencontrer chez lui un ennemi déclaré de la puissance boui^iignonne.

Lora de son ambassade de 1431 près du duc d'Autriche, Simon Charles s'était rendu, au mois d'octobre, h Feldkipch près de l'cmpepeiirV Peut-être avait~i) alors posé les préliminaires d'une alliance entr^ l'empire et la France. L'empereilr étant parti pour l'Italie le mois suivant, les choses restèrent en suspens jusqu'à son retour.

Cependant la chancellerie bourguignonne n'était pas sans inquiétudes sur la nature des relations existant ehtre le Dauphin et le roi des Romains; elle se défiait des paroles doucereuses à l'aide desquelles Sigismond avait l'habitude de déguiser ses intentions*. Pour parer aux dangers qui menaçaient le duc de Bourgogne et imprimer une bonne direction aux négociations qui ne pouvaient manquer de s'ouvrir pour la paix, tout un plan fut concerté : les ambassadeurs envoyés à Bàle au mois de mars 1433, aussi bien que ceux qui les rejoignirent au mois de septembre , furent chargés de le mettre à eiécution '.

Aussitôt que Charles VII fut avisé du retour de l'empereur, il s'empressa de lui envoyer une ambassade. Simon Charles fut désigné pour se rendre à Bâie ; il y arriva dans le courant d'octobre*. Dès le 5 décembre, l'empereur prit l'initiative d'une

1. jfoRumenfa conciliomm gmrrallum tecuH iecimi qidnii, l. I, p. 117, 119-30- Ou voil par les séjours de Si^smiBul qu'il éUii i Feldkirch le !3 septembre , et qu'il j L'esLï jusqu'au mois de novembre (Asclibacli).

i I Esl lutein rei RominDruni dominas qui mullum dnùlur per blandidts. > l»$tmrtionn aliijua drce faàenda ptr domimim ducrm ad mmfTvacioittm et auguotaUiait ilelut lui. Archives de ia Cale d'Or, D 110I&. ie dois la copie de c« docamenl 1 l'obligeance de M. J. d'Arbaumont.

3. Ces iDStnictions porUlent sur les poinls suivants : Il TalUit s'assgrer s'il eiislait wae aUiuce entre le Dauiritin et l'empereur; Il Mlail ga^er par de« présmls tous ceoi qui pouvtieot ravoriser le Tail du duc de Bourgogne, et se rendre Tavorables les ambuàdeurs du duc de Milan ; il fallait r^lcr l'altitude k prendre quand il sérail qucsiien de la paii ou de la conclusion d'une trêve à langue ic\i(»nce : le duc de Bourgogne aurait ici l'appui du duc de Bretagne et du duc de Savoie ; on devait se mettre ta garde contre les agissements de l'Espagne fl de l'Allemagne : car l'Espagne avait toi^jaurs favansé bt Dauphin; Il fallait s'assurer l'ainltié des ardievéques dn Mayence, de Cologne et de Trêves et des antres électeurs de l'Empire; il Tallait, en outre , rester étfoitemenl uni i l'Angleterre ; comme la pain esl désirée par tout le monde ta France , et qu'elle est nécessaire au salul du royaume, on doit y tendre par tous les moyens.

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