Id., ibid
l. Id., ^id.
î>74 HISTOIRE DE CHARLES Vil.
promettre de faire taxer leurs honoraircB, et de ne plus miner leurs clients en multipliant sans raison les contredits et les écritures '. D'autres dispositions, consacrant la réforme, fureot prises à la date du 18 février 1433*.
Mais il fallait trouver un autre moyen de vivre : les conseillers demandèrent au Roi de leur venir en aide. Des instructions furent rédigées pour les délégués chaînés de l'iaformer de « l'eztrâme nécessité » où étaient réduits les membres du Parlement, et de le supplier d'y « pourvoir prestement; » sans quoi, >i par nécessité de vivre, ■ ils se trouveront dans l'obligation de quitter la Cour et d' « aler quérir leur vie là où ils la pourront trouver*. » La situation ne pouvait, en effet, se prolonger : depuis un an, les gages n'étaient plus payés.
Le Roi parait avoir fait droit à cette requête : des assignations assurèrent le paiement des gages- Mais les receveurs royaux firent des difficultés pour payer. En mars 1434, le Parlement dut les menacer de la contrainte par corjis s'ils n'acquittaient pas les mandats lancés sur eux *. L'année suivante , le Parlement décida que le rOle des exploits et amendes ne serait pas livré aux receveurs, « sans ce que la Court ou ses commis aient choisi d'icelles celles que vouldra retenir pour TasBignacion que icelle Court y a*. » Le 16 juillet suivant, le Parlement ordonne que maître Uiles Chaligault ■ prendra et retiendra des premiers deniers venant des amendes la somme de cent royaulx qu'il a prestez à Monseigneur pour emploier à la distribution de leurs gaiges du mois de février derrenier passé, > en attendant la conclusion d'un procès entre le seigneur de la Rocberousse et le seigneur de Uontgaugier*.
Le gouvernement royal, malgré la pénurie du trésor, avait fait tous ses efforts pour remédier à une telle situation. Dès le 24 janvier 1423 , les officiers du Parlement furent déclarés exempts de l'aide extraordinaire d'un million à laquelle devaient participer