I. Hg. n-. 1665!, f
%. Lettres vjsfes par le P. Anselme, t. VIII, p. iSO.
3. ( Et ■ induit mondit seigneur de nous venir combatrc se nous Teussioas al^ pu devers lui, qui aler } devion-s pour le service, eomnie raison est et lenui ; sommes. > Lettre du connétable du i juin.
l. Le a avri) oo désignai! un députa pour ne rendre à Poitiers, oii la Reine avait mandé, par lellrc close, d'envoyer vers eWe (Regitlra da détibiTation* , LLL, f. il v). Le 2 mai Pierre Sohier, parti te 23 avril, est de retour i Tours {RtgUlm de» Comptrt, XX11, r. tl8 v). Le paiement des frais de votage fut fait le tS mai. — Le même jour on remboursait la dépense faite par Yolande pendant son séjour à Poitiers , et qui s'ébvait i U5 I. 11 s. S d. Arefaives, KK Î13, f. 65.
5. Le H avril, on l'attendait i Tours, et il arriva en effet le lendemain; le 17, le conseil de ville se réunit, u pour avoir advis et delibcracion sur aucunes choses proposées par monseigneur de Richement, connestaUe de France, aux gens de la dicte ville. • Le S6, le connétable est encore à Tours; le 28 il donne quittance des 500 livres dont il avut exigé le paiement immédiat. Regislres da déllbérationn. II. partie v, au 26 avril; [II, f. ÎT v°-28 ï=; Regiêlra det Complu. XXK, f. i(S et 131 v.
6. I.«itre dtée. — Lo 30 mai, le conseil de ville de Tours était assemblé pour délibérer sur livis lettres adressées par !a reine de Snile, le connétahle et lea habitants de
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Bourges n'hésitèrent pas à donner leur adhésion au connétable, et promirent de le soutenir de tout leur pouvoir. On lit crier dans la ville que « tous ceux qui tiendroyent le parti du Président, de t'rottier et du seigneur de Giach'» qualifiés de traîtres au Roy, eussent à évacuer Bourges dans un délai de quarante-huit heures'. Des lettres furent adressées à certaines villes — et eu particulier à Tours — par le connétable et par la reine de Sicile, qui ne tarda pas à le rejoindre, pour obtenir leur adhésion.
Tandis que la reine de Sicile et le connétable agissaient de la sorte, le Roi avait quitté Poitiers dans les derniers jours de mai, et s'avançait en armes versleBerry*. D'Issoudun, il envoya un de ses secrétaires, Guillaume Dreux, aux habitants de Tours, pour leur faire connaître ses intentions. Le député fut entendu le 2 juin par le conseil de ville. Il exposa que le Roi voulait poursuivre « le bien de la paix et union de son royaume » dans les conditions qui avaient été arrêtées à Chtnon, et que c'était la chose dont il désirait le plus la réalisation. Le Roi avait, dans ce but, envoyé au duc de Savoie des ambassadeurs , et à la duchesse de Bourbon son propre chancelier, « Dans peu de temps, dit Guillaume Dreux, la paix et union « sera accomplie, et nous serons tout un, à la confusion des « Anglais ennemis de ce royaume. » — « Le Roi, ajouta-t-il, se
Bourges, i Msaal mencioa du bon vouloir et entencjaa que ils ont au bien de la paii de ce royaume, e[ de faire cesser les rabcries et pilleries qui, ou temps pass^, ont esté et cncores sont diascun jaur sur le povro peuple, ce que ■ eni|«sclié et cmpesclie te président de Provence estant avec le Roy, et que les gens de U dicte ville se voulsissent, comnie bons et vraiz subgez, à obéissance do Roy et de la dicte danje duchesse de Touraioc adiierer et joindre avec eulx à les conseiller el aider ii Taire et poursuir ce que dit est, ce que ODl Tait les diz gens d'eglisc, bou^is et habitans de Bourges, conunc cerlill^ ont par leurs dictes lettres closes, a Après mitre délibération, et avoir pris l'avis de l'archcvjque et du chapitre, oa décida que les < gens de la dicte ville, tant d'eglinc que autres, ol^roDt i la ftoyne de Secile duchesse de Tooraine, et par con^equanl à monseigneur le connestable, el seront adjoins et adhérez avec culi, soubz l'obeif'ïiance et subgoccion souveraine du Roy notre sire, s Ea mime temps on d<<cida d'envoyer de notables députés i la Reine, « pour savoir la foi-me et manière de la dicte aijjonclion et d'elle avoir lettres patentes de ce, • Rfgialrn drs ilélibéraliont, III. f. U-U v°.
"1. Registrri des rUlibiralioni de Lyon, BB I , T. 'US, àlé dans la Rtme du lyonnaii, l. c, p. 336.
3. « A grant nombre de gens d'armes et de trait eslrangiers , comme Escossays, Lombars et autres, s Communication de la reine Yolande auiL habitants de Tours, ta du âélibéTatlûnt. ni, t. 37.
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propose de se rendre d'Issoudun â MehuD-sur- Yèvre , vers la reine de Sicile sa IwUe-mère, pour appointer avec elle sur aucunes choaes qui ont été faites à Bourges en son absence et à sa déplaisancc; il a eu d'ailleurs de très bonnes aouvellcs de Bourges, n Dreux finit en demandant aux habitants de se montrer vrais et loyaux sujets du Roi, de demeurer en son obéissance comme ils l'avaient toujours fait, et de justifier ainsi la parfaite confiance que le Roi plaçait en eux '.
La réponse des habitants de Tçurs est un vrai chef-d'œuvre de diplomatie, lis venaient justement de donner leur adhésion à la reine de Sicile et au connétable : comment répondre à la confiance du Roiî Après délibération avec les « seigneurs des églises, » ils répondirent en ces termes : « On remerciera le Roi d'avoir bien voulu faire savoir à la ville sou bon vouloir et ses intentions; les habitants seront toujours pour lui de vrais et loyaux sujets et obéissants; jamais leurs intentions n'ont été à ce contraires. Plaise k maitre Guillaume le faire savoir au Roi leur seigneur, par lettres ou autrement, et qu'il plaise au Roi tenir la main à la paix et union de ce royaume *. »
Mais les Tourangeaux n'en furent pas quittes à si t)on marché. Quatre jours après, un nouvel envoyé du Roi arrivait dans leur ville, et celte fois c'était un des principaux conseillers de la couronne qui était député vers eux : Simon Charles, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel du Roi, arriva à Tours le 6 juin, porteur d'une lettre close de son maître, et avec chaîne d'exposer verbalement la situation aux habitants. Le Roi, dit-il, a « haut désir et parfaite volonté et intention » d'arriver à la conclusion de la paix et de procurer l'union de son royaume, afin de faire cesser les « pilleries et roberies » dont le peuple est victime, chose qu'il souhaite avant tout. Pour poursuivre les négociations, il a naguère envoyé ses ambassadeurs vers le duc de Bourgogne, mais la conférence projeléc a été renvoyée par le duc de Savoie au 22 juillet. Quant aux débats qui ont surgi entre le connétable et certains
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metnbres du Conseil royal, le Roi lui a dooDé mission de faire savoir que, grâce à l'intervention de la reine de Sicile, les choses seront soua peu si bien réglées que le peuple en sera tout joyeux. D'ailleurs, les conseillers en question ont demandé à être entendus par le duc de Bretagne, au sujet des accusations formulées par le connétable, déclarant que s'ils avaient fait chose qui fût à la déplaisance du connétable, ils étaient prêts, une fois leurs explications données, à la réparer; que si, au contraire, ils avaient bien agi, on eût à les laisser en paix. « Le Roi, donc, conclut Simon Charles, vous prie, requiert et commande d'être pour lui de vrais et loyaux sujets, et de lui obéir comme à leur souverain, par le « moyen » de la reine de Sicile, duchesse de Touraine, et de recevoir en votre ville les officiers du Roi, comme vous Tavez fait au temps passé '. >■
Cependant on avait appris à Bourges que le Roi marchait sur cette ville. C'est donc lui qui allait à la rencontre du connétable, et non, comme l'ont dit tous les historiens, le connétable qui poursuivait le Roi'. A Vierzon, où il se trouvait le 4 juin, Charles rendit une ordonnance importante, par laquelle il prescrivait de mettre le duc et la duchesse de Bourbon en possession du duché d'Auvergne et du comté de Montpensier '. Yolande, qui ne cessait d'agir près des habitants de Tours pour qu'ils ne reçussent dans leur ville ni le Roi ni aucun de ses 'i gouverneurs*, » résolut d'intervenir pour empêcher à tout
t. Regûlrt dei délibéralioni, 111, f. 36-36 v. Les habiUnls de Tours se bomèrcot i répondre qu'ils «uppliaieat le Roi ■ (|ue (oui jours -il ait le cuer el 1» vpuleaté au bien de la paii, el que touz jours seront ses vrais el loiaut <iu1^i el obbcissans, el oncques ne fut leur cnlencion an contraire, et que ses officiers recevront en la dicte ville comme ili ont aeoustum^. < — Le 9 juin, Simon Chartes rejut un don de quatre quartes de vin, fqaivalenl & Ijuîl pinies. lîegiilm dei Comptes, \XI1, t. I3i v°,
3. Nous verrons plus loin que cela a été par une fausse -inlerpréution du texte de Grue).