Virir aux Piicei JiMificaliva
3. Arcbives, J ÎIO. n" SO'^ , et X<- 860i. f. 100; Bra^tir, Histoire du eomli d'Évrtux, preuves, p. 119.
1. Archives de Tours, Regitira îles délihérallons, IV, au 16 et 19 janvier UÎ7,
&. Lettres du 33 jtnner U!7. Clairainbault , ihl, p. 03.
6. Le sire de Vitlars et Beniard Albert. Archives de Tours, l. c, au 1" Kvrier Hi'.
7. Lettres du 19 janvier 1tS7, révoquant Alexandre Le Boursier et Jean de La Barre de
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lui, soit pour les seigneurs de sa suite, de nouvelles gratifîcatioDS V
Pendant ce séjour de Moutluçon, le connétable s'était rendu à Moulins, en compagnie du comte de Clermont, pour suivre les négocialioas entamées avec le duc de Boui'g:ogne. Les princes rejoignirent le Roi à la Rn de janvier. Le 29, Charles Vil reprit le chemin du Berrj. 11 s'arrêta à Issoudun, où il séjourna " durant une partie du mois de février. C'est là qu'allait s'exercer, a.vx dépens du comte d'Auwerre, la justice sommaire du connétable *.
Tout avait été combiné par Richemont, de concert avec La Trémoille et le sire d'Albret, frère utérin de celui-ci, qui avait vivement épousé sa querelle'. On dit même que la reine de Sicile et les princes avaient donné à l'avance leur approbation '. Le vendredi soir 7 février', le connétable se lit apporter les clés de la ville, disant qu'il voulait aller le lendemain, dès le point du jour, à Notre-Dame du Bourg-Dieu. Richemont se leva de grand malin; son chapelain allait commencer la messe,
leur olDce de géo^u coaseiUen sur le fait des finances en Languedoc , et leur, inlerdisant l'eiercicc de leurs /ooctiaiis, au prolll de l'ëvèque de Laon, ■ seul et pour le tout. > Hs. fr. 3093S, {. \U. — Par ktlres du Ï9 janvier, le Roi donna à lYvéque 2,0(10 1. 1., en récompense de ses services, cl pour le dédommager des Trais igu'il avait eus à supporter pendant son séjour à b Cour, depuiii le mois de juillet. Us. Tr. S0883, t. 47.
1. Lettres dn !9 janvier, portanl don de 3,000 1. t. au comie de Foix (Ms. fr. i05%l. t. 33) ; lettres du même jour, portant don de 3,600 1. t. en remboursement de sommes par lui données, pour le service du Roi, i divers capitaines : 300 I. au comte d'Astarac; 500 au sire de Coarazc; CDD au sii'e de Maulcon; 350 au sire de Lavedan, etc. (Ms. fr. Î0594 , pièce 2i). Leltivs du même jour, portant ordre de paiement de Î.OOO l au comte de Conimlnges, pour partie de 1,000 1. i lui données en récompense de ses services (Kootanieu, «5-116).
2. Le i" révrier 1127, on recevait i Tours des détails sur l'accueil fait par le connétable aux vive: remontrances préscnléps par Léonard Champenays, clianoinc de Saint- Uartm, au nom de la ville, relativement à l'installation du comte de Foin et de ses gens. Le connétable avait dit on propres termes au cbanoine ; i It ; a un seigneur qui s'en va d'avec le Roi; altendet son parlement, et l'on y kcsc^nera mieux, a Archives de Tours, RegUtre* de» délibéraiioiu, IV, au 1" février 11Î7.
3. Gruel (p. 1161) met seul le connétable en scène ; Cousinot (p. 339) nomme La Trémoille avec te connélable^ Bern; désigne en outre le sire d'Albret.
1. C'esl ce que dit Gniel; il eiceple le comte de (donnant et le comte de f(âx; mais celui-ci étût déjl parti pour le midi.
5. La dalo est (née par les Registres de Tours (Détîbératioiu, vol. IV, au 12 févriei' 1127 : ■ El a dit le dit Massari que sepmadi dernier (8 févrici') le dit monseigneur le conneslable Ils) prendre le sire de Ciac, principal gouverneur du Rn;, et le flst emmener ne scet en quri lieu. ■
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et avait déjà revêhi les ornements sacerdotaux, quaad on vint dire au connétable : <■ li est temps. » Il sortit aussitôt, et suivi des gens de sa maison et de ses archers , rejoignit La Trémoille et d'Albret, qui l'attendaient pour se rendre au chfVteaii où logeait le sire de Giac'. Celui-ci dormait tranquillement près de sa femme, lorsqu'il entendit frapper à sa porte : « Levezvous l disaitnan. Vous êtes trop à votre aise*. » C'était La Trémoille qui parlait de la sorte. Sans prendre alarme, et habitué, paraît-il, à de semblables visites', Giac fit ouvrir. Soudain la chambre se remplit d'hommes armés. En reconnaissant les gens du connétable, il s'écria : « Je suis un homme mort*! » On le força de se lever, et, sans même lui donner le temps de se vêtir, on l'emmena, enveloppé d'un manteau, et à peine chaussé '. On le fit monter sur une petite hacquenée, et il fut conduit tout d'une traite au ch&teau de Dun-te-Roi *.
Le bruit des gens d'armes, les cris de la dame de Giac, plus sensible à l'enlèvement de sa vaisselle qu'à l'arrestation de son mari^ avaient causé un certain émoi dans le château. Charles Vil se leva aussitôt, et, craignant une trahison, se mit en armes '. Les gens de sa garde, réunis à la porte de sa
\. Ce rail nous est explitidé par la silualion à la Cour de sa femme, Catherine de l'Iste Bouchard, qui «ait dame de la Reine.
i. J'ai publié, dans mon élude sur le Caractère de Charlei VII, un curieux rjcil de l'airestation de Giac, tiré de lettres rajauit du 3 mars \i3S, conservées dans les archives du duc de la Trëmoille.
3. • Et tellement que le dit de Giac, non pensant le mal qui lui estoil advenu, Bsl ouvrir l'uys de sa chambre, cnidanl que le dit de laTremoiUe venist veoir sa femme au lit, ainsjr que autres foii avoil fait... o (Lettres royaux.)
1. Cruel, p 36ë. D'après l'écujer du connétable, on pourrait croire que sou mallre monta lui-rtiéme. et Gi Torcer la porte; mais le n<cil des letlfes royaux nous parait plus vraisemblable.
5. • Atout une robbe, sans pourpoint, chausses, m chappei-on (Lettres royaui). > Beiry dil ; 0 Sans fsti^ chanssi aj vesto, sinon d'un manteau et d'uae bole qu'il aïoil chaussée. > Cruel : « Il n'avoii que sa robe de nuit « ses boUe». •
6. « Et l'emmenèrent hors d'icelle ville (d'issoudun), «I de là à Dung-le-Roy, v disent les lettres royaux, coniinnées par Gruel. Pourtant, d'après Cousinot et Beny, il aurait él* conduit ï Bourges atant d'être enremié il Dun-le-Roi. — Dun Taisait partie du douaire de la comlesse de RicbemoaL
7. «Elprindrenleiemporterent savaiselleelcequebunlruuverent en ladict«cliambre. « (LeUres royaoï.) — o Et madame sa femme se leva toute nue, dil Cruel; mais ce. M pour sauver la vaisselle. > — Berry dil aussi que la dame de Ciac était « en son lil toute nue. » M. Vallel fait remarquer (i. I , p. iS3 noie) que l'usage général éUit encore, au quinzième siècle, de dormir loul nm et sans cltemise. La chemisi' étjit un viHemenl
S. Raoulel, p. 18».
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chambre, se tenaient prêts à marcher. Le connétable vint leur enjoindre de ne pas bouger : « Allez-vous en, dit-il ; ce que je fais est pour le bien du Roil » Charles, vivement froissé du procédé violent de Richeinont, témoigna hautement son mécontentement '. Trois jours plus tard, le connétable, revenu à Bourges avec le Roi, écrivait (11 février) à ses « chers et bons amia » les habitants de Lyon, pour leur demander d'intervenir en sa faveur. La lettre est assez curieuse pour mériter d'êtRreproduite.
Ttes chiers el bons amis, noua èroyous i vous esire assez notoire le mauvais gouvernement qui, par cy devant, a eslii enlour Monseigneur le Roy, par faulte de bonne conduite, dont plusieurs, qui pieça en ont esté déboutez, en espérance que par leur absence bon ordre se peust mellre, ont esté cause et moyen, El pour co que encores y avoit de la semence des autres, congnoissans cleremeni les grans maulx, dommaiges et inconveniena avenuz, et qui estoient eneores vraissemblablemenl d'avenir, pour la conduite et intercession du seigneur de Gyac, adez continuant les termes par avant acoustumez, et parseveranl ensamauvaislié el voulenté dampnable, au dommaige évident de mon dil seigneur te Roy el de ses bons el loyaulx subgez et à la totale perdicion de sa seigneurie, par le bon conseil et aide de noï très chiers el amez cousins les eires d'Alebret el de la Tremoille, et plusieurs autres nobles à ce presens, nous, comme conneatable, et par ce chief et portant l'espée de la conservacion de la seigneurye et justice de mon dil seigneur, pour noz seremeni et loyaulé acquitier envi:rs lui, avons prins de fait, privé el dcboulé à tous jours l6 ditGiac de sa compaignie, ayans seulement regard aux 1res grans desloyaultez, mauvaisliés et Iraysons par luicommises contre la magestêet seigneurie de mon dil seigneur, cl pour la conservacion et garde d'icelle, tendant au bien universel de toute la chose publique du royaume.
Buquel exploit mon dit seigneur, mal adverti,el non conguoissant les grans desloyaultez cl trayson du dit Gyac, s'e^l indigné à rencontre de nous, el prins en son cuer couroux el desplaisance, comme rapporté nous a este. Pour quoy nous, qui voulons el désirons sur toutes choses terriennes le bien de mondit seigneur el
Il biun c«iUTOU«^ (Gruel). » Cf. (ifite ilet aobtet.
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de tia seigneurk , vous escripvons el aiguilioas ces choses présentement, en voua priant et requérant, très chiers et bons amis, que comme bons, vraiz el loyaulx subgiez de mondit seigneur, vous vueilliez employer de tenir la main de voz puissances avecques nous au bien de mon dit seigneur el desa seigneurie el de vous-meismes à qui la chose touche, en acquilaut voz loyanltez, comme tousjours avez fait, pour le rapaisemenl de mon dit seigneur, eu ayant regard aux ineoûveniens irréparables qui, par son courroux ensuyr se pourroieut, lui vueillez rescripre, aclendu que ce est fait pour b; 1res grand bien de lui et de sa seigneuryc, qu'il lui plaise osier el mettre hors de son cuer tout couroux et desplaisauce s'âucuns eu a euz et prius pour ceste cause, 'et qu'il lui plaise interpréter eu bien la dicte prinse ; et aussi lui supplier qu'il lui "plaise prendre el mettre entour lui notables gens proudommqs, dont il trouvera assez en son royaume, qui doresenavant le puissent et saichenl conseiller au,bien de lui et de sa seigneurie. En tenant de vostre part telz termes envers nous, comme seurté et fiance y avons, sans pou^ quelconque lettre ou mandement que vous escripvo ou face faire mon dit seigneur au contraire, ne vouloir penser que jamais voulsissiens rien faire ne tendre k autre Qn que tout au bien universel de toute la chose pubbque de son royaume ; en quoy, voyaos la desolacion d'icelui, désirons sur toutes choses nous employer el exposer de corps et de puissance, par le îion conseil et ayde de vous . et des autres loyauLx vassaux el subgiez de mon dit seigneur. Vous priant et requérant que sur ce nous faites savoir de voz nouvelles ' et entencion.
Très chiers et boas amis, Nostre Seigneur soit garde de vous.
Ëscripl à Bourges, le xi"'" jour de février.
Le conte de Ricbcmout, connestable de France,
Artur.
Gilet'.
Le connétable, depuis deux ans bientôt qu'il dirige les aïfaires, est-it fondé à s'en prendre à la a semence des autres »
i. Original, Archives de Lyon, \h 77. C«Ue letlit Tail partie des documente publia en 1859 dans la Hevue du Lgonnalt. — Le coDoét^le écrisii également dans le même sens aui habitante de Toun; nous vajons dans les Regiilm da délibéraliont (IH, t. 1115 v°, eL IV aux 16 el 27 Hirier 1iî7} que le 16 Kvrïer, eeus-ci ajant ta;» de lui une teUre 1 faisant mencion de b piinse el etecucion du s'u'e de Giac, > envoyèrent vers leui' arcbevéïiue pour avoir son avis sul' ce qu'ils devient faii'e n sur le contenu esdirle' letti'es. <|ui, disaient-ils, esloienl bien |ioisenle$. d
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s'il y a encore daas le gouvememeDt i de grands maux , dommages et inconvénients?» N'est-il pas le mattre? N'exercet-il pas ua poavoir absolu? Et la meilleure preuve n'en est-elle pas dans cette singulière façon de tenir l'épée de justice, tout comme un simple prévôt des maréchaux, en faisant appréhender, sans autre forme de procès, un favori qui tient de lui son investiture et qui a eu le malheur de lui déplaire? A quelque effacement, à quelque humiliation qu'ait été condamnée la personne royale, on comprend que Charles VU ait trouvé la mesure comble, et qu'il se soit indigné d'un tel mépris de son autorité. Le connétable put obtenir le pardon du Roi, il ne regagna point sa confîance.
S'il perdait du terrain à la Cour, Richemoat était loin d'en gagner dans le pays. On commençait à sentir le vide de ces promesses toujours renouvelées et jamais suivies d'eiîet. Ceux qui avaient gardé le souvenir des pompeux manifestes de Jean sans Peur auraient pu se croire reportés à dix ans en arrière. Ce dut être l'impression des conseillers de la ville de Lyon quand ils reçurent une lettre du connétable, un peu antérieure à celle du li février, où il leur déclarait que s'ils ne s'empressaient de payer la somme restant due sur l'aide de Poitiers et qui lui avait été attribuée, il s'en prendrait au premier qu'il trouverait de la ville *. Les magistrats de Lyon furent très choqués du ton de cette lettre ; ils répondirent un peu ironiquement, en rappelant les termes dont s'était servi Richemont dans sa dernière communication, que si haut et si puissant
1. Celle leltre élait arrivée à Lyon le 16 îévner : . Pour ce qu'il» ont eslé Irop petit nombre, Uz n'ont osé ouvrir \ei lettres de monsei^eur le connestable , s lil-OD dans tes HegUIres de» détibêralioni (BB 11, f. 36 v>). On remit au lendemain, après avoir d^idé « que l'on rernande conseQlers vieux cl nouveaux , «1 notables gens, u Ce fut le 18 qu'on se réunit, sans prendre encore de détemiioalion, vu le petit nombre des conseillers présents. Enfin, IcSO, on put délibérer, La nouvelle leltre du connétable, en date du H. élait arrivée snrcescnlrerailes; on en parle dans la délibération , dont les termes sont ainsi conçus : o Iti ont conclus que incontinenl l'on envoyé par devers monseigneur le conneslable touchant le» n» ui": fr. qu'il demande; car l'on ne povoit avoir meilleur marchlé et plus granl rabais mainlenani, que qui atlendroil que la division qui est munlenant Teust accordée, A quant aux lotîtes de l'eiequcion de Gjach, que l'on s'assemble avec niMiselpieur de Lion, les gens d'eglisc el monseigneur le bailli , avec lesqueuli se fera U conclusion que sera de fere sur ce; et que pour ce lïi'c les conseillers eslisent dnq ou sii notables et saiges, qui poursuivent et conduisenl la dicte assemblée p>>ur U response des dictes lettres, x Arcbives de Lyon, BB 11, f. 31; Revue du LyoïmaU, t. e., p. 337-38.
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seigneur, chef du royaume et « portant l'espée de la conservacion de ta seigneurie et justice » du Roi leur seigneur. De voudrait certainement procéder en tel cas que « gracieusement et par justice; m et ils ajoutèrent qu'ils se refusaient à croire que les lettres en question eussent été faites par son commandement et de son sçu. Insistant sur la misère publique, la mutation des monnaies, leurs chairs multiples, la cherté des vivres, la déj>opulation de leur ville , ils persistèrent dans la demande d'une remise de leur dette '. Enûn , pour attendrir ce maître implacable, ils s'adressèrent à deux conseillers dont ils invoquèrent le bienveillant appui : Guillaume Cousiuot et le seigneur de Qi&teaubriand '.
Cependant le connétable avait fait instruire le procès de Giac par son bailli de Dun et par ses gens de justice, qui, après une enquête sommaire, prononcèrent une condamnation à mort. Giac implora pour sa vie, offrant de payer comptant à nichemont cent mille écus, de lui remettre en gage sa femme, ses enfants et ses places, et de ne jamais approcher de la personne du Roi à une distance moindre de vingt lieues. Tout fut inutile : le connétable répondit qu'eût-il tout l'argent du monde, on ne lui ferait point grâce, car il avait mérité la mort. Giac suppliait, pour l'amour de Dieu, qu'au moins, avant de le faire mourir, on lui coupât la main qu'il avait donnée au diable. Un bourreau fut envoyé de Bourges, par ordre du connétable, pour procéder à l'exécution. La Trémoille, voulant s'assurer que sa victime ne lui échapperait pas, se promenait à cheval sur les bords de l'Auroa , au moment oii Giac y fut précipité. Le corps du malheureux fut ensuite retiré de l'eau et livré à ses gens pour être inhumé '.
1. Le S3 révriar, Jean Violet acreplait de se rendre près du connéuble, et jurait n de non j fere autre cbose que le Tait de la viUe. » Il pariii le vendredi 36, porteur de lettres des Ljonnais, datées du $6. Arcliites àe Lyon. BB 11, f. 37 v; Rrviie ilu Lijnanal», l. c, p. 338^.
t. UUres visses ou reproduites dans la Revue du Lyoïmaw, \. e.. p. 3M-4I.
;t. I Et pour l'eure que le dit de Giae fui ainsi niorl el myi, le dit de La Tremmlle esloit tùltj de Doslre dicte ville de Hoitrges el venu au plus près de li où il Tut nayé, el se pourmenolt ilec â cheval en attendant nouvelles de ta mort du dit de Giae. > Lettres rajtia. Cf. Gruet, Cousinol el Berry; GbarUer, CftroB. latine, p. î!, et CAron. franfahe, p. 5i.
Grâce à l'intervention de ses familiers, le Roi avait fini par s'apaiser. N'était-il pas, d'ailleurs, selon l'expresaion de Tacite, obligé d'approuver sans examen ce qui pour lui était aana remède'? Chacun s'embesoffna pour faire 1' « appointement ', » Quand il eut appris de quels crimes Giac s'était rendu coupable, Charles VII changea de sentiment; les chroniqueurs prétendent môme qu'il se déclara satisfait : « Il fut content, » dit l'un; « Il fut très content, o dit un autre*. Le J mars, ïUchemont, faisant allusion à sa démarche près des Lyonnais pour qu'ils intervinssent en sa faveur, leur écrivait : « Quant à la responce des lettres que vous avons escriptes touchant au fait du feu Giac, vous ferez bien, pour vous acquitter de vos loyaultez, d'en escripre à mon dit seigneur le Roy, ainsi que vous en avons ëscript, combien que. Dieu mercy, il est bien appaisié et est bien content de nous; et avons espérance, à l'aide de Nostre Seigneur, que les besoingnes se. porteront bien*. »
Le connétable — sauf un rapide voyage à Orléans' — resta à Boui^s jusqu'au commencement d'avril •. C'est lui qui, suppléant au silence des chroniqueurs, va nous renseigner sur ce qui 8é passe à la Cour.
f. C'est ce que Tacite (ffîil., 1, vir) dit de Galba : > Quoqua inodo acU quia mulari non poienut comprobasse. ■
2. « Puis après tout le monde s'embesoignoit à faire l'appointemenl (Gruel). ■ ~ " Et disoit-OD que Ujic gauvernfrit mauvaisement et ne souflroit pas que ceult de son sang vinssent autour de lui ; qui hit cause de le foire mourir, et que aussi toute sa vie il avoit esl^ Bourgiûgnon (Raoulet, p. 190). n — L'accusation relalive aui princes du sang est étrange, car nous avons vu que, pendant toute la durée de la faveur de Giac, la reine de Sicile, le comte de Clennont, le comte de Venddme, les comtes de Foii et de Coraminges n'avaient pas cessé d'être pris du Roi.
3. t Mais le Ro;, bien iaformé du gouvernement et vie dudit Giic, fut 1res content (Gruel). s — a Mais aprei ce qu'il eult esté înfonné du fait dudit Giac, fut content ditiUt conoeslablc (Oiartier). »
. i. Archives de LjDD, AA. 77; publié dans la Revue dt> Lyonnait, p. 34i, 5. Arcbivea d'Orléans, Compte (fÉlienne de Bourges. Communication de H. Boucher de Molandon.
fl. Le connétable, poursuivant ses revendications près des Lyonnais, leur envoya Jean de Dijon, qui e\posa sa créance au conseil de ville le ï' mai-s. Il s'agissait du paiement de 3.!00 I. t., d'une pari, cl de 500 I, 1. de l'autre (BB 11. f. 39). On fui asse: longtemps en pourparlers à ce sujet, et les couseillers s'eiïorcércat d'en être quilles mojeiinMit SOO fr. s à paier aux plus longs tei'mes que l'on pourra prendre (f. 39 v°). i L'envoyé du connétable consentit à rabattre 1,100 fr., uiais il fallait |)ayer couplant les 1,100 fr. i«slant - sui' les 3,!00. La nlle décida do laisser les choses en l'état (délibération du 31 mars), et
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Le. 13 mars, il écrit à la dame de Saligny ' ; « Con^ien que par- deçà ait eu moult de troubles et empeschemens, neaatmoins, la mercy Nostre Seigneur, les choses sont à présent en bonne disposiciop, espérant icelles prandre bonne conclusion. Et est à présent vostre nepveu de Ghalançon premier chambellan de monseigneur le Boy, en l'ofQce que souloit tenir feu Gyac, et est ung des principaulx d'entour mon dit seigneur; par quoy j'espère que les choses, à l'aide Dieu, sortiront bon effecl". »
Le 4 avril, Richemoot écrit encore à la même : « Et vueiliez savoir, que sur les choses que naguières escriptes m'avez, j'ay uncores bien pou besoigué, pour plusieiirs choses et occupacioas qui me sont sourvenues, par qqoy je n'ay bonnement peu ; mais, au plaisir Dieu, j'en parleroy bien acertes à beau cousin de la Trimouille, et y feroy, à vostre intencion, tout ce que faire j'en pourroy '. »
De la première de ces deux lettres, il résulte que le successeur en titre de Pierre de Giac ne fut pas Le Camus de Beaulieu, comme l'ont dit les chroniqueurs, mais Louis, seigneur de Chalençon. Ce personnage, qui a passé jusqu'à présent inaperçu, était fils de Pierre-Armand de Chalençon, vicomte de Polignac, et de Marguerite de Saligny, dame de Randan. Chambellan du Dauphin dès le mois de mars 1420, époque à laquelle il recul un doD d'acgent *, il avait été armé chevalier de la main de Charles le 16 mars suivant'. En 1423, il était conseiller et chambellan du Roi : par lettres dvi 24 novembre, une somme de trois mille livres lui fut octroyée en récom^ pense de ses services*. Mais s'il recueillit l'héritage de Giac,
d'envojer pM^r au conoélable ■ une supplicacton bien diclée, nuranl les povraUs et chargea de ta ville , el aussi l'offre faicte audit DijoD (f. 10). • Le 15 avril, on otlnt 800 fr. pajraUeB il la Saial-Hichel, el, par une teltre reçue avitnt le 6 juillet (t. 43). ilichemoDt accepta cet arrasgeinent.
1. Sans doute, d'après M. Marcliega}, Jeanne de Braqae, veuve de Jean Lourdin, cipilaine des rojaumes de Naples et de Sicile.
3. Bullttin lie la Société arcItéûlagl^He de yanlet, IBM, t. VIII, p. 210. publie par U. Marcbegay, d'après roriginai. Ms. fr. 3930, t. %