Lettre de Roulin de Mascon du 13 oelobre
6. ■ Pln^eun prtias, barons et gens de bonnes villes de noetre obéissance de Languedoil, soient présentement venuz en granl nomire en nostre ville de Poicliers, faisans et representans les gens des Irois Estas de nostredicteobeissancedeLangnedoil... ■ Lettres du Roi, sans date, daus nu Formu^ire du temps, Us. fr. 50S4, (. ji5 v°. Le leite en a été publié par M. Thomu , La Étati génèritux tout Chorlet Vif, p. 47-48.
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d'autres de ses parents, il espérait parvenir, eo chassant les eoDemis. I) comptait sur les Ëlats pour dooner proviâon à ses aOaires, et pour l'aider àalléger les grandes chairs qui pesaient sur ses sujets à l'occasion des guerres, et aassi à mettre « bon gouvernement » eu sa seigneurie. Le Roi fît ensuite a dire et remontrer plusieurs choses touchant ladicte provision, » a6n d'avoir le « bon avis et conseil » des Ëtats. Plusieurs députée, des membres du Parlement, et le procureur-général insistèrent en particulier sur l'abus qui avait été Tait, soit au temps de la Régence, soit depuis l'avènement du Roi, des droits de son domaine, tant dans le royaume qu'en Dauphioé, par f grans dons, pensions, cessions, transports et alienacions, u à la grande diminution du domaine et au très grand préjudice du Roi et de la chose publique, en m^e temps qu'à la charge de ses pays et sujets ; ils sollicitèrent le Roi de révoquer d'une manière générale tous dons et aliénations, et de déclarer qu'il n'en ferait plus à l'avenir '.
Le Roi, prenant en considération la requête des États, s'empressa d'y faire droit par des lettres en date dit 18 octobre. Il avait demandé aux États un don de huit cent mille irancs, et, dans les séances qui se tenaient matin et soir*, on discuta vivement à ce sujet. On était bien d'accord sur l'étendue du sacrifice à faire'; mais les députés d'Angers, d'Orléans. de Blois, de Tours, etc. , voulaient qu'une partie du paiement s'effectuât sous fonne d'aides ou d'impOts indirects ; les députés des « pays bas, » jusqu'au Lyonnais, voulaient que tout fût payé sous forme de taille; ou d'impôt direct. La discussion se prolongeait, sans qu'on pût arriver à une solution. Enfin les députés déclarèrent s'en rapporter au Roi *. Celui-ci .
1. MAnei lettres. Thomas, p. iS; I^Ures du 18 ocU)bn lti5. Ckaria Aoyalri. XIV, V 35.
2. ( El tons les jours deui toa ta CodmII : c'est assivoir «u lulin jusqnes à um heure après midi , et après jusque» à hait heures. » LeUr« de RonJin de Haseon du >3 octobre. Archires de Lyon, AA 103, publia en p»rtie par M. Thomas, /. e., p. iMI.
3. SatrbanE >erilibl«nent les affaires et nécessitez desinsdides titre tels qne dH est ; Toolans , ainsi que (ODSjoun ont Diïl. aidier , elr. , en demonstmil lein* boRue el vnit nnloQté. ett. • Lettres citées. Thomas , I. c.p. iS.
t. < El sur ce aient esté plnsienrs i^iaions et lojts pourpirlées et 1 hdu nqiporlé«3 pour en ordonner 1 uosïe |4iisir. > HbuK leHret.
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l'administration du IlOI DE BOURGES. 587
« usaat de sa seigneurie et puissance royale ', » décida qu'une aide de 800,000 francs serait imposée sur les pays de I^anguedoil, dont 100,000 sur le ctet^é et 700,000 sur les laïques; mais que, sur cette somme , 450,000 francs seulement seraient levés , au moyen d'une taille payable en trois termes : le premier au 15 novembre, le second au l""" février 1426, et le troisième au 1" juin suivant, et que les monnoyers et tous autres ayant, le privilège de l'exemption y participeraient ^ Quant ,aux 250,000 francs restant, ils seraient payés au moyen d'un onzième imposé pendant un an seulement sur toutes denrées et marchandises '■
La session fut close le 20 octobre. Dès le 23 , le Roi quittait Poitiers pour se rendre à Mehun , où devait se tenir la réunion des Ëtats de Languedoc V Les' questions politiques y eurent une assez large place, et l'on a vu plus haut que des plaintes y furent formulées contre le gouvernement royal '. On vota une aide de 250,000 mille livres, plus une somme de douze mille livres, donnée au Roi «pour en faire son plaisir et sa volonté \>» et le clergé vota un « dixiesme, ou esquivaient à ung dixiesme, » . sur toutes denrées et marchandises ^
I. Archiresde Tours, Begitlret det dilibiraliont, 111, t. 57 v.
î. e Sot toutes maoleres de gens laii de Languedoit, offlciers ou antres quelconques, privilégiez et non prÎTilegiez. > — On n'eiemplaît qne les • Trais nobles, > vivaol noblement et DrfqueDtanl la guerre, les < vrais escoliers > el les i povres meadians. i Mfmes
3, Tous ces détails sonl empruntés à la curiouse lettre de Roulin de lUscon, en date du 23 oclabre 14Î5, qui se trouve aux Archives de Lyon, el aux lettres sans date du ms, SOU, r. 116, publiées par M. Thomas, qui » donn£ aussi en eitrail celle de Roulin de Hascon, Ils sont conAnaés par les Rostres de Tours (fiilibiraliont , II, part, v, au 31 octobre lias, el III, I. 57-58. el Complet , XM , (. 123V-1Î4}, où l'on trouve que, sur les 150,000 livres, 100,000 devaient élre omplofées au paiement des gens de guerre, et 50,000 à acquitter certaines dettes du Roi.
i. hi réunion des Étals avait été assignée par te comte de Foi> , gouverneur du Languedoc, àCarcassonne, au !1 septembre; mais oo ne fit guère que désigner les députés qui devaient se rendre i Mehun. D. Vaissele , l. IV, p. 16M>7 -
5. Vdr p. in. — C'est i tort que M. Vallcl de Virivillc (Mémoire tur la itutittilioiu de Charlet VII, p. 30 et 33), el M. Picot (HUMre da Étal» génèranx, t. I, p. 308) ont présenté l'assemblée de Mehnii-sur-Yèvre comme une réunion pléntère des Étals généraui de Languedoil el de Languedoc.
6. D. Vaissele, t. IV, p. 468. ~ Le chiffre de 350,000 fr. esl élabli par de nombreui documents : vwr lettres du 3 décembre 1125, ms. fr. 3D591, f. 32, et Pièces wigiiuda, 159 : ATOKiiRES; 318 : Beauke; 155 : Bourbon-, 187 (Boyer, n> 10888); 197 : BnEGT; Î093 : Natulles, et 317! : Piedhe.
7. Lettres du lî anil 1128. CharU* rt^olM, XJV, n" 51. — D. Vaissete dit] deux iHxlcmet (t. IT, p. 167).
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De même que lorsque les États dé PoiUers, eu octobre 1424, ■ avaient voté l'impositioD de « l'aide au lieu des aides, » une vive opposUtOQ s'était manifestée et avait fait bicntdt revenir sur cette décision , l'imposition du onzième votée par les États de Poitiers, en octobre 1425, ne fut pas acceptée sans murmures. De l'avis des gens les plus autorisés, elle était « importable an peuple '. » Dans une nouvelle assemblée des Étatg de Languedoil, qui eut lieu à iiontluçon au commencemeift d'avril 1426 et sur laquelle nous manquons de détails, on vota une aide de 250,000 livres pour remplacer l'impôt du onzième *.
Les États de Languedoc se réunirent au mois de juin, à Montpellier', sous la présidence du comte de Foix. On ne connaît pas le montant de l'aide votée *.
A la même époque le connétable , qui agissait en maître, provoqua la réunion à Saumur , pour le 1" mai 1426 . d'une assemblée d'États des pays d'Anjou, du Maine, de Saintonge. du Limousin, de Poitou et de Touraine. La nouvelle parvint à Tours, où l'on n'avait point reçu de lettre de convocation, et y causa une certaine émotion. Le Conseil de ville décida , le 30 avril , qu'un messager serait envoyé à Saumur, <• pour escouter, savoir et soy enquérir secrètement ce qui seroit fait ou appointé*. » Sur ces entrefaites, la lettre de convocation arriva : une nouvelle délibération fut prise le 1" mai, et quatre députés furent désignés pour se rendre à Saumur*. Mais l'émissaire secret paraît avoir seul accompli sa mission. Il revint le 6 mai, et présenta le lendemain son rapport.. La
1. Archi'es de Tours, R^gitlrei dei dèlibèrailim», 01, f. 61.
î. Il esl Tait allusion, dans une lettre de Charles Ml ani halHUnts de Ljoo, en d«le da 3< juillet 1138, à une aide imposa par le Roi. • au lieu de xi"* qoe deirnieremenl nous Bvoit esté octro;é en nostre ville de Poicliers par les gens des Irais Estais.. , en abolissant ei metiant au néant le dit xi», lequel aide nez autres subgiei de nostre obéissance, liberalment et vol un lai rem eut ont assii et imposé sur eulx et de^ paie pour la plus graot partie. » Original , AA 68, CT. Thomas , le* Etait généraux, p, 33-31 ; Us tlatt provinciaux , 1. 1 , p. 187-68.
3. Une première convocation avait él^ Taite par le ronUe de Foix à Bëiiers, pour le SOaTiil U36. D. Vaissete, 1. IV. p. 469.