‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 347 sur 367 · Archives de Grenubte, B3e!li, f. 16!. t. M., ibid · texte numérisé non relu

Archives de Grenubte, B3e!li, f. 16!. t. M., ibid

3. Uures du 4 janvier liî3. Archives de Grenolde, B i961, t. 169. — L'ordomiioce . coDsUle que qainze de ces gros s liiisuient ung bon gros viennois, • el que (renie de ces mailles v^ent un gros viennois.

ovGoot^lc

ti-22 HISTOIRE DK CHARLES VU.

La Douvelte monnaie blanche avait été émise, au mois do janvier 1423, sur le pied de monnaie trente sixième. Voici les espèces qui étaient alors en circulation : 1' des deniers d'or fin, dits écxis à la cottronne, ayant cours pour vingt-cinq sous tournois ' ; %' des deniers d'or fin , appelés petits moutons, ayant cours pour dix-sept sous six deniers'; 3° des éeniers d'ai^nt appelés grands blancs, de dix deniers; 4" des deniers appelés petUs blancs, de cinq deniers ' ; 5" des deniers noirs appelés doubles, de deux deniers ; ti" de petits deniers tournois, valant un denier ; 7" de petites mailles, valant une maille *, Les changeurs, marchands et autres étaient autorisés àafâner tout leur billon au-dessous de cinq deniers de loi, argent le Roi, et des afâneurs devaient être installés dans les monnaies de Tours, Angers, Poitiers, La Rochelle, Saint-Pourçain, Lyon, Bourges et Saint- André-les-Avignon '.

' Le gouvernement royal constatait que, depuis la réforme opérée, il y avait une diminution notable dans le proQt des monnaies'. Une nouvelle ordonnance du 4 novembre 1423 prescrivit de faire crier et publier, en tous lieux de l'obéissance du Roi ', « que nul, de quelque estât qu'il âoit, ne soit si hardi de prendre ou mettre en apparl ou en couvert, en fait de mar-

I. Us hirent émis par lellTDS du mois de janvier. Ces feus ëuîenl à un demi cant ds remède, et de M de poids au marc île Paris. On daimail aux changeurs, pour cliaque oiirc d'or Un, soiianle quatre de ces ^cus, Taisant 80 1. 1. Lettres des généraux des momuiies da il janvier U33, B 2827, f. 19, éditées par Morin, I. t., p. 380, note 3.

S. Us fureDl émis au mois de février. A cette date on donnait aui changeurs 8t 1. 1. da marc d'or.

3. On donnait aux diangeurs. pour cliaque marc d'argent, 7 1. Vi s. (. en jauTier, et e 1. 10 s. t. en février.

J. Lettres des géoéraui maiires des monnaies du 31 janvier ; lettres du t mars , dau Morin, p. 988, note 2 ; lettres du Rd en date du t novembre U!3, citées plus loin.

5. Lettres des généraux maitj'es des monnaies du SI Janvier Hfî. — U j eut aussi deux affincurs à Grenoble pour tout le Uauphiné : lettres du gouvemeor Randon de Jojeuse en data du S février U33 , citée par Morin, /. c, p. 281-82. — Des lettres du 2S mai autorisèrent les maîtres particuliei-s des monnaies et les marcliaids et chaDgeurs. en Daaphiné, à faire afRaer i leurs dépens tout leur billon à 3 deniers de loi et au-dessous, pourvu que l'opération eût lieu en présence d'un des gardes ou «mire-gardes de l'atelier où ce billon serait porté. Il était défendu de délivrer des esptces noires à Tavenir. Archives de Grenoble, B 2827, f. 23; cf. Uorin, p. 281.

II. I Pour la grant diminucion du prouflit du seigneuriage de noi monnaies qui sont de présent. . . > Lettres du mois de décembre Ii23. Ms. fr. 5094, T. ISi.

1. Le texte que nous avons est spécial au Dauphiné. mais la mesure Tut étidemmanl . générale.

bvCoot^lc

L ADMINISTRATION DU HOI DE BOURGES. b23

chaadise ou autrement, en quelque manière et pour quelque pris que ce soit, aucunes mouuoyes d'or ou d'ài^ent >> autres que les suivantes ' : deniers d'or fin dits francs à cheval, ayant cours pour vingt sous tournois ; deniers d'ai^ent appelés grands blancs de dix deniers ; peiUs blancs de cinq deniers ; deniers noirs appelés doubles; petits deniers tourttois et petites mailles. Cette ordonnance prohibait l'emploi de toutes autres monnaies, sauf certaines exceptions déterminées*; elle contenait en outre toute une série de mesures relatives à l'admiaistratiOQ des monnaies ^ ; enfin elle déclarait supprimées les monnaies de Beaucaire, Pont-Saint-Esprit, Villefraache, Figeac, Le Puy, Loches, Chinon, Niort, Périgueux et Riom, dont plusieurs avaient été nouvellement instituées. Pour assurer l'exécution de l'ordonnance , on établissait « aucunes bonnes personnes et convenables, » qui devaient veiller à prévenir toute iafracUon, et auxquelles on attribuait le produit du quart de toutes les confiscations de monnaies prohibées et du billon d'or et d'ai^ent*.

La réforme opérée dans le royaume ne s'était pas étendue au Languedoc, où, en mars 1423, on réclamait encore, aux États tenus à Carcassonne, l'abolition de la faible monnaie. La question se compliquaitdu paiement, alors à opérer, de l'aide de deux cent mille livres récemment votée par les États. Le Conseil de Toulouse se réunit avec les capitouls de Toulouse, les consuls de Carcassonne, du Puy, et d'autres bonnes villes, pour

1. Ces espèces éuieni fmists sur le pied de monnaie irenle deuiiène. Voir les documents eiUs par Uorin, 1. c, p. !85, note i.

2. Ces eiceptioDs portaienl sur les monnaies suivantes, fahiquées depuis la réforaw monétaire , et qui subissaient les réductions que voici : grands blana de dii deniers , sept deniers ; pellU blane* de cinq deniers, trois deners -, doublet noiri de deux deniers, no denier ; priiu denieri d'un denier, nne maille.

3. Dispositions relatives i l'eiporlallon des monnaies, au taîl du change, au pointon- D^e de la vaisselle par les orfèvres, au< lieuii où pourra se faire le cliangc ; aui pièces «Irangères. devant être cisaillées et mises au marc pour billon ; aux contrats, qui devaient être faits à sous et à livres, non ■ à sommes de marc d'or ou d'argent, ai à pièces d'or. ■ Les tabellions étaient tenus de prêter sermenl à cet égard.

1. Cette ordonnance rendoe à Tours le 1 novembre 1133, « soubi le seel dont nous usions durant te temps de nostrc régence. * Elle porte la souscription : ■ Par le Roy Daljriiin «n son conseil, i. le Picarl, b et n'est revêtue d'aucune signature de membres du grand Conseil. Ori^l, Archives de Grenoble, B Set6 ; co|»es du temps, B 2837, t. !6, et 2961, r. 179. — Il but la comparer avec l'urdonnaoco de Henri VI du 23 juin tt23, dont elle semble s'Stre Inspirée (Vnr Ordonnances, 1. XIH, p. S9).

ovGoot^lc

e24 HISTOIRE OF. CIIARLE.S VU.

prendre les mesures réclamées par les Ëtats. Des lettres du Roi, CD date du 3 août, doocées par le Conseil siégeant en Laaifiiedoc, et où se trouvaient, avec l'archevêque de Reims, un des commissaires généraux nouvellement institués, Guillaume Topeau ', et deux généraux des monnaies ', prescpivirent de reprendre à perte tous les doubles de deux deniers, les petits deniers et mailles, et de les faire porter dans les hôtels des monnaies pour en faire de la monnaie blanche'. Par un acte de même date, des mesures de détail furent prises d'un commun accord entre le Conseil et les représentants des bonnes villes *. Les âtats de Languedoc, réunis à Montpellier l'année suivante (mai 1424), s'occupèrent encore des monnaies. Ils demandèrent en particulier au Roi de maintenir saascbangement ou altération les monnaies (énumérées dans l'ordonnance du 4 novembre 1423) dont il avait fixé le cours, ce qui fut promis en son nom par ses commissaires ; d'avoir ij^as son royaume des monnaies uniformes de poids etde loi, ce qui fut également promis ; de donner des lettres d'abolition à tous ceux qui auraient transgressé aux ordonnances sur le fait des monnaies, ce qui fut accordé ; de permettre que les monnaies mises en circulation par des marchands étrangers pussent être acceptées en paiement, ce qui fut accordé moyennant que ces espèces fussent, dans un délai de quinze jours, portées aux monnaies royales, conformément aux ordonnances '.

L'ordonnance du 4 novembre 1423 n'ayant point été strictement observée en Dauphiné, le Roi s'en plaignit en termes très vifs dans ses lettres patentes du 14 février 1424, et prescrivit de ta mettre à exécution sans plus de délai*. Mais le gouvernement lui-même ne tarda pas à apporter desmodilica-

1, It «st «ncore qualifié, dans l'acte particulier passé avec les capilouls et consuls, de n i-liancelier de ta Rojne, i c'est-à-dire d'Isibeau de Etavière. De ratme, pendaotloof' (enips, Tanguy du Cbaslcl fui appelé : • Monseigneur le prevost de Paris. • D. Vaissete, 1. IV, preuve», col. 419.

3. C'étaient E^erre Gencien el Jean Holinier, appdé ailleurs du Moiutier.

3. D. Vaissele, t. IV, preuiti, col. 417. — La perte était de la diHitrence du pimis au loumois.

Page 1