Archives, P 1375>, cotes 3581 et
1. La Reine avait ^crit à plusieurs reprises aux capitaines et aux habitants de celle tille s que en icelle on ne laisse entrer aucunes gens d'armes plus fors que les gens de la ville, io« le ttoy no»tre sirt, le président en sa cunipignie, qui de lui a le principal gouvernement, ou autres de ses gouverneurs qui perturbent et empesctient la dicte paix, et lesqueli monseigneur de Richcmoal, coanestahie de l'Yance, et la dicte Raine entendent à mettre briefvement hors de ta compaignie el gouvernement du Roy. > (Btgitlre àtt AHibéraiion*. III, f. 37.) Le 10 juin, on envoie de Tours i Bourges vers
prix UD conflit. Mais commeol joiadre le Roi? Louvet faisait bonne garde autour de lui et écartai! tous ceux qui auraient tenté de l'arracher à son joug. Le 8 juin, un envoyé de la ville de Lyon , venu à Bourges pour solliciter le connétable, écrivait au consulat que la reine de Sicile et le prévôt de Paris {Tanguy du Ghastel) venaient de partir pour aller trouver le Roi, « là , disait-il , où personne ne peut parler à lui '. »
Yolande parvint pourtant à pénétrer jusqu'à son gendre, Charles, au lieu de continuer sa marche sur Bourges et de prendre sou logiâ à Mehun, avait rétrogradé vers la Touraiae, et se trouvait à âelles. Le 12 juin, par lettres patentes données dans ce lieu, Béraud, comte Dauphin d'Auvergne, gouverneur du Dauphiué, et Jean Louvet, seigneur de Uirandol, étaient chargés d'aller conclure avec le seigneur de Saint-Vallier un arrangement définitif touchant l'affaire des comtes de Valentinois et de Diois. Le Président, auquel le Roi déclarait avoir « de nouvel du tout baillié et commis le gouvernement et administration de toutes ses fiuauces, tant du Dauphiné que des pays de Languedoc et duché de Guienoe, » avait même la faculté de conclure l'affaire à lui seul '. Cette mission de confiance , donnée en termes pompeux , avec des pouvoirs exceptionnels, cachait une disgrâce. Louvet, étourdi du coup, ne fit rien pour le parer : tout s'écroulait à ta fois sous ses pieds : car si la reine de Sicile était venue lui déclarer qu'elle n'entendait plus « qu'il volât de si haute aile ', » des symptômes significatifs lui prouvaient que toute résistance serait vaine. Le vide se faisait autour de lui; toutes les bonnes villes, sauf Vierzon et Selles, lui fermaient leurs portes*. Il partit pour le Midi,
la Reine et te MunéUble, < poar savoir des nouvelles de par delà, ou débat qui estoil de mettre et bouler lion par la dicte Royne [et] le dit monseigneur le coimeslable de la compaignic et service du RBy noslre sire, estant lors à Celtes, le président de Provence, lequel ne voulait partir du service du dit Hoj. ■ (^Registre» dei Complet, XXII, f. 1!0.) Le 11 juin, un lit Moger Ions les Écossais, hommes on Temmes, logi^s dans la ville {Rrgiitrei de* âéUbértUlont, III, f. 37). Le 1S, une garnison de 40 hommes d'armes et 30 hommes de trait vint occuper la ville, « pour la garde cl dcreose d'icelle. i>(M., Md., t. 37 v.) Le connétable Ht mettre 4<galement Ambolse en étal de défense (l. 38).