‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 276 sur 367 · Honslrelel, t. V, p. 135-3fi · texte numérisé non relu

Honslrelel, t. V, p. 135-3fi

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S26 HISTOIRE DE <>HAnLE.S Vil. 1435

reocoatre. Comme dans toutes les (grandes réimions de ce genre , les diTertissements se mêlèrent aux affaires : ce jourlà, le duc de Bou^^ognc lit arec son beau-frère le duc de BourboD une partie de paume , dont la mention est coos^ée par le grand pri'vôt de Saint-Taast dans le curieux Joiimtu qu'il nous a laiss*^ '. Le même jour, le duc fit dooner réponse aux ambassadeurs anglais : il déclinait la mission dootlc roi d'ADgIeterre voulait l'investir.

Le 4 août, les ambassadeurs anglais se rendirent près de Philippe, et demandèreot à entrer en communication avec les cardinaux. Le duc leur répondit qu'il convenait d'entendre auparavant l'exposé qui serait fait par la partie adverse. Dans l'après-midi , les ambassadeurs du Roi allèrent visiter le duc, et l'archevêque de Reims prononça un discours. La soirée fut' remplie par des divertissements : on mangea, on but, on dansa et on chanta jusqu'à deux heures du matin.

Il y avait alors, ou il y eut bientôt, àÂrras, des représentants du duc.de Bretagne, de la reine de Sicile, de René d'Anjou, du duc d'Orléans, du duc d'Aleoçon, de l'Université, de la ville de Paris, et d'un grand nombre de bonaes villes ».

Le congrès s'ouvrit le vendredi 5 août, vers trois heures*, avec une grande solennité, dans la seconde salle de l'abbaye.

1 , Od a, SOT le congrès d'Arras : 1° un Journal. rMigé en fhmtaia par Ihini ALloior de le Taverne, (rand prërAt de l'abbaye de Saiot-Viast, publié par Jcui Collirt (Paris, 1G51, ÎD-tS) ; 3° uiu Relation, en latin, TaiW par les ambassadeurs anglais, c! conservée daiis le mi. Uarléien i163 au Brilish Uuseum. Ble se trouve dans la callerlion de firequigD;, vol. 81, t. 1i9-t87 ; 3° un résumé des négociatious, en fraufais, qui contient ta traduction des letlres du cardinal de Sainte-Croix en dale du 20 septembre (lesquelles soni ideBli(]ue$ à celles du cardinal de Cbypre qui seront citées plus loin), et d'autres lettres du mtme, ea date du 31 septembre (où sont insérés le pouvoir de Cbaries Vil du 6 juillet et le texte du Irallj). Ce résumé se trouve dans le ms. btin 9868, r. 1-19 vo.

% Voir sur les noms des ambassadeurs, Jean Cbartler, t. I, p. ISIi-iai ; Menstrelet. t. V, p. 131-35, 137, 150-51 ; Sainl-Remy, t. 11, p. 3Ufi et sulv. ; Us. du Britisl. Muséum llSia, analjsé par M. Vallet de ViriTille dans la mtiolhéque de tEeoU Art charta, 1. VIll, p. 118-lîl.

3. C'est la dale donnée par Antoine de le Taverne dans le Journal de la paix d'Arrai, L» Relation aitglaiie place l'ouverture au 4 août (Brequigny, 81, S. 161 v}. Dès le 3 août, — avant l'ouverture du congrès, par CMnséqucnt — on pariait des oITres t\\ii devaient Une faites : deux écuycrs du duc de Bourbon, dtnant chez le grand préviH de l'abbaye de Saint-VaasI, lui dirent que le Roi oftnW le duebé de Normandie, sauf le

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1435 LE CONORÈS d'arras. 327

Le duc de Bourgogne avait désigné comme représentants les évêqûes de Liège, de Cambrai etd'Arras, le duc de Gueldre , le damoiseau de Gtèves, les comtes de Nevers, d'Étampes, de Saint-Poi,' de Lîgny, de Nassau, de Montfort et de Meurs', le chancelier Nicolas Rolin, les seigneurs de Croy, de Roubaix, de Santés, le prévôt de 9aint-0mer, Philippe Maugart, etc., etc. ^ Après quelques difficultés entre les deux cardinaux au sujet de la préséance , te cardinal de Chypre prit place un peu au-dessous du cardinal de Sainte-Croix. Quand le duc de Boulogne entra dans la salle, le cardinal de Chypre se leva et alla à sa rencontre jusqu'à la porte , ce que ne put faire le cardinal de Sainte-Croix, retenu à son siège par un mal de pied. Le duc salua les deux cardinaux, et s'assit au-dessous d'eux. Nicolas Albei^ati présenta à Philippe le bref du Pape, dont le chancelier Rolin donna lecture, à genoux devant le duc. Hugues de Lusignan en fit autant pow les lettres du Concile, dont le chancelier donna également lecture. Ni les ambassadeurs de Charles VII, ni ceux du roi d'Angleterre, n'assistaient à cette séance. Le chancelier Rolin prononça quelques paroles en latin , en réponse à la double communication des cardinaux. Puis te prévOt de Cracovie fit un long discours au nom du Pape et du Concile *. Après une brève réplique du chancelier Rolin, la séance fut levée.

Trois salles avaient été disposées : l'une pour les cardinaux; l'autre pour les ambassadeurs d'Angleterre; la troisième pour les ambassadeurs de France. Nous avons nommé ces derniers. Les ambassadeurs anglais, investis d'une mission officielle, étaient ;ui nombre de onze : c'étaient l'archevêque d'York, les

duché d'Atençon cl le anale d'Eu. Un txMJi^ieois d'Ams, Jean d'ACliies, décUra à ce propos qu'il avait enlfuda dire t i personne qui le devoil bieo scavotr • que les An^i demandaieDl toule la Normandie, et en oulre le conté de Ponthleu et la ville d'Amiens. Journal de ta paix d'Arrat, p. 35.

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