‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 65 sur 367 · Letlres du 1S novembre UÎS · texte numérisé non relu

Letlres du 1S novembre UÎS

'.. Leltrcs du 10 d^nibre ttïli.

8. Le premier documenl oii se trouve ralle dësignilion parle U dite du 1! noTemhre

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secret espoir d'arracher un jour eoQ comté aux mains du duc de Bourgogne. Quoi qu'il en soit, Giac est le maître : il fait nommer le maréchal de Boussac lieiiteuant géuéral du Roi en Maçonnais, Lyonnais et Charolais', et donner de nouvelles lettres de retenue au maréchal de la Fayette, ennemi personnel de La Trémoille ', Charles VU avait alors une situation si précaire qu'au dire d'un auteur bourguignon, il était tenu en apatis. dans sa résidence, par Perrinet Grasset' : c'est-àdire que le pauvre Roi de Bourges se trouvait à la merci d'un capitaine au service du duc de Bourgogne I

Au milieu des rivaliti'S et des conflits, une nouvelle réunion d'États s'était tenue à Mehun-sur-Yèvre, vers le 15 novembre 14-2(j. Les députés s'y plaignirent très vivement des intolérables abus commis par les gens de guerre et de l'exagération des , impôts ; le Roi promit de donner satisfaction à ces plaintes. Il partit ensuite pour Moniluçon, où il séjourna durant près de deux mois, et où fut tenue une autre réuniou d'Ëtats. La reine de Sicile était toujours en sa compagnie, ainsi que les comtes de Clermont et de Vendôme, les comtes de Foix et de Comminges, le maréchal de Boussac, l'amiral de Culant et, le sire de Giac. L'argent étant devenu un peu moins rare, grâce aux allocations votées, ou ' s'empressa de rouvrir le chapitre des dons, et uaturellemeut les seigneurs ou capitaines de la suite du comte de Foix y eurent la plus larçe part *, Mais, ici encore, nous trouvons la. trace des préoccupations personnelles du RoL Outre des lettres portant don à La Hire d'un cheval*, des lettres patentes, et même une lettre missive, attestent la double intention de récompenser les longs services de Jean Stuart de Derneley et d'acquitter une dette contractée à l'égard de Tanguy du Chastel. Les lettres patentes sont du 11 janvier 1427, et portent don de six mille livres à prendre

1. UVns de U2e, visïes par le P. Anselme, I. VII, p. 69. !. UUres du 26 nOTembre. W,, iMd.. p. 57. 3. Olivier de la Marctie, éi. du Panthéon lillirair' . \i. 353. 1. LeUrcsdu 23 Janvier; plusieurs lettres des S7 et ^janvier 1197. 5. Lellres du 13 Janvier 11Î7 el i|iiitlattce du 10 mat suivani, signée Lk Hihe. Cabinet des itlr«s : Vignoles.

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sur les revenus de la monnaie de Saint-André-les- Avignon'; la lettre missive est du 14 janvier, et elle est adressée aux habitants de Lyon *.

Le connétable était venu rejoindre le Roi. Nous trouvons son nom, avec ceux de la reine de Sicile, des comtes de Clermont, de Foix, de Montpensier, de Vendôme et de Commiages, des sires d'Albret et de la Trémoille, au bas d'un autre acte par lequel Charles Vil, en considération des n hauts, honorables, recommandables, proStables et agréables services et plaisirs » à lui faits, depuis longtemps, par son cher et fléal cousin Jean Stnart, seigneur de Derneley, connétable de l'arinée d'Ècossse, et en dédommagement des frais qu'il avait eu à supporter, lui donnait, pour lui et pour ses descendants miles et légitimes, le comté d'Évreux, avec tout ce qui en dépendait, à tenir en apanage '.

Des mesures importantes furent prises à Montluçon, dans le but de remédier aux désordres des gens de guerre : quatre grands commandements furent créés. Le connétable eut l'Anjou et les contrées au sud de cette province ; le comte de Foix eut la Touraine et le Blésois ; le comte de Clermont le « haut pays; » Charles d'Albret la Guienne*. Mais il ne parait pas que cette oi^anisation ait produit aucun résultat , ni même qu'elle ait été sérieusement réalisée. Le comte de Foix, maintenu dans la lieutenance générale du Languedoc ', ne tarda pas à prendre congé du Roi. Il se fit suppléer dans son commandement militaire de Touraine par deux lieutenants ', et retourna à son gouvernement du midi, ne laissant de son passage qu'une trace aussi stérile pour la guerre que ruineuse pour le trésor. Guillaume de Champeaux, évêquc de Laon, lui fut adjoint comme unique auxiliaire pour l'administration générale des finances ''. Il ne partit point sans avoir obtenu , soit pour

1. ladiquies dans la quittance du 37 janvier itîT. Cabinel dra litres : SnJAHT.

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