‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 317 sur 367 · Voir cliapilre m · texte numérisé non relu

Voir cliapilre m

5. Or^al sur parcliemin , avec sceau recoavert de |>apter, Arcliives de LyoD, AA ii, t. 30. celle lettre a éU publiée par M. Thomas, lu Était généraux, p. 48. — Il J a une letlre analogue, adressée le mimt jour aux habitants de Lasignan (ms. lai. 9177, f. USy. La caavpcaïkin adressée i Tours arriva aux habitants le Vi octobre {Btgittra dm dimèraHota , IV, » celle date.

6. Cesl le molir alléi^é par U. Thomas, Hlatt généraux, p. 27. — Nous voyons qoe, le 16 aarembre, les habitants d'Orléans s'eicntéreal de m point mvoftr de

ovGoot^lc

assemblée. Elle fut remiBC successÎTement au 8 janvier et au 8 mars', et ue fut tenue que le 8 août, àChiQoa.QuelqucB-UDes seulement des provinces de Languedoil y furent représentées, savoir l'Anjou, la Touraine, le Berry et le Poitou. On y vota une aide de cent mille livres, « pour faire cesser les pilleries et roberies *. » Noua pouvons constater , par les Registres de Tours, que les députés de cette ville vacquèrent à l'accomplissement de leur mission pendant dix-huit Jours, à partir dn 8 avril '.

Le Languedoc, moins f^ité que les provinces du centre, eut une réunion d'États à Béziers , au mois d'août 1428. En atteadant la réunion générale qui était prochaine, on se borna à voter une somme de cinquante mille livres, à payer en deux termes, « pour aider présentement à la garde et deffence du pais de Guieune et à autres nécessitez et affaires du païs de Languedoc *. »

Nous voici arrivés à la plus solennelle assemblée qui ait été tenue durant cette période dn règne de Charles Vil. Le 22 juillet 1428, le Roi adressait & ses bonnes villes une circulaire dans laquelle, après avoir rappelé que la convocation faite pour le 18 juillet, à Tours, n'avait point eu de résultat, à cause des « empechemens survenuz, » il assignait un nouveau rendezvous dans la même ville pour le 10 septembre. C'est à Chinon.

dépotés à Paitiers, disant • que an n'y ûsoit ïler, pour double d«s gens d'armes qui estoieot sur te pays. » Archives d'Oiiéans, Complet de Commune, rostre XXII, copie communiquée par H. Boucher de Uelandon.

1. Les lettres du 3 décembre U37 font allusion à une conTOcation Taileà Poitiers, pour le 8 jantier, des États de tous les pajs de l'obéissince du Roi.

i. Archives, RegùtTti de la Cour det aJdet.'Z" B, f. 9, U, 85; Archives de Toors, Regitlret de» déUbéralioiu, IV. au 5 avril 1138; Retire* des contes, XXIV, f. 1 et 46 t°.

3, Registres cités.

*. D. VaisseU, I. IV, p. *7I ; Lettres de Charles VH du M août 1188, données i la relation du comte de Foii, lieutenant-général : Charte» royalei, XIV, n* 53; Pièces originales. K5 : Bernede; 187: Bou\-er; 1076: Estampes; 1173 : FoRC; ms. t. 36051 iQuittaoces, 60), n* 931— Dans cette somme de 50,000 1. t. éUit compHse une Mimne de 4,000 !.. octroyée i pour partie du paienienl des ijaiges des presidens et autres doi conseillers et officiers lenaos nostre parlement i Beiiers. i AdssÎ la plupart des pièces visées ci-dessus ne pajient-elles que d'une aie de 46,000 I.— Nous voyons par d'autres lettres du 31 aoQl que le comte de Foit lit distribuer 3,050 livres â plusieurs conseillers qui avaient assisté aur États, sous préteile qu'ils avaient séjourné h Béliers pendant sii semaines (CAar/« rnyaUs, XIV, n» 58).

ovGoot^lc

l'administration du roi de BOURGES. 593

comme oq l'a vu', que se réunirent les États généraux de tout le royaume. Nous avons fait ressortir l'iinportance politique de cette assemblée qui, ouverte dans les premiers jours de septembre, parait avoir siégé jusque dans le courant de novembre. Une aide de 500,000 livres — 300,000 sur le Languedoil, 200,000 BUT le Languedoc, y compris les 50,000 votés à Béziers — fut octroyée au Roi, et le clergé accorda l'équivalent d'un dixième '. Les États de Languedoc prolongèrent leur session : ils avaient de nombreuses requêtes à présenter et des réclamations à faire valoir. Nous avons le texte de leurs doléances '. En dehors de ce qui touchait à la situation politique et qui a été exposé plus haut, les députés demandèrent que, conformément à ce qui leur avait été promis par le Roi dans les assemblées du Puy et de Mehun, les États de Languedoc ne fussent point convoqués hors de la province ou que, si un cas de force majeure exigeait une telle convocation, elle n'eût lieu qu'après une réunion particulière des États et la nomination préalable d'une grande et not3U)Ie ambassade. Les députés sollicitèrent le maintien d'un Parlement en Languedoc, ou tout au moins sa continuation dura.nt le restant de l'année ; ils demandèrent encore : que le Roi « doDD&t provision d'avoir un bon chef de justice ; » qu'aucune aide ou taille ne fût imposée sans son exprès commandement et avec le concours des États ; que tout le monde contribuât aux aides, sauf les nobles fréquentant les armes et les gens d'église; que la monnaie fût unifiée ; que les offices de justice ou autres fussent donnés à de « bonnes et notables personnes ; » que les aliénations du domaine et les assignations sur ses revenus fussent abolies et remises en la main du Roi ; qu'il fit cesser « toutes pilleries et roberies; » que les interdictions de transporter des marchandises hors du royaume fussent révoquées. La réponse à ces articles fut donnée par le Roi à la date du

Page 1