‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 79 sur 367 · Exlrailê dm ReçUtra du Partem€iU, U». tr. 3130Ï · texte numérisé non relu

Exlrailê dm ReçUtra du Partem€iU, U». tr. 3130Ï

3. Il j a Irace de cet envoi aui Archives de Tours (Hegùlret de» délibéraHoni, IV, au 15 janvier; fl«aWrM des camptei, XXIV, f. 45 v°) ■ aux ArcJiives d'Alhi (CC 182; Inventaire-sommaire, p. i3), aux Archives de Lïon (BB H, f. S5), aui ArclùvaB d'Orléans (CompU d'Etienne de Bourgeii, sic.

3, Voici ce qu'on lit ï ce lujel dans les HegMre lUt dèUbirationt de Tours, à U date du 15 janvier (vol. IV) : > Pour délibérer sur unes lettres closes el certaine articles enclos en icelles, envolées à la dicU viJle par iresseigneurs les contes de fiicliemont, conneslaMe de France, de Clemiont el de Perdriac, fdsonl racDclun que leur enlencion astoit de débouler el mettre hors de la Mnipaigiiic cl servke du Roy, la sire de la Tremoille et maisirc Rob«^ le Muton, principaux conseillers et gouverneurs du lloy Doslro dit seigocui', el de mettre sus justice à leur pouvoir et faire cesser If s piljerie«, et plu«icurs aulres chusci contanufs et declerées esdictes lettres et articles

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froidement. Les babitauts de Lyon , durant les relations qu'ils D'avaient cessé d'entretenir avec le connétable', avaient appris à connaître ce que valaient ses belles paroles. Après avoir examiné à loisir la demande des princes, ils décidèrent que' la lettre qu'ils avaient reçue serait transmise au Roi, avec prière de faire connaître à ce sujet son bon plaisir, et avec l'assurance qu'on était toujours prêt à lui obéir. En même temps, un simple messa^^er fut envoyé aux trois comtes pour leur déclarer que les babitants de Lyon, tout en les félicitant du « bon voulo'ir » qu'ils témoignaient aux affaires du royaume *, n'obéiraient en tout qu'aux ordres du Roi.

Un épisode assez obscur ne doit point être passé sous silence, car il se rattacbe évidemment aux intrit^es du connétable. Pendant le séjour du Roi en Poitou, La Trémoiile était venu rejoindre sa femme au ch&teau de Gençais, situé à quelques lieues de Poitiers'. 11 y fut l'objet d'une tentative d'enlèvement à laquelle font allusion des lettres patentes du Roi *. Il ne paraît pas douteux que Richemont ait été l'inspirateur de ce coup de main. Mais les compagnons qui réussirent à s'emp&rer de la personne de La Trémoiile n'étalent point insensibles à certaines séductions : moyennant une somme de dix mille écus, ils lui firent grâce de la vie, et le remirent bientôt en liberté. Cet attentat n'eut d'autre résultat que d'accroître la haine de La Trémoiile à l'égard du connétable, et d'imposer bientôt au trésor un nouveau sacrifice, car le tout-

qui seraieDt mouh longues a declerer, et que à ce les dictes gens d'e^ise, bcnrgota et habilans de la dicte ville voulsisseul esire avec eidi adherens et que ili leur en feissmt savoir leur voulenlé. p — Les habitants de Tours, au reçu de cette cammunication , en Grenl part aussildt 1 la reine de Sicile.

1. Le 16 Kvrier 1417, on recevait une lettre du connëlable l'éclamast S,300 Ir. à hit dus; nouvelles lettres en date des 38 février, M et 13 jnin; le 39 juin, on assemblait le plus de mcmde qu'on pouvait, au conseil de ville, i pour le fatl de monseigneur le conneslabte; > le 8 aoQI, nouvelles lettres de Ricbemont; le 6 septembre, le connétable apprenait aut Lyonnais la levée du siàgc de Montai^:. Le 33 novembre , il terrait encore pour réclamer un paiement immédiat des sommes dues par la ville. Archives de L^, AA 77 ; RegitlTa da diUbirelions. BB II , I. 36t^37. i3 v°, Jg v°.

S. BBU, f. 57 V,

3. Cesl là, on l'a vu, que le 3 juillet 1137 s'était accompli le mariage.

i. Letlres du 7 février U2S.

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puissant miaistre se lit rembourser le montant de la rançon qu'il avait tjû payer '.

Le duc d'Alençon, fait prisonnier à Verneuil, venait, moyennant l'engagement de verser cent mille saluts aux Anglais, de reconquérir sa liberté. Il se rendit à Luaignan pour saluer le Roi *, qui l'accueillit avec empressement. Charles lui donna, pour faider au payement de sa rançon, une somme de dix mille écus à prendre sur le produit des monnaies', et le nomma son lieutenant général en Normandie '. Le jeune duc ne tarda à recevoir des avances du duc de Bretagne, qui, en le félicitant sur sa délivrance , lui Qt offrir un grand drap cramoisi brodé d'or', et entretint avec lui des relations suivies*. Le duc de Bretagne secondait activement les princes révoltés : nous le voyons faire don d'une somme de cinq cents livres au connétable d'Ecosse, Jean Stuart, que le connétable cherchait k attirer à son parti , et qui se disposait à passer en Ecosse'. Peu auparavant, Rlchemont avait pris possession de la seigneurie de Parthenay, et avait fait prêter à tous les nobles et capitaines le serment de fidélité à leur nouveau seigneur*.

De son côté, La Trémoille ne négligeait aucune précaution pour s'assurer la victoire. Il fit confirmer à son frère utérin, Charles d'Albret, l'octroi d'une somme annuelle de douze mille livres pour la garde des places situées du côté de la Dordogne ' : il voulait par là prévenir les entreprises du comte

1. Ces lettres du 7 Tévrier 1129 (nonveau stjle) porteot doa h La Tr^nioilte de 10,000 écus d'or, t pour lui aider i pajer certaine grosse finance qu'il promis! cl accorda à ceulx qui en l'an passé mil cccc vint et sept le prindrenl dedans le chaslei de Genca; et laquelle lui, convint leur paier et baillier pwur lui sanver la vie et délivrer sa personne. > Clairamlmilt, 30i, p. 8763.

i. 11 était le 13 novembre à Lusignan, eat il ligure parmi les sigTiaUires d'une ordonnance rendue ce jour-li.

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