Celait Hugues de Lusignan, fils de Janus, roi de Chypre
6. On peut lire l'éloge de ce prélat dans Rajoaidi, ann. 1435, g 1.
7. n est appelé par Jean Chartier : de la Sotieeguin et de Battelegin, et par Sainl-
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archidiacre de Metz. Le 12 juillet, le cardinal de Salote-Croix, légat du pape, fit son entrée, accompagné de l'évêque de Vizeu en Portugal, dfi Louis de Garsiis, chanoine de Bologne , docteur en théologie et auditeur de la Chambre apostolique ' , et de Luc de Hainte-Victoire , archiprètre de Jumelles. Le duc de Bourgogne se fit excuser par ses conseillers de ne point s'être rendu plus tôt A Arras, déclarant qu'il ditTérait sa venue jusqu'à l'arrivée des ambassadeurs du Roi, car il ne voulait rien faire sans leur concours; mais le chancelier Rolin arriva le 15, avec le comte de Nassau, et prépenta lui-même le lendemain aux deux cardinaux les excuses de son maître.
Le 2S juillet, arrivèrent Jean Kemp, archevêque d'York; Guillaume A.lnewick , évêque de Norwick ; Thomas Rodburo, évéque de Saint- David; le comte de SuiTolk, Walter, seigneur de RuBgerford, et Jean Popham, députés par le roi d'Angleterre *. Le duc de Bouivogue fit son entrée le 29', avec son beau-frère le duc de Gueidre, son neveu de Glèvcs, et une suite très brillante de seigneurs de Brabant, de Hollande, de Bourgt^ne, d'Artois, de Rainant et de FJandre*. Le lendemain , après sa sieste *, il tint conseil pour savoir s'il devait aller au-devant des ambassadeurs français qui, arrivés à Reims dès le 20, s'étaient avancés jusqu'à Cambrai. On conclut à l'affirmative. Dès le 30 au matin, avant l'heure de son lever, Philippe reçut la visite des ambassadeurs anglais, très empressés de lui présenter leurs lettres de créance. Ce fut le comte de SuiTolk qui porta la parole en français.
Remy : Laaattgtdnl. DuK les diMumcnls. on le nnmnw : /^«mutn. Laibdikl, Latirky. lAiiiiliy. — Moitumenta, I. II. p. 716, 768, 77!, ete.
1. Il est Domina avec ces tîires dus des dacamenls des 28 mai el 15 juîD 1131. Btgetlo ilelh pfrgamtrte contervaU luW arehiiio dri rtr. fopilota drlla catit&ratf di Tritttt, dtns V Anheografo Triutina de msrs t88î, p. 3îl. et é>ùl, p. Ml,
3. Les ambassadeurs anglais se mircDl aussildi ta frais dVliw|iKiice : dès le 36 juiBel, l'arflreïique d'Voit proponçsil , deTanl Irs cardinaux de Sainle-Cfcii et de Qi^pre, UD grand discours donl on a le Icile. Blitoirr ite Beurgognt, t. TV, preHivs
3. Ihns le courant de ce mois, le duc IH hire à Picire dp Vaudrey deux roijiujn irrrrli : le preipier du 11 au îî juillel, le second du 26 au 31. Archives du Nord, B I9M, f. i7 V.
4. Ils soDl, pour la plupart, nommas par Saini-Hemj. l. Il, p. 3OS-30!).
5. - Après son dormir d'après disncr, • dit Anloine de te Taverne dus son
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1435 LE CONGRES d'arbas. 525
Le même jour, entre six et sept heures du soir, arrivèrent les ambassadeurs du Roi. Le duc de Bourgogne, accompagné du duc de Gueldre et des autres princes ses parents, ainsi que des personnages de la suite des deux cardinaux , s'était porté jusqu'à une lieue an delà des portes de la ville. L'ambassade royale se composait du duc de Bourbon , du comte de Vendôme, du connétable de Richemont, de l'arclievêque de Reims, chaDcelier de France, de Christophe d'Hareourt, de Théaulde de Valpergue, du maréchal de la Fayette, du premier président Adam de Cambray, du doyen de Paris Jean Tudert, de Guillaume Chartier, Conseiller au Parlement, et d'un grand aombre de conseillers du trOne et de seigneurs français, avec une suite de près de mille chevaux '. Les princes s'embrassèrent, et les deux escortes se confondirent, « monstrant semblant de toutes joies ». » On s'avança au petit pas. Les ducs de Bourgogne, de Bourbon et de Gueldre marchaient en tête, précédés de sept trompettes qui sonnaient « très mélodieusement, » et de tous les rois d'armes, hérauts et poursuivants ; au premier rang figurait, comme leur chef, Montjole, roi d'armes de France. Une foule énorme se pressait dans les rues et à toutes les ouvertures des maisons, criant Noël! sur le passage des princes '.
Le lendemain, les ambassadeurs du Roi altèrent rendre visite au cardinal de Chypre , et le chancelier de France porta la parole. Le même jour, les ambassadeurs anglais communiquèrent aux conseillers du duc de Bourgogne la commission du roi d'Angleterre, ort le duc était désigné comme son u commissaire généra) et principal, » afin de la remettre à leur maître, et de le solliciter d'accepter cette mission.
Le 2 août, les ambassadeurs du Roi rendirent visite au cardinal de Sainte-Croix.
Le 3 août . arriva la duchesse de Boulogne, dans une litière magnifiquement ornée , avec un brillant cortège de dames et de demoiselles. Les ambassadeurs du Roi se portèrent à sa
1. Jean aiarlior, L I. p. 1SIU87. Cr. Monslrclet, I. V, p. I3t-3S. 3. Monslrerel. t. V. p. 135.