Archives de Lyon, AA
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let '. En même temps, lea Lyonnais reçurent deux aulre8 lettres, , l'une du vicaire de l'archevêque de Reims, chancelierde France', l'autre du connétable, en réponse aus lettres écrites par eux à la nouvelle du renvoi du Président. Voici le texte de la seconde :
A nos trea chi»n et bons amis les baiUi, conssiUiws, bowgoya et habitons de la bonne ville de Lyon.
Trea chiers et bons amis, nous avons pieça receu vob letlres par ia Barbe, porteur de ceaVes, par lesquelles avons sceu vostre bon vouloir, de quoy vous mercions ; et pour ce que savons qu'estes desirans de souvent oyr des nouvelles de par deçà, veuillez savoir nos beaux Treres d'Eslampea et de Porboet, ensemble les barons et seigneurs de Berry, d'Auvergne, de Poiclou, Bretaigne, et plusieurs autres ea très grant nombre, sommes en conclusion, après plusieurs troubles, venuz à Poictiers devera monseigneur le Roy, lequel nous a recueilliz et receuz 1res joyeusement, faisant très bonne cbiere, et par son commandement et ordonnance a fait vuidler et mettre bors de son boslel aucune mauvaise semence que le Présidant y avoil laissée, cougnoissant cicrement le mauvais gouvernement qu'il a eu parcy devant, telementque. Dieu mcrcy, les choses sont à présent en trea bons termes; dont noua devons touz estre lyez et joyeux, ayant espérance qu'elles continueront tousjours de bien en mielx. Pourquoy ce veant mon dit seigneur, et que présentement il lui convient adviser au recouvrement de sa seigaeurie, mande présentement les trois estaz de son royaume, à certain jour, comme pourrez savoir par ses lettres que sur ce voua envoyé, auquel jour vous prions bien acertes que de vostre part n'y veuillez faillir. En attendant laquelle journée, pour pourveoir à ce qui est neccessaire, tant pour le fait de Testât de mon dit seigneur comme pour le fait de sa guerre, se met sus preseiilemenl un aide, le plus legier que faire se peut, ainsi que pourrez pleinement savoir par les letlres que mon dit seigneur sur ce vous escript', à quoy vous prions aussi que de vostre part veuillez mettre bonne diligence, comme povez savoir que besoin en est, an voua acquittant et demonstrant toujours la loyaulté et le bon vouloir que avez eu au bien de mon dit seigneur, dont vous estes moult à
1. Archive» do L70D, AA 2Î, f. 38 et 53. La première a été éditte par H. Ttionuis, Ut État* giniraia tout Charlet VU, p. 18. 3. Onginal, AA 77. Publie dus la Revut <lu LyonnaU, p. 331-35. 3. On d'i pu cette lettre.
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louer el recommander ; et veuilez teair pour excusé le dit porteur, iecpael noue bailla voz lettres adreçaus à monseigneur de Bretaigne, lesquelles nous lui euvoyasmes, et l'avons toujours fait demourer pour vous porter la vérité et certaiuelé des dictes nouvelles. Si nous faictes savoir des vostres, ensemble se chose voulez que ptiissons, et nous la ferons de bon cuer. Très chiers et bons amis, Nostre Seigneur soit garde de vous.
Escript à Poictiers , le tiers jour d'aoust.
Le conte de Ricbemonl, conneslable de France, Artuh.
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L'arrivée aux affaires du coonétable allait entraîner un changement complet dans la direction politique. On s'en aperçoit au ton même de la correspondance du Roi avec ses bonnes villes, qui offre, ce nous semble, un frappant contraste avec les lettres que nous avons rencontrées jusqu'ici. Voici les dernières lignes d'une lettre aus habitants de Lyon, en date du 31 août : « Nous vous mandons et expressément enjoignons et commandons que, tous excusacions cessans, et sur quanques amez le bien et conservacion de noua et de nostre royaume, et sur paine d'encourir nostre indignacion, que sans delay vous paiez au receveur sur ce ordonné, entièrement et sans diminucion, la dicte somme de six mil cinq cens livres tournois, en vous deffendant que pour ce ne venez ne n'envoyez devers nous, car aucun rabaiz ne delay n'en obtendrez de noua, veue la dicte nécessité *. »
Pendant le séjour du comte de Richemont à Poitiers, plusieurs mesures significatives furent prises. La duchesse de Guyenne, sa femme, reçut pour son douaire les villes de Chinon, MoDtargis, Gien et Dun-le-Boi'. La Reine, à laquelle on enlevait Chinon, eut, à titre de douaire, une nouvelle assignation de vingt mille livres de rente *. La reine Yolande, qui ne mé-