‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 299 sur 367 · Le P. Anselme, I. Vlll, p · texte numérisé non relu

Le P. Anselme, I. Vlll, p

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pas avoir inQué d'aoe manière notable sur la composition de ce Conseil. En dehors des personna^s appelés à jouer un rOle politique, le persconel administratif resta le même. La chute de La Trémoille amena aux affaires des hommes nouveaux : un groupe de seigneurs angevins ou bretons, composé des sires de Bueil, de Chaumont, de Coëtivy et de Pierre de Brezé, ne tarda pas 4 exercer une influence prépondérante.

Indépendamment du grand Conseil qui siégeait à Poitiers on à Bourges, et dont un certain nombre de membres suivait le Roi dans ses déplacements, et du Conseil spécial au Languedoc, nous trouvons encore des Conseils institués d'une façon transitoire, pour répondre aux besoins du moment : c'est ainsi qu'après la. campagne du sacre , Charles VU laissa dans lès pays récemment soumis k son autorité un Conseil placé sous la direction du chancelier Regnault de Chartres. Ce Conseil continua à siéger, d'abord à Senlis, puis à Compiègne, jusqu'à la reprise des hostilités avec le duc de Boulogne au mois de mai 1430.

Un fait qui doit être constaté, c'est l'importance que, peu à peu, prenaient les mattres des requêtes de l'hOtel. Ces magîS' trats suivaient constamment le Roi; ils instruisaient, soit au Conseil, soit au Parlement, les afTaires d'administration et les affaires judiciaires. C'était, comme on l'a dit', une pépinière ou se formaient des hommes habiles, choisis dans les rangs de tous les états, et principalement dans la bourgeoisie. Les maîtres des requêtes eurent souvent des missions de confiance; ils furent appelés à prendre part aux négociations avec les puissances étrangères ; ils acquirent une influence considérable, et la plupart furent appelés k siéger dans le Conseil.

Une règle, fixée dès lors par les ordonnances, et à laquelle le gouvernement royal paraît s'être scrupuleusement conformé était « que nul ne doit estre débouté de son office sans le oyr '. » On ne vit donc guère de ces changements arbitraires n'ayant d'autre mobile que le caprice du souverain ou J'influence de

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