Hs. t. 20664, p
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Français, le 17 avril, devant le Mont-Saiut-Michel ', il s'avança dans la direction de Pontoreon.
Mais quelle dut être la .surprise de tous ces u gens de bien du pays de France ' » qu'il amenait avec lui, quand ils le virent, au lieu de marcher droit sur la place, se rendre à Dlnan, près du duc de Bretagne! Ce prince, dès avant le siège, avait voulu remettre Pontorson aux mains des Anglais*, et n'eut garde de laisser le conuétable « tirer avant. » Comment « adventurer la noblesse de Bretagne pour si peu de chose » que Pontorson *? On avait pourtant levé le ban et l'arrière-ban , et la lande de Vaucouleurs était couverte de gens de guerre. Tous ces préparatifs furent en pure perte : les héroïques défenseurs de la place assiégée, qui jusqu'à la dernière- heure avaient compté sur le connétable, éprouvèrent une craelle déception. Les Anglais eux-mêmes furent stupéfaits : dès le 19 mars, Warwick, s'attendant à être attaqué, demandait des renforts'; le 8 mai, on était à Paris dans de vives inquiétudes : une procession générale fut ordonnée par le gouvernement, pour demander à Dieu que les troupes anglaises fussent victorieuses devant Pontorson *. La jour-née assignée pour la reddition s'écoula ' ; personne ne parut. Le 8 mai, les Anglais occupèrent la place*.
1. Le Jeudi absolu. Gruel, p. 366i Coutinoi, p. 353; Chartira', 1. 1, p. 60; Hotastrelel, t.JV, p. ÎSe. Cr. Chronique d» Mont-Saint- Michtl, t. 1, p. !9. 3. Eipi'ession de son écujer Grud, p. 366.
3. ■ Si voulul le duc Jehan, par reDhortemeni d'aucuns de ses gens, bailler PaalorsoD en la main des Angluia avant que le siège y fusl mis. Mais ceui qui estoient dedens refuserenl de le rendre, et disoieat qu'ils tiendroient pour monseigneur le cooneelable. iGniet, p. 366.