Id., ibid.. au S novembre
l. Regiilro det dilibératioiu, 111, au 10 novembre.
5. Il n'est pas douleui que la réunion fat tenue i UehDD. C'esl établi pir rilis^raire du Roi, en mime temps que par les doeuments suivauls : Regltlre* de la Cour de» aldet, V' 8, f. M; Archives de Lyon, CC 3W, d» 31; Archives de Tours. Regitirt» du déUbéraliùtu , III, f. 180, ellV, au 15 décembre 14!7.
b/Goot^lc
590 HISTOIRE DE CHARLEft VII.
culîer arec le <hic de Bour^f^e, et on lui demanda de choisir, dans cbaqiK^ province , une ou deux personnes notablee pour aller, avec les gens de son Conseil, ea ambassade vers le duc , pour traiter de la paix, « et savoir à quoy tient que le Roy n'a paix et union avec lui. » A ces requêtes , le Roi répondît qu'il ferait cesser les paieries, et qu'il a'eÇbrçait d'être en bon accord avec les princes, et spécialement avec le duc de Boui^ogne, auprès duquel il avait à l'heure présente des ambassadeurs '. Une aide de 120,000 livres fut votée par les Étals. On paraît avoir établi en même temps, pour un an, une sorte d'impôt proportionnel. Voici ce que nous apprend à ce sujet le rapport des députés de Tours : » Sur le plus grand et riche homme sera levé par semaine cinq sous tournois ; sur l'autre, co descendant, trois sous, quatre deniers ; sur l'autre, vingt deniers ; sur l'autre et !e plus petit, dix deniers'. » Il est également question de cet impôt dans les Registres de Lyon'; mais il ne fut pas plus accepté que De l'avaient été « l'aide au lieu des aides net le «onzième»: dès le premier mois de 1427, il fut, avec l'assentiment des États provinciaux, converti en une taille directe '.
Il n'y avait eu à Mehun qu'une partie des représentants des provinces de Languedoil. Par lettres du 2:1 novembre , le Roi convoqua une nouvelle assemblée à Montiuçon pour le 8 décembre'. On y vota également une somme de 120,000 livres*, et on établit la même capitation qu'à Mehun'.
t. Rapport rail par les d^put^s At Tours, i. U dale du t d^i-embir. Regulrei 4e» iilibératiùru. IV, à cette dale.
% Ardiives de Toun, Regittrts de» driibiratiom, I. c.
3. BB n, 31, r. Fi2 >*. Indiqua par M. TnoDias, tet Élati ginéroux tom» Ckaria VU. p. 25, noie t.
i. C'est ce qui ressort des docunienU cités par M, Thomas : État» nénéraim, p. t5, note !, et Élah provinciaux, t. [, p. 188.
5. Ces tcltres sont visées par les Regitlm tfn délibéraUima de Ljon, BB Q.
C. H, Tliomas s'est demandé si les deux sammes votées à Ueliun el à UoDltuçoD devaient tire addilionoées, et il conclut eo faveur de la n^ltve. Hais, dans* des leUres
adressées à la ville de Ljoo par GeofTroT Vassal el autres, à la dale du 13 aofit ti3T, nous trouvons qu'une aide de ÏSO.OUO livres fut votée à l'asaemMée des Étals faite i Melnm et à Hontluton. Archives de Lyon, CC 3(U, n» 31.
7. Sur l'aide voWo i Montiuçon, voir Thomas, Était généraux, p. M. et Piicrt originalet, iU:B\K (n°3BM)i 1378: Garde (la), el dossier Tiit (le).
ovGoot^lc
L'ADUINTSTRATION du roi de BOURGES. 591
Le Languedoc ne restait point en arrière, et continuait k voter annuellement une somme importante. L'aide octroyée en 1427 fut de 150,000 Francs, et la réunion des États eut lieu à Béziers, en mars-avril*. Mais te comte de Foix, de sa propre autorité, imposa d'ofâce, par lettres du mois d'août suivant, i-endues au nom du Roi, une Douvelle aide de 22,000 livres. Les gens des trois états s'empressèrent d'envoyer une notable ambassade au Roi, pour lut exposer que, de tout temps, ils avaient joui du privilège qu'aucune aide ou taille, pour quelque cause que ce fût , ne pouvait être imposée sans qu'on eût appelé et fait assembler te Conseil et les députés des trois états du Lauguedoc. Le Roi , faisant droit à leur réclamation, déclara, par lettres données à Poitiers le 2 décembre 1427 — où il bl&mait très vivement la mesure prise et l'aggravation que lui avait donnée l'évéque de Laon en procédant à l'exécution malgré l'appel interjeté", — que la chose avait été faite à son insu, et que tout resterait en suspens jusqu'à la prochaine réunion des États \
L'année 1427 fut signalée par les exécutions de Giac et de Le Camus de Beaulieu. par l'arrivée aux affaires de La Trémoille, par la disgrâce du connétable. C'est au moment où cette révolution venait de s'opérer, dans les circonstances que nous avons rapportées plus haut*, que Charles VII adressa à ses bonnes villes une convocation pour une nouvelle réunion d'États, fixée au 16 novembre, à Poitiers'.
Mais la prise d'armes du connétable , plus encore sans doute que l'absence des députés", empêcha la tenue de cette
I. Lellres du 3 juUIel 1127, Piécti originales : Villars; ic(e du 17 juin, ras. fr. iUiS, D" (4; ms. fr. iSOJiO (Quitlanen. t^). n°' 73S tl 733. Voir au«sl D. Vaissete. i. IV, p. *70.
I. On a l'asGietle Diile pour le dtoeèse dn Nîmes, ea date du S udobre U17. Arrtim,!t6!,n"3».
3. D. Vaiuele, U IV, preuvu, col. 43!; Ordonnimca, (. Xlll, p 133.