‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 9 sur 367 · Gruel. p · texte numérisé non relu

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5. Warwick ne pouvait croire qu'on le lais^rait tranquille. Le connétable état eocora à Bourges (oii il devait s^ourner jusqu'au l avril au moins) que le lieutenant général aoglais le voyait déjà sur ses livusses ; il écrivit le 19 mars au bailli de Houvn : « Pour ce que présentement nous srmt venues certaines nouvelles que devons estro combattus samedi proncliaia venant, ou diniencc au plus tail, par les ennemis et adversaires du Ko;, eMit les queulx seront et doivent estre, pour (oui etrlain, celui qui se dit Dalphin, le duc de Eretalgne, Artur de Breloigne, et autres, tous ensemble et comme chlefs... • Stevenson, t. Il, p. 68; cf. p. 71-76. — On voit que Warwick était bien renseigné! — Le il mars, il y eut une grande coocentralion de troupes angluses à Avrancbes,

6. Archives, LL 4U, f. It. Qlé par M. Vallei, t. 11, p. U, note 1.

7. Elle avait été Rxée au !•' mai. Voir Chron. anonijine, t. 475 v°, et Archives, X'* 9195, r. !76.

8. Gruel, p. 367; Coumot, p. 351; Qurtier, t. 1, p, 60; Monsti'clet, t. IV, p. ¥JÈ «1387-88; CiiTonigue anonyme, t. 475 v; leUres de Chartes Tll du 21 janvier 1428 : Ardiives, X» 9195, f. 376.

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Cependant l'invasioa anglaiae, dont le connétable n'avait pas su arrêter les progrès, devenait de plus en plus menaçante. Après la prise de Bonneval et de Montdoubleau, Vendôme fut assiégée à son tour par SuPTolk (26 mai) ; puis Montais vit apparaître sous ses murs (l'"' juillet) les deux armées de Sufifolk et de Warwick'. Dans l'Est, on préparait une prise d'armes, concertée avec le duc de Bourgogne, qui fit fortifier ses places en Boulogne et en Charolais, et dont un dès lieutenants, le sire de Vergy , fut nommé par Henri VI ( 12 août) gouverneur de Champagne et Brie '. Profitant d'une agression commise par des capitaines du parti royal, les Boui^ulgnons prirent les armes : ils altaquèrent, dans l'Auxerrois, Mailly-le-Châtel (mai -juin), qui fut emporté d'assaut '. Dans Je Midi, le comte de Foix, bien qu'il rassembl&t des forces assez considérables*, avait fort à faire pour tenir tête aux Anglais. Dans l'Ouest, l'Anjou était enfin menacé, et cette attaque était d'autant plus redoutable qu'elle coïncidait avec l'abandon de la cause française par le duc de Bretagne, à la veille de passer à l'ennemi '. Ce n'était pas seulement par tewe qu'on a*ait à lutter contre les Anglais : une fiotte de cent vingt voiles parut le 6 août près de La Rochelle, et tenta de surprendre cette ville ; les habitants se mirent aussitôt en état de défense, et réunirent une petite armée dont Antoine de Clermont, seigneur de Surgères, prit le commandement. Mais ce fut à un Breton que revint l'hormeur de sauver La Rochelle : monté sur un baleinier, Bernard de Karquebeu fit une courageuse démonstration

1, Me. fr. ^mXK.QuUtancti. 59), n°e07; Gru«l, p. 3S7. — Pilbiviers avdt éUpiift avani le 9 mai. LougnoD, Lta llmliti it ta France, p. iî.

2, LeP. AnselnK, t VII. p. 31.

3, mioireie Bourgogne, l. IV, p. 120-131; Colleclioii de Bourgogne, 65, f. US v«.

i. On a de nombreuses mnnU'ej, passées à BriseUle le 19 juin 1127. Collerlion de Languedoc, 109, f. 133, 138, 141, li3. 1U, l*t--*î,-*63 V; ClairaoïbauU , 188, p. 7U7, etc.

S. Dès k mois de mai, une brève était conclue entre le duc et les Anglais (D, Lobineau, I. I, p. 571). Le 3 joillel, an traité était àgaé par le chancelier Ualegtrail (D, Lo- Wneau. t. 1, p. 573, el t. H, col. 1006; D. Morira, t. H, col. 1198). Le 8 septembre, le duc déclara donner son adhésion au traité de Troues el s'engagea ï Taire hommage à Henri VI (D. loUnean, t. II, col. lOOi; D. Norice, t. 11, col. 1200). Les 8 el 9 se|>teoibre, une partie de la noblesse bretonne approuva cette déclaration (D. Morice, 1. 11, col, liOl).

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coutre la Qotte anglaise, qui, voyant la côte si bien tjardre, battil en retpaite le 19 août *.

Montargis, vailtamment dt^reiidu par le gascon Bouzuu de l-'ages et par le sire de Villars, résistait toujoura à l'euneml. De Niort, le Roi avait envoyé un de ses capitaines au secours delà place*, et le connétable avait assigné à Gien le lieu de réunion de toutes les troupes qu'on avait pu rassembler'. Mais si Richeinont présida aux préparatifs , . il n'eut aucune part à l'expédition elle-même : la gloire de la brillante « rescousse » qui sauva Montai^is appartient au bâtard d'Orléans et à La Hire, Le 5 septembre i^-îl , quinze cents Anglais tombèrent morts ou blessés sous les murs de cette ville, qui célébra sa victoire par uu Te Deum, et qui, en mémoire de l'événement, institua une fête annuelle qu'on célébra jusqu'en 1792 •

Quatre jours après ce beau fait d'armes, qui fut comme un rayon de soleil apparaissant dans un ciel sombre', une autre victoire paraît avoir été remportée par Louis d'Estouteville, capitaine du Mont-SainKMichel : les Anglais auraient laissé deux mille morts sur le cbamp de bataille *. En même temps, Âmbroise de Loré, qui luttait si vaillamment dans le Maine, battit à Ambrières deux mille Anglais sous les ordres

I. Ccl épisode a M mis en lumière pir M. Vallel de Virinlle (i. Il, p. 31) d'aprte an document Ui^ de la Cnlledion GaigDiJ^res , 619^ (aiainWoanl Fr. S0SB3), pièce 47.

S. L«Urrs du 17 juillel, citées légalement par M. Vallet (p. 18), d'aprts Gaignièrcs, 77!' (msintenanl Fr. 206Si), p. 516.

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