Relation tmglaite. t.MO-li; Journal, p. U
!; Il Kl ujnstaU, dod seulement par ta Belatlon anglaiie, mais par le Proeét-verbal que les eardiDam-médialeurs firent dresser le 6 sepletnbre suivant, que ceia-ci mireol immédiateiDeat les ambassadeurs anglais en demeure de produire leurs o&es. Ce ProdtverbaJ se trouve dans Brienne (vol. 30, t. 16!}-,duPaj (17!, f. 43),et Haria; (Fr.17B47, r. 111), en copies modenies.
3. Nmis suivons ici la Relation anglaite. Brequigny, 81 , T. 171-171 v°.
i. U est Dit mealioD dans les comptes d'un don i ce chevalier. Archives du Nord, B 1954, f. m V». ^
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cardinaux tinrent séance le 12, pour recevoir les ouvertures des ambassadeurs anglais. En l'absence de l'archevêque' d'York, malade, ce fut l'évèque de Lisieux, Pierre Oauchon, qui porta la parole. Il demanda d'abord que, jusqu'à ce que la partie adverse eût fait des offres acceptables , la communication qu'il allait faire fût tenue secrète. Puis il proposa le mariage du roi Henri avec une (ille de la « partie adverse, » au choix dudit roi , et la conclusion d'une trêve de vingt , trente ou quarante ans, durant laquelle ce prince, parvenu à l'âge d'homme, pourrait traiter en personne.
Les cardinaux, ayant le même jour donné atidience aux ambassadeurs de France, les interrogèrent sur leurs intentions. Les ambassadeurs déclarèrent qu'ils ne voulaient entamer aucune négociation sur les bases d'une trêve , mais uniquement en vue d'une paix finale. Mis en demeure de produire leurs offres, ils formulèrent les propositions suivantes : renonciation du roi d'Angleterre au titre de roi de France, k la couronne et aux armes; restitution de toutes ies villes, forteresses, etc., tenues parles Anglais en France; en dédommagement de cette restitution , abandon serait fait de tout ce que le roi d'Angleterre possédait en Guyenne, des possessions dn Roi dans les sénéchaussées de Bordeaux, des Lannes et de Bazadais ; de la ville de Cahors et du pays de Quercy ; enfin du comté de Périgord , le tout & tenir de la couronne en hommage et sous la suzeraineté du Roi.
Ces ofI>es, communiquées parles cardinaux aux ambassadeurs d'Angleterre, furent jugées par eux dérisoires; ils se retirèrent, manifestant leur indignation, et demandant que les offres de la partie adverse leur fussent remises par écrit.
Le 13 août, les cardinaux médiateurs déclarèrent aux plénipotentiaires anglais que les ambassadeurs de France ne remettraient rien par écrit avant que conclusion fût prise ' ; mais
1. On 1 pourtant la teneur de ces oStes dan; une co|He contemporaine q<ù ce tronre dus le ms. fr. i054, Ibl. 168; elles partent ce litre : Ce toni la tufrt* qw ont atè avUées eitre o (aire aux ambaxadeurt (TAngUtare pour la première foii. Le teite 1 éié publié dans le recueil de U. J. Stevenson, 1. 1, p. 5t. Nous avons les» ««nqrta de ces offra, en précisant les indtcatioDs de la Filalion ûngtalse.
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que, lout en restant sur le terrain où Us s'étaient placés, ils ajoutaient à leurs offres l'Âgeuais , sauf ce qui appartenait au comte d'Armagaac, et toutes les possessions du Roi en LimousIq et aussi en Saintonge, au-delà de la Charente, à tenir dans tes mêmes conditions ; plus six cent mille écus, payables en six années. Les ambassadeurs de France avaient déclaré, sur l'interpellation des cardinaux, qu'ils se refusaient absolument à entrer en pourparlers relativement à la trêve ou au mariage proposés ; ils réclamaient en outre la mise en liberti' du duc d'Orléans ',
Dans l'après-midi du même jour , les ambassadeurs anglais eurent une conférence avec le duc de Bourgogne , qui les engagea à se conformer à la teneur de leurs instructions et à formuler de nouvelles proposilions permettant de iixer une base aux négociations.
C'est sans doute à ce moment que les ambassadeurs de France, ayant reconnu l'impossibilité de traiter sur les bases posées par eux, se décidèrent à faire un pas de plus*. Ils offrirent d'abord la partie de la Normandie comprise dans les trois diocèses de Coutances, d'Avrancbes et de Bayeux; puis, sur l'observation faite par les ambassadeurs anglais qu'ils n'avaient pouvoir de rien concéder en ce qui concernait la Couroniie et le Royaume, les ambassadeurs de France se décidèrent, moyennant la mise en liberté du duc d'Orléans, à abandonner la Normandie tout entière, à l'exception du duché d'Alençon , des comtés de Tancarville et d'Harcourt et du Mont-Saînt-Michel '.
Les ambassadeurs anglais continuaient à insister sur la conclusion d'une trêve , et faisaient valoir aux cardinaux que les
1. ici, nous mous sjparoos delà Relalion angtaiie, qui place à Ja date dal3 aoûl les offres des ambassadeurs de France, lesquelles ne farcnl produites qu'un peu plus tard. Les tetondi* offr^ se trouvent également dans le ms. i054, et oDI Hé aussi publiées par M. J. SterensoB. 1. 1, p. 53. Il n'en est pas question dans la Relation anglaise, d'après hqnelle, dès le 13 aoDt, les ambassadeurs de France auraient fait leurs oStes dé- Hnitites.
2. On vient de voir que les premières offres furent faites le 12 , d'après la Relalion aitglaiit. Les secondes durent être faites le i3. et c'est i^videmment entre le 11 et lelG qu'il faut placer les troisièmes <^!tti.
3. Relation oTiglaite, t. 171; Prûcit-verbal du 6 septembre Qà on ajotlle au:i eiceptioDS te comté d'Eu}.
oBVes faites par le gouveniemeDt français, à AlençoQ, lors des oégociatioDB de t418, allaient au delà de celles qu'oD venait de produire.
Pourtant, les sacrifices cousentis parles ambassadeurs de France obligeaient les plénipotentiaires anglais à sortir de la réserve qu'ils avaient gardée jusque-là. Le 15 août. Us se décidèreat à ajouter, aux propositions déjà faites de trêve et de mariage, la libération du duc d'Orléans, moyennant une rançon dont le montant serait Qxé.
Les ambassadeurs de France déclarèrent qu'ils entendaient traiter de la conclusion, uon d'une trêve, mais d'une paix finale. Les ^glais tenant pour Jion avenues les offres faites , il n'y avait point de base pour les négociations.
II semblait qu'il fût impossible de procéder plus avant. Le 16 août , dans l'après-midi , les cardinaux donnèrent audience aux ambassadeurs anglais, et après avoir résumé la situation, les sollicitèrent d'ouvrir quelque autre voie qui permît d'aboutir.
Pour déférer k cette demande , l'évêque de Lisieux formula , au nom de ses collègues, la proposition suivante :
Le roi d'Angleterre jouirait en paix de la totalité du royaume et garderait la couronne ; il abandonnerait à la « partie adverse » tout ce qu'il possédait au delà de la Loire , sauf la Gascogne et la Guyenne < ; il lui attribuerait , en outre , à titre de <■ concession royale, » un revenu annuel de cent vingt mille saints dans ces contrées ; le roi épouserait une fille de la u partie adverse '. »
Le soir même, les cardinaux firent part de cette proposition aux ambassadeurs de France. Ceux-ci répondirent qu'ils ne traiteraient du mariage qu'en temps et lieu; que l'offre qui
D se borne id à ren-
1. A ce moment, tes Doilvelles ÎDSIructions s^ëes le 31 julllei, 1 WesUUBSIer, éuienl paneoues «a. ambassadeurs anglais. On avait déjà autorisé les ambasudanrs à lùre cette coDceuion dans une première ioslruction, à laquelle ïojer. Stevenson, t. II, p. i33.
3. Le mariage était ta Mule voie ouTtrle par le Conseil anglais, à ta paii finale -. « The ultermesl Ihinge tliat ifa« kyng wol condescrade unto , shal a clnde mariage betuli tlie kjog and sucbe or Ih' adtersaries dougbters as shal bel Ibooght moste agréable to ttie kjnges plesir, lo take ber ratber tbaa faille of a peea for devait thereor, witliouie lande or mone^fe (p. 133). i
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était faite leur paraissait inBuffisaote; qu'ils demandaient au moins le maintien da stalu quo; qu'ils s'en rapportaient aux cardinaux pour le chifTre de la rançon du duc d'Orléans; qu'enfin ils offraient de payer annuellement cent cinquante mille saluts pour l'évacuation du territoire.
Les ambassadeurs anglais, mis aussitôt au courant des offres des ambassadeurs de France , donnèrent le 17 leur réponse : ' ils déclaraient n'avoir pas de pouvoirs pour traiter de la délivrance du duc d'Orléans , et se montraient fort étonnés de la propositioB d'une annuité à payer à leur maître , vrai et légitime roi de France , pour qu'il abandonnât le royaume '.
Le même jour, les ambassadeurs de France produisirent leurs pouvoirs rectifiés '.
Le 18, les cardinaux firent savoir aux plénipotentiaires anglais que les ambassadeurs de France ne feraient aucune autre ouverture avant que le roi d'Angleterre n'eût déclaré renoncer à la couronne. Les plénipotentiaires répondirent qu'ils n'avaient point été envoyés pour cela et n'avaient pas de pouvoirs à cet égard; mais, voulant prouver que leur maître était disposé à tout faire pour faciliter la paix , ils offrirent d'abandonner toutes ses possessions au delà de la Loire, sauf le duché d'Aquitaine , le comté de Poitou , et la partie du duché d'Anjou située au sud de la liOire , pourvu que le roi eût la pleine possession de toutes les autres parties du royaume *. Ils maintinrent les offres relatives au mariage et à la délivrance du duc d'Orléans *.