‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 68 sur 367 · Berrj, p · texte numérisé non relu

Berrj, p

5. < Après icelle moK le dit de la Trémoille n'osa venir par devers nous en nostre rtiasiel de Uent^;, où nous estions, sBn>i avoir grans seurli^z et promesses de nous et d'antres seigneurs de nosire sang, et d'antres notables gens qui lor^ estoienl entour nous, que ne le Tenons pmdre, détenir, ne Taire aucun riommaige pour uccasion du 'dil ras. • Lettres dn 3 mars 1438, déji dlèes.

6. " Et j>cu de jours après, le dit de la Trémoille se transporta en nostre dit diastd de Meung devers la dicte Katherine de l'isle, où elle monslroil encores Taire le deul de son dit mary; et combien qu'elle sceust certainement qu'il estott cause et principal de ^ire mourir son dit mary, lonlesToii ili parlèrent ensemble, et lui flsl la dicte Katherine très bonne cbiere. Et leilepiCDl furent apointez entre euli que incontinent après la dicte Kathe-

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Dans les premiers jours d'avril, la reine de Sicile et le connétable emmenèrent le Roi et la Reine en Tourainle', ils passèrent le 12 par Tours*. De là on se rendit à Saumur, uù la Cour séjourna Jusqu'au -23 mai, et où le sire de la Trémoille rejoignit le Roi \ Pendant ce temps le comte de Richement était allé en Bretagne, dans le dessein de secourir Pontorson. Après la stérile expédition dont il a été fait mention plus haut, il se hâta de revenir, et rejoignit Charles VU à Poitiers, oili nous le trouvons le 12 juin, écrivant aux habitants de Lyon pour les presser de lui fournir de l'aident *.

A son retour, le connétable fut très mécontent des « termes que tenoit Le Camus de Beaulieu. » Car, nous dit le biographe de Richement, l'ancien écuyer d'écurie de Charles Vil, devenu grand maître de l'écurie et capitaine de Poitiers *, « gastoit . tout et ne vouloit que homme approchas! du Roy; et faisoit pis que Giac '. » La reine de Sicile et tous les seigneurs en gémissaient : on se demandait comment on aurait raison de ce nouveau favori, qui avait su si bien s'emparer de la conûance royale '. Charles VII lui « faisoit du bien, » et rien n'égalait l'Insolence du parvenu'. Richemont n'hésita pas : il donna

rtne bailla au dit de la Trcmoillc itrant quantité de joyaux d'or el d'ai^enl du dit seigneur de Giac, et les emporta ou flst emporter là oi'i bon lui sembla. Et de ^1 s'en ala la dicte Kalherine avec le dil de la TremoiUe , lequel l'eDimenj au cbastel de Gencaj eo noslre pals de Poitou, el là fureat espousez et couchèrent ensemble. Dont tout le monde Tul esmerveilld que S) haslivement elle se misi entre les mains du dil de la Trémoille et le prisl i mary, considéré les cboses dessus dictes'; par lesqurïes peut apparoir verilaMemenl que la dicte Kalberine esloit consenlant ou du moins 1res joieuse de la mort du dil seigneur de Giac en son vivant son mary. a Lettres royaux du 3 mars 1138.

1. ( Et s'en vindrent le Roy, la Royne, cl la royne de Secile, et mon dil seigneur le conaestable eu Tuuraine (Grud, p. 36r)). a

ï. Arcbires de Tours, Rtginlres du déUbérallora, III, t. !00 v°-30i ; IV, au 12 avril 1427.

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