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l'administration DIJ roi de BOURGES. 589
réunion avait été très peu nombreuse : la seule ville d'Angers s'y trouvait représentée ; mais on y comptait plusieurs barons et gens d'église du Poitou; on avait tenu conseil avec le connétable pendant trois jours ; le messager n'avait pu savoir dans quel but , et il ignorait les résolutions prises V
Par lettres du Roi en date du 2 novembre 1426, les habitants de Tours avaient été invités à sefaire représenter à une assemblée des États de Languedoil qui devait se tenir à Issoudun le 10 du même mois*. Le lendemain, la Reine écrivait de Mehun pour demander qu'on lui envoy&t , pour affaire importante , cinq ou six gens notables de la ville , la veille de l'assemblée d'Issoudun *. Le 7, on nomma k Tours les délégués ; le 10 , on délibéra sur les instructions à leur donner. Le souvenir de ce qui s'était passé dans deux précédentes réunions rendait les bourgeois circonspects. On se demandait si « tous les trois estaz de l'obéissance du Roy » se trouveraient à Issoudun, et l'on chai^eait les délégués de s'en assurer ; dans ce cas, ils devaient bien aviser à ce qui serait à faire pour le bien du Roi et de sa seigneurie, et veiller « à ce que ung pays seul ne face pas, sans lesdiz trois Estaz des autres pays, chose qu'il ne puisse faire *. a
Nous avons vu plus haut quelle était à ce moment la situation politique : les remontrances faites au Roi par les États — assemblés, non à Issoudun, car le Roi ne se transporta pas dans cette ville, mais i Mehun où il résidait' — attestent une fois de plus quelle en était la gravité. On fit l'exposé des grandes chaînes qui pesaient sur le pays, par suite des pillerfefdes garnisons et de l'énormité des subsides et de la taille, en réclamant que le Roi y mît provision, « ou autrement ne lui pourroit estre fait aucun aide; » on soUicitu le Roi de vivre en paix, et union avec tes seigneurs de son sang et en parti-