‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 253 sur 367 · M., ibid., p. 76-77; cf. p. 2fi-S · texte numérisé non relu

M., ibid., p. 76-77; cf. p. 2fi-S

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spécialement à Venise ' ; il semble avoir été chargé de demander xm emprunt à la République '. Mais Venise était alors en bons rapports avec le duc de Bourgogne^, et on ne voit pas que Simon Charles ait rien pu obtenir *. C'est sans doute à la même époque qu'il faut rattacher la demande d'un prompt secours de gens d'armes et d'arbalétriers adressée par Charles Vil au marquis de Montferrat, Jean-Jacques Paléologue, beau-frère du duc de Savoie'.

Un autre souverain du nord de l'Italie était depuis longtemps en rapports avec Charles VII. Dans une lettre aux habitants de Tournai en date du 26 novembre 1424, le Roi annonçait qu'il attendait un contingent venant à son secours sous les ordres du marquis de Ferrare. Cette assistance fût-elle donnée? C'est douteux. Toujours est-il que Nicolas d'Esté resta le Udèle allié de la France. Â.u mois de septembre 1431, on négociait le mariage de Jean, comte d'Angoulème, avec une de ses filles •. Le 1" janvier 1432, Charles VII, voulant récompenser le marquis de sa fidélité, lui accorda le droit de porter un écusson parti de France et de Ferrare, Les lettres constataient que Nicolas d'Esté serait tenu, ainsi que ses successeurs, de servir le Roi toutes les fois qu'ils en seraient requis ''. Elles furent apportées à Ferrare le l" mai par le hérault Dauphin.

1. « Ipse loqueas ouEsus fuerat perregem in ambaùsta apud VeooUas etcirca niensem marlu rediit. > DépositiOD de Simon Charles: Procèa, 1. III, p. 115.

3. Il y a dans des Formulaires du lemps, plus d'une fuis d(ës, des letlres palenles sans date , porlaot pouvoir de se rendre vers la seigneurie de Venise , alio d'obtenir un secours d'argent jusqu'i concurrence de 800,000 I., et de donner loules les garanties requises. Mss fr. 50îi,f. 153; 5053, f, U5 v; 6022, f. 86 vet U371, f. 77 v».

3. Le Ï6 mai HM, le duc envoyait des ambassadeurs a la République. Histoire de Bourgogne, 1. IV, preuvrs, p. cl.

4. Veniso était alors peu disposée à donner son concours, même pour les ïnlérCts les phis graves : le 6 décembre 1JÎ5, la République, par un acte rendu à la majorité de 104 voix contre 16 et i bulletins blancs, refusa de prïter de l'argent au roi de Chypre, menacé par le sultan d'Egypte, tiiiloire de l'Ile de Chypre, par M. de Has Latrie, 1. 1, p. 516.

5. Pouvoir sans date cl san» indication de noms d'ambassadeurs. Uss.fr. 5053, r.l44; eOM, f. 86 et 14371, f. 77.

6. Le marquis de Ferrare était bien'de sbn lemps. Marié trois fois, et en troisième lieu (US9) à Richarde, fille du dernier marquis de Saluces, il avait f^E mourir sa seconde remme, pour l'avoir surprise en flagrant délit d'adultère avec un de ses fils naturels. Nicolas ne se gênait pas de son cdli, car on lui donne jusqu'à vingt-deui bâtards.

7. tbinloT\,DellettntiehUàEiteml,l.M, col. 195; Art de vérifier le» datei,l. 111. f. 691. Voir lettres du marquis en date da 10 mai 1432, dans Du Pny, vol. 28, t. Î04.

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486' HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1434

Le 10 mai siiivant, le marquis preuait, par lettre» patentes, TeogageiDent de servir à ses dépens dans leurs guerres le roi de France et ses successeurs, et prétait seraient de fidélité '. En mai 1434, Charles VII envoya au marquis de l-'errare Jean, sire de Torcliefeloa, un de ses chamt>ellaas, et Ouimel de CavailloQ, « pour alTaires touchant grandement le bien de sa seigneurie *. » Le marquis était devenu un des princes les plus inûuents de la péninsule : la conclusion du traité du 2ti avril 1433, par lequel il avait mis (in aux divisions qui régnaient entre les souverains italiens, lui avait acquis le surnom d'arbitre de l'Italie*.

Le duc de Milan n'avait cessé d'être en rapports avec Charles VII. On a une lettre adressée par lui au Roi, à la date du 28 septembre 1427, pour lui recommander un fils de Nicolas d'Esté, du nom de Meliaduso , qui venait se lixer en France V La mêrne année, le roi de France 6gure en tète des alliés du duo dans le traité de paix conclu entre les ducs de Milan et de Savoie, par l'entremise de l'empereur (2 décembre 1427), traita qui stipulait un mariage entre Philippe-Marie Visconti et Marie, fiUe d'Amédée Vil!'. En 1431, le marquis de Montferrat ayant formé une ligue avec les républiques de Venise et de Florence contre le duc de Milan, voulut profiter du mécontentement causé au Roi par l'appui qu'Amédée avait prêté au prince d'Orange pour l'amener à se déclarer contre lui. D'activés démarches furent faites dans ce but, Gaucourt et Villaudrando furent sollicités d'entrer à main armée en Savoie , et un familier du marquis vint trouver le président Adam de Cambray et Jean Tudert, doyen de Paris, qu'on savait être en grand crédit près du Roi, pour déterminer celui-ci à agir. Cette intrigue arriva à la connaissance d'Amédée VIII, qui s'io-

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