ÉTATS DE LANQUÏDOIL ÉTATS DE LANGUEDOC
Unn Unu
Tmmdi Tnrnolt
1483, janvier, Bourges.... 1,000,000 1423, avril-mai, Car(;as$onne S00,000
août, SeUes 200,000 (plnsl/lOedjclergé].
— Aide évaluée & t, 000,000
1424, mars, SeUet 1,000,000 1424, mai, Montpellier 150.000
(; «impris l'aide précédente]. (pins une crue sur le sel, elcJ
octobre, Poitiers...! n^„tm décembre, U Puy. . , 200,000
noTcmbre, Rioo.. . ( ^-^^-"^ {^ S/10» 1/3 du tiergéi.,
1425, octobre, Poitien.... 560,000 1425, dot., NehuiKur-ïèvre 250,000
- XP évalué i 250,000 Don au Roi ... . 12,000
[plus 1/10* du clergé).
1426, avril, Hontlutoa.,.. 250,000 142G, juin, Montpellier
(en remplacement du xi*) .
novembre, HebuD... 120,000 (ptns QD ÎDçOt popiHtionnell .
décanbie,llantiuçon. 120,000
1 427 , mars-avril , Béliers . . 1 50,000
1428, avril, Cbinon 100,000 1428, aoftt. Béliers 50,000
sept.-oct., Cbinon... 300,000 sepl.-ocl., Chiiioii... 200,000
[Réunion pléniére des Ëtatsgé- [y compris W.^ 50,000 précé-
néraux du royaume; le cte^ dents],
gé accorda en outre 1/10»).
1429, aoûUept.,CaTCiissi)riue 50,000 [Ou 70,000 d'après un antre document).
1430, septembre, Cbinon 1430, mars, SuUy. 200,000
ty compris les 50,000 précédents).
■oillOIU
1431 , mars, Saumur 1431 , juillet, Béiier> 1.50,000
— Poitiers 200,000 0»lus I/10« du clergé).
1432, jum-juillet, Amboise 1432, juillet, Béziers 120,000
[Vote d'impôts indirecte.) (130,000 dans plu-
sieurs documenb).
1433, Mpt.-oet., Tours. . . . 40,000 1433, juin, Vill«iHived'Ati-
Plns un fouage éva- gnon "U,O0O
lue à 120,000
1434 , août, TouTB 40,000 1431. avril .Vienne lIJO.OOO
1435, janvier, Poitiers.,.. 120,000 1435, mai, Béùers 185,000
(Plus une 'aide sur le fait de la guerre).
1. Pour les sources, voir, au chantre préeédeat, les pages relniiv,
ovGoot^lc
832 HISTOIRE l>E CHAHLËB VU.
MalfH'é les expédients auxquels on avait ea recours, on ne tirait pas des monnaies le même profit qu'an temps de la régence. Les revenus du domaine et les autres revenus ordinaires étaient de nulle valeur. D'un autre côté, les sommes votées par les États de Languedoil allaient décroissant d'année en année. La guerre, en se prolongeant, rendait les ressources moins îibondantes et les rentrées de plus en plus laborieuses. Souvent le produit des aides était employé au paiement de dépenses déjà faites. C'est donc à des emprunts qu'il fallut recourir pour faire face aux besoins' urgents : c'est là ce qui caractérise la période qui nous occupe. On emprunte aux villes , on emprunte à l'université d'Angers , on emprunte à des marchands, on emprunte surtout aux conseillers du trône. Nous avons signalé déjà les prêts qui furent faits, soit par le président Louvet, soit par La Trémoille'. Parmi les autres préteurs , nous rencontrons le maréchal de la Fayette , Regtiault de Chartres, le duc d'Alençon, le comte Dauphin d'Auvei^ne, Randon de Joyeuse , gouverneur du Dauphîné , Régnier de Bouligny, Guillaume d'Avaugour, Robert Le Maçon, Pierre de Beauvau, Gabriel de Bernes, Robert d'Ëtampes, Denis de Ghailly, bailli de Meaux, Girard Blanchet, Christophe d'Harcourt, Adam de Cambray, président au Parlement, le sire de Gaucourt. De simples écuyers, comme Guillaume de Coytelles, capitaine de Rocbefort'; des maîtres d'hôtel du Roi, comme Le Gallois de Puy du Fou ' ; des généraux des monnaies , conmie Bernard Braque *, un des queux (cuisiniers), du Roi, comme Lubin Raguier*; des femmes même, comme la veuve du chancelier de Marie*, fournissent à leur souverain les