‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 69 sur 367 · COU · texte numérisé non relu

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ordre au maréchal de Bou3sac de faire disparaître Le Camus de Beaulieu.

Celui-ci était allé, avec uq de ses gentilshommes, nommé Jean de la Oranche, se promener à cheval dans un pré situé non loin du ch&teau de Poitiers, sur les rives du Glain. Là, des hommes appostés par Boussac se jettèrenl sur lui, avec unr telle impétuofjité, qu'il tomba raide mort, ayant la tête fendue et une main coupée. Du ch&teau, le Roi vit Jean de la Granche revenir seul, avec la mule de son favori, et fut informé de l'assassinat dont celui-ci avait été victime. « Dieu sait, dit un chroniqueur, s'il y eut beau bruit. » Furieux, Charles VII, ordonna qu'on se mit aussitôt à la recherche des meurtriers pour les arrêter et en faire justice. Plusieurs de ses gens montèrent à cheval et se mirent à leur poursuite, mais sans résultat. Les soupçons se portèrent sur des innocents. Bref, la chose en resta là^ a C'était, a dit justement un historien, une triste condition de roi d'avoir à subir les attentats de ce connétable furieux. Le jeune prince ne savait où prendre un conseil de force et de sagesse pour se soustraire à celte domination souillée de meurtre*, n

L'heure de La Trémoille était venue : Richemontlo fit entrer au gouvernement. Cette fois, ce n'est plus la fantaisie royale, c'est l'inflexible volonté du connétable qui met le pouvoir aux mains d'un homme destiné à être pendant six ans le mauvais génie du Roi et de la France. Comme le connétable, pour vaincre la répugnance de Charles VII, lui faisait observer que La Trémoille était puissant et qu'il pourrait le bien servir : « Beau « cousin, répondit-il, vous me le baillez, mais vous en a repentirez, car je le connais mieux que vous. •> Et La Trémoille, ajoute le chroniqueur, « ne fit point le Roy menteur'. »

Assurément il y avait eu chez Charles Vil, comme l'écrivait en juin 1425 le connétable aux Lyonnais, a faulte de bonne conduite*; » il y avait eu parfois, de sa part, une facilité déplo-

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