Id., iMd., col
5. Cahier de doUaiKei, dans D. Vaissele, t. iV, preuves, cd. 4ï4-!6.
6. ArchiTes de Grenoble, B !8!7, (. 39 t>. Cf. Horin, p. i90.
ovGoot^lc
l'administration du roi de BOURGEa. 62S
tiens aux décisions prises : à la fin d'août 1424 , il prescrivait de fJabriquer des écus d'or qui devaient avoir coure pour vingt-cinq sous tournois , et l'on cessa aussitôt toute émission de fr&Lcs d'or*. En 1425, de nouvelles modiScations furent apportées à la fabrication des espèces : on renonça aux petits blancs de ,cinq deniers, et on ordonna de convertir tout le billon d'argent en parpailloles aux trois fleurs de lis, de dix deniers'. Les États de Dauphiné avaient deoiandé d'être pourvus « de bonne monnoye et souffîsant, par laquelle ils pussent secourir à leur nécessité et marchander en leurs pays voisins , ainsy que besoing leur est : » le Roi, déférant à cette requête, prescrivit, par lettres du 15 mars 1425, la fabrication de gros de douze deniers , de demi-gros de six deniers, et de quarts de gros delphinaux , appelés liards, sur le pied de monnaie vingt septième*. Le 11 juin 1425, le gouverneur du Dauphiné notifiait les nouveaux règlements relatifs aux monnaies ^.
Quand le .connétable de Richemont arriva au pouvoir, toutes les commissions données jusque-là furent annulées, par lettres du 29 juillet 1425 , et le nouveau receveur général , Jean Taumier, eut la haute main sur toutes les monn^es du royaume'. D'autres lettres du même Jour déclarèrent que les gardes et maîtres particuliers des monnaies devraient obéir à Jean Taumier, et lui livrer tous les profits des monnaies*.
Malgré cette nomination et la création faite, lors de la réunion des États de Poitiers, de généraux conseillers et commissaires sur le fait de la réformation des monnaies et autres abus, et aussi des nouveaux acquêts, lesquels entrèrent aussitôt en
1. Lettres fisses dans des leltres du gouverneur du Dauphiod du 10 septembre 1421, B3827, f. 57. Cr. Horia. |>. Î91. — Les nouveaux écus éuieni i vingt-lrais carats de loi et un demi carat de remède, de soiunte-dii au oiarc de Paris ; Jes changeurs devaient avoir, de chaque marc d'or fin, soiiaote-dlx de ces écus , soit S7 I. 10 s. I. — Voir Le Blanc, Trélé histerique dn motmoya de France, p. 3S4.
3. C'est ce qui ressort des lettres dugoDvemeur du DauphiiiiienJdaledul"Kvrier 14!S, Mono, p. 392.
3. Original, Archires de Grenoble, B2840; copie du temps, B 2827, f. CI. — Le marc d'ai^eot vaJait 6 1. 5 s. I. Cf. lettres eiécutoiro; du 6 avril U2S (B 2827, l. 61 v), et du 1B mai (f. 65).
i. B 2831, f. 77. Voir Mono, p. 29I-9S.
S2ti HISTOIRE DE CHARLES VU.
l'uuctiun ', radmmiBtratioQ des moimaies ae fut point améliorée. Les nouveaux commissaires Qrent plus de mal que de bien *; l'afTaiblissement des espèces suivit une marche progressive dans le cours de l'année 1426, et l'on constata bientôt un renchérisBement de l'or*. De nouvelles espèces furent fabriquées par lettres du 16 mai 1427*. Le prix du marc d'argent, qui s'élevait à onze livres au mois de novembre 1426, et qui était tombé à sept au mois de janvier suivant, arriva successivement à onze, quinze et vingt livres en 1428 et 1429*. Durant cette période de détresse financière, on prescrivit la fabrication d'espèces à trois deniers de loi * ; bientôt on descendit & deux deniers et à un denier huit grains ''. Le marc d'or, qui valait soixante-douze livres en mai 1427, monta en juillet 1428 à quatre-vii^t-dix-sept livres dix sons, et en mars 1429 à cent cinq livres*; le titre des écus à la couronne fut réduit à seize carats. L'écu monta rapidement de quarantecinq sous tournois à soixante et k soixante-dix*. Le gouvernement royal, sentant, dans la pénurie où l'on se tronvalt, la nécessité d'user de tolérance au sujet de l'introduction de monnaies étrangères , autorisa les habitants de Montpellier à user pendant deux ans de ces monnaies, à la condition de les porter aux changeurs après les avoir reçues *".
La crise prit tin au mois d'octobre 1429. Un châtiment soudain s'était opéré : le Roi avait été sacré & Reims. Une ordonnance du 9 octobre prescrivit de fabriquer les espècessuivantes : 1" des royaux d'or fin, ayant cours pour vingt-cinq
1. Voir les lettres du 30 avril U36. Ordonnoneu, t. XIU, p. tlS.
I. Par letlces du 30 ivril U36, le Roi, i la requile des iuia de Foitoa, mit Hd brusquement k la mission des conmissaircs. rérormalenrs , qui avaient toaaaaei par • molester > les gens d'église et autres de ses sujets. Ordoimaneei, I. e.
3. Lettres de l'év^ue de Laon, en date du 10 juillet Ufl. Archires, K 6!, a* 35.
i. Archives de Greuolile, B ISîT. (. 95. — Cf. une pièce mutilée de UK, m. fr. am, a- !3.