‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 303 sur 367 · Arcbites, X^ SI ; Neuville, p. S · texte numérisé non relu

Arcbites, X^ SI ; Neuville, p. S

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l'administration du roi de bourbes. 575

tous les officiers royaux, attendu, disent les lettres, que « nostre ÎDtencion n'est pas que audit ayde soient assis ne imposez nos amez et feaulz conseillers les presidens, conseillers, greffiers et notaires seans en nostre Parlement à Poictiers, et nos advocat et procureur gênerai, et nos huissiers ou dit Parlement '■ • Cette exemption générale fut plus d'une fois renouvelée, car, à la date du 4 juin 1432, nous voyons les procureurs requérir l'enregistrement de lettres les exemptant des tailles, subsides, impQtâ, guets, etc., imposés ou à imposer*. D'autres mesures attestent le désir qu'avait la royauté de maintenir Intacts les privilèges des officiers du Parlement. Nous citerons tes ordonnances des 3 mai 1423 et 26 janvier 1430 en faveur des huisûers du Parlement *.

Malgré la difSculté des temps et les entraves apportées à l'exercice de son autorité , le Parlement de Poitiers joua un rOle considérable. Il sut plus d'une fois, prenant en main les véritables intérêts de la couronne, résister au pouvoir royal. En juin 1424 , il refusa d'intériner le don fait au b&tard d'Alençon de la'terre de la Bochetesson, qui dépendait du domaine*. En juillet 1433, même refus fut opposé pour le don fait à Cristy de la Chambre de la seigneurie de Villenenve-lar Comtesse'. Il faut noter aus^ que parfois il lutta courageusement contre les excès des plus grands seigneurs et contre les déprédations dont se rendaient coupables les capitames et les hauts fonctionnaires. Mais, le plus souvent, le Parlement étùt impuissant à faire respecter la loi. Le sire d'Arpajon, ajourné à comparaître devant le Roi, en mai 1423, ne craignit pas de retenir l'original des lettres royaux, a disant qu'il sauroit se les dictes lettres avoient esté données avant ou après boire*. » L'anarchie alla en augmentant sous le gouvernement de La Trémoille : durant plusieurs années, comme le remarque M. Neuville, les voleurs et les pillards furent protégés par une

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